Cuba La loi contre la dissidence étendue aux médias étrangers
le 19 février 1999 à 00h00
Les journalistes de médias étrangers accrédités à Cuba pourront être condamnés à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison si un tribunal cubain estime que des informations qu’ils ont publiées servent les intérêts des États-Unis contre Cuba, a expliqué le président du Parlement cubain Ricardo Alarcon. «Les étrangers doivent respecter la loi du pays où ils vivent», a rappelé M. Alarcon à un journaliste qui lui demandait si les dispositions de la loi réprimant la fourniture d’information pouvant servir les intérêts des États-Unis contre Cuba peut s’appliquer aux correspondants de la presse étrangère. Cette législation, approuvée mardi par le Parlement cubain, n’est pas dirigée spécifiquement contre les correspondants de médias étrangers, mais «celui qui viole notre loi (...) peut être bien entendu sanctionné conformément à cette loi», a répondu le président de l’Assemblée. M. Alarcon a dénoncé «certains amis de la presse (étrangère) qui persistent à ignorer la réalité de la politique américaine et la servent d’une certaine manière en adoptant une attitude hyper-critique vis-à-vis de la victime (Cuba) et gardent une extrême discrétion en ce qui concerne le bourreau» américain. Cette déclaration a été perçue comme une menace à peine voilée par plusieurs journalistes étrangers. La «Loi de Protection de l’Indépendance Nationale et de l’Économie de Cuba» est surtout destinée à baîllonner les «journalistes indépendants» qui exercent leur métier sans statut légal, jugent les observateurs. En matière d’information, la nouvelle loi cubaine vise «celui qui fournit, directement ou par tiers interposé, au gouvernement des États-Unis d’Amérique, ses agences, dépendances, représentants ou fonctionnaires, de l’information qui peut être utilisée ou qui serait utilisée pour l’application de la loi “Helms-Burton”, le blocus (l’embargo américain contre Cuba), la guerre économique contre Cuba, la subversion ou autres mesures similaires».
Les journalistes de médias étrangers accrédités à Cuba pourront être condamnés à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison si un tribunal cubain estime que des informations qu’ils ont publiées servent les intérêts des États-Unis contre Cuba, a expliqué le président du Parlement cubain Ricardo Alarcon. «Les étrangers doivent respecter la loi du pays où ils vivent», a rappelé M. Alarcon à un journaliste qui lui demandait si les dispositions de la loi réprimant la fourniture d’information pouvant servir les intérêts des États-Unis contre Cuba peut s’appliquer aux correspondants de la presse étrangère. Cette législation, approuvée mardi par le Parlement cubain, n’est pas dirigée spécifiquement contre les correspondants de médias étrangers, mais «celui qui viole notre loi (...) peut être bien...
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