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Actualités - Chronologie

La police tire pour disperser les manifestants Agitation au Kurdistan iranien (photo)

Le Kurdistan iranien connaît une vaste campagne de mobilisation, donnant parfois lieu à des violences, en faveur de la libération d’Abdullah Öcalan, chef des rebelles kurdes de Turquie. Depuis vendredi dernier, le Kurdistan iranien s’est mobilisé pour dénoncer la capture du chef kurde présenté sous son nom de guerre «Apo», considérée comme un «acte de terrorisme d’État turc». La police iranienne a tiré en l’air hier pour disperser une manifestation en faveur du chef du PKK. Les manifestations, rapportées par la presse iranienne, ont pris une telle ampleur que dans certaines villes du nord-ouest de l’Iran des unités antiémeutes ont été déployées dès samedi pour prévenir tout éventuel débordement. Le journal Jahan-é-Eslam, proche du gouvernement, a affirmé que deux jeunes manifestants auraient été tués dans la ville d’Ouroumieh, frontalière de la Turquie, par des tirs de policiers qui voulaient prévenir une attaque contre le consulat turc dans cette ville. Cité par le journal, un imam sunnite de la prière à Ouroumieh a mis en garde vendredi contre toute agitation politique. «Le soutien à Öcalan ne doit pas signifier attaquer les bâtiments publics et briser les vitres», a averti l’imam cité par le journal. Le quotidien Hamchahri, organe de la municipalité de Téhéran, a fait état de manifestations de Kurdes iraniens dans les villes de Sanandaj, Baneh, Saghez et Ouroumieh, dans l’ouest du pays. À Baneh, ville kurde frontalière, les manifestants ont scandé des slogans hostiles aux États-Unis, à Israël et la Turquie, selon la presse de Téhéran. Les manifestants ont scandé “À bas la Turquie”, “À bas Israël”, “Öcalan doit être relâché” ou encore “Israël doit être anéanti”. La police a dû intervenir pour «disperser les rassemblements de Kurdes», selon la presse qui souligne que les marchés dans plusieurs autres villes avaient fermé en signe de protestation. Appel à tous les Kurdes La mobilisation en faveur d’Öcalan ne s’est pas limitée au Kurdistan. Dès dimanche, un député kurde au Parlement iranien a appelé les «Kurdes d’Iran et des autres pays à poursuivre leur mouvement». «Que les dirigeants turcs sachent que la capture d’Öcalan ne va pas empêcher la poursuite de la lutte légitime des Kurdes de Turquie», a souligné M. Bahaeddine Adab, député de Sanandaj, chef-lieu de la province du Kurdistan iranien. M. Adab, membre de la majorité conservatrice du Parlement et influent représentant de l’importante communauté kurde iranienne, a dénoncé «l’État laïc et pro-israélien turc» accusé d’avoir «réprimé depuis des décennies le peuple kurde et bafoué ses droits». «Je demande aux Kurdes courageux d’Iran et d’ailleurs de poursuivre leurs protestations légitimes contre l’enlèvement d’Abdullah Öcalan», a ajouté le député qui s’exprimait lors d’une séance publique du Parlement. Il a appelé le ministère iranien des Affaires étrangères à réviser ses relations économiques avec la Turquie en raison de «ses liens de plus en plus étroits avec le régime criminel d’Israël». Ankara a, dans le passé, reproché à l’Iran de «fermer les yeux» sur des infiltrations de maquisards kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à partir de son territoire vers la Turquie. Téhéran a rejeté ces accusations. L’Iran compte entre 5 et 6 millions de Kurdes, pour la plupart de confession sunnite, répartis dans les provinces occidentales du pays. Ils bénéficient d’une certaine autonomie et sont représentés au Parlement. Dimanche après-midi, les Kurdes ont obtenu du ministère de l’Intérieur le feu vert pour organiser un rassemblement devant les locaux de la représentation de l’Onu à Téhéran afin de demander la «libération d’Öcalan», selon des sources kurdes.
Le Kurdistan iranien connaît une vaste campagne de mobilisation, donnant parfois lieu à des violences, en faveur de la libération d’Abdullah Öcalan, chef des rebelles kurdes de Turquie. Depuis vendredi dernier, le Kurdistan iranien s’est mobilisé pour dénoncer la capture du chef kurde présenté sous son nom de guerre «Apo», considérée comme un «acte de terrorisme d’État turc». La police iranienne a tiré en l’air hier pour disperser une manifestation en faveur du chef du PKK. Les manifestations, rapportées par la presse iranienne, ont pris une telle ampleur que dans certaines villes du nord-ouest de l’Iran des unités antiémeutes ont été déployées dès samedi pour prévenir tout éventuel débordement. Le journal Jahan-é-Eslam, proche du gouvernement, a affirmé que deux jeunes manifestants auraient été...