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Actualités - Chronologie

Congo-Brazzaville Deux mois de violences armées et plus de mille morts

Le Congo, déjà ravagé par une guerre civile en 1997, est depuis deux mois en proie à des violences armées à grande échelle qui ont fait au moins un millier de morts et paralysent l’économie de la capitale, Brazzaville. Des combats sont en cours à la périphérie sud-ouest de la capitale, où l’armée tente de déloger des miliciens rebelles et autour de Dolisie (300 km à l’ouest de Brazzaville), la troisième ville du pays. Les combats opposent les mêmes protagonistes que lors du précédent conflit qui s’était soldé en octobre 1997, après plus de cinq mois d’affrontements et de 4 000 à 10 000 morts, par la défaite des milices du président déchu Pascal Lissouba et de son Premier ministre Bernard Kolélas, face aux miliciens du général Denis Sassou Nguesso appuyés par l’armée angolaise. Pour les Congolais, la paix n’aura duré qu’un an. Dès septembre, des accrochages ont été signalés dans la région du Pool, qui entoure Brazzaville, entre miliciens Ninjas de M. Kolélas et armée. Depuis, la situation n’a fait qu’empirer et a dégénéré en combats de grande ampleur à la mi-décembre, sans aucune perspective de solution négociée jusque présent. Pour le régime du président Sassou Nguesso, les miliciens sont des «bandits armés» et leurs chefs en exil à l’étranger, notamment MM. Lissouba et Kolélas, des «criminels» devant être jugés. L’armée a bouclé le Pool, région d’origine de M. Kolélas, à la mi-décembre. Elle y mène toujours, selon des sources militaires, des «opérations de ratissage» après les violents combats qui se sont déroulés du 18 au 20 décembre dans les quartiers sud de Brazzaville et ont fait des centaines de tués. Selon des sources humanitaires, la population du Pool vit dans une situation humanitaire «horrible», contrainte de se terrer dans les forêts. Les affrontements, limités dans un premier temps au Pool, se sont progressivement étendus aux régions voisines de la Bouenza, de la Lékoumou et surtout du Niari, considérées comme des fiefs du président déchu Lissouba. Les miliciens cocoyes de M. Lissouba ont lancé des attaques contre Dolisie. Selon une source militaire, ils ont été contraints de se replier face à la puissance de feu de l’armée et des troupes angolaises. Comme les ninjas dans le Pool, les cocoyes s’étaient repliés, avec leur armement, dans ces régions après leur défaite de 1997. Mais, selon des sources militaires congolaises, les cocoyes, qui avaient reçu une formation militaire sous le mandat de M. Lissouba, sont «nettement mieux organisés et équipés que les ninjas».
Le Congo, déjà ravagé par une guerre civile en 1997, est depuis deux mois en proie à des violences armées à grande échelle qui ont fait au moins un millier de morts et paralysent l’économie de la capitale, Brazzaville. Des combats sont en cours à la périphérie sud-ouest de la capitale, où l’armée tente de déloger des miliciens rebelles et autour de Dolisie (300 km à l’ouest de Brazzaville), la troisième ville du pays. Les combats opposent les mêmes protagonistes que lors du précédent conflit qui s’était soldé en octobre 1997, après plus de cinq mois d’affrontements et de 4 000 à 10 000 morts, par la défaite des milices du président déchu Pascal Lissouba et de son Premier ministre Bernard Kolélas, face aux miliciens du général Denis Sassou Nguesso appuyés par l’armée angolaise. Pour les...