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Actualités - Chronologie

L'Alliance atlantique met à profit le nouveau délai L'Otan peaufine Joint Guard

L’Otan va mettre à profit le nouveau délai de trois semaines accordé aux Serbes et Albanais du Kosovo afin qu’ils concluent un accord définitif sur la province, pour peaufiner l’architecture d’une éventuelle force de paix, nommée Kfor, de quelque 26 000 militaires, dans le cadre de l’opération “Joint Guard” (cogardien). Le Groupe de contact a décidé mardi de réunir à nouveau en France à partir du 15 mars les deux parties pour mettre en œuvre un projet d’accord sur le Kosovo. L’Otan a réagi avec une satisfaction mesurée à cette décision qui lui permet de préparer «d’une manière plus détendue», selon l’expression d’un diplomate, une unité multinationale destinée à garantir un accord de paix. Belgrade n’a pas encore donné son agrément à ce volet militaire mais l’Alliance fait preuve de confiance à cet égard. «En maintenant sa menace de bombardements aériens, l’Otan va peaufiner jusqu’au 15 mars ses préparatifs militaires pour le déploiement d’une force de paix au Kosovo», ont indiqué des diplomates. En particulier, la constitution en Macédoine de l’avant-garde d’une force de paix d’environ 6 000 hommes pour le Kosovo «va se poursuivre sans temporisation», a assuré l’un d’entre eux. Les grandes lignes d’une force de paix pour la province serbe sont déjà arrêtées. Un plan pour une opération baptisée «Joint Guard» a été récemment approuvé par le Conseil permanent de l’Otan, à qui reviendrait la direction politique de la mission. Sous mandat onusien L’Alliance atlantique agirait sous mandat de l’Onu, même si les États-Unis estiment pouvoir se passer d’une nouvelle résolution sur le Kosovo, et aux côtés d’autres organisations telle l’OSCE qui serait responsable du volet civil d’un accord de paix. Plusieurs points restent à trancher, dont la composition exacte de la force qui serait ouverte à une participation de la Russie et à des pays non membres, comme en Bosnie. La Finlande, la Suède, l’Estonie et la Lituanie ont demandé à contribuer à l’unité qui serait dirigée au plus haut niveau par le patron des forces alliées en Europe, le général américain Wesley Clark. La Russie de son côté a des arrangements spécifiques avec l’Otan depuis 1995 dans la mission de paix menée en Bosnie (un général russe est affecté depuis cette date auprès du général Clark) et il est très facile de les transposer à une nouvelle opération pour le Kosovo. Parmi les membres de l’Otan, la Grande-Bretagne a promis 6 000 hommes, la France entre 4 000 et 5 000, l’Allemagne 4 500, les États-Unis 4 000 et l’Italie 2 500. Le Canada, la Grèce et l’Espagne sont prêts à participer, la Belgique a mis à la disposition de l’Otan 380 militaires tandis que la Turquie pourrait en fournir 1 500, à en croire la presse turque. La répartition des postes de responsabilité au sein de l’unité comme le découpage du Kosovo en zones pour des brigades multinationales sont encore à préciser. Le général britannique Michael Jackson, patron en Allemagne du QG du Corps de réaction rapide de l’Otan, est pressenti pour prendre localement à Pristina la direction des opérations. La France, seul pays de l’Alliance à ne pas faire partie de son commandement militaire intégré, a demandé le poste d’adjoint du général Jackson. Elle détient un poste similaire au sein de la Sfor en Bosnie. À partir du moment où un accord est conclu et que Belgrade accepte le déploiement de l’Otan sur son sol, l’arrivée à Pristina de l’avant-garde de la Kfor pourrait s’effectuer en quelques heures, voire un jour ou deux, selon l’Alliance.
L’Otan va mettre à profit le nouveau délai de trois semaines accordé aux Serbes et Albanais du Kosovo afin qu’ils concluent un accord définitif sur la province, pour peaufiner l’architecture d’une éventuelle force de paix, nommée Kfor, de quelque 26 000 militaires, dans le cadre de l’opération “Joint Guard” (cogardien). Le Groupe de contact a décidé mardi de réunir à nouveau en France à partir du 15 mars les deux parties pour mettre en œuvre un projet d’accord sur le Kosovo. L’Otan a réagi avec une satisfaction mesurée à cette décision qui lui permet de préparer «d’une manière plus détendue», selon l’expression d’un diplomate, une unité multinationale destinée à garantir un accord de paix. Belgrade n’a pas encore donné son agrément à ce volet militaire mais l’Alliance fait preuve de...