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Actualités - Chronologie

Neuf islamistes rejugés : leur peine était trop légère

Des millions de Syriens se sont rendus mercredi aux urnes dans une ambiance de kermesse afin de reconduire le président Hafez el-Assad, candidat unique, pour un cinquième septennat. Fait exceptionnel, M. Assad, 69 ans, a pris un bain de foule à l’occasion du référendum. Le chef de l’État syrien, connu pour sa réserve, a été embrassé par des jeunes filles qui l’attendaient dans une école transformée en bureau de vote pour l’occasion à Mouhajérine, un vieux quartier de Damas. La télévision officielle syrienne a montré des jeunes filles, certaines en pleurs, se jetant à son cou. Certaines lui ont embrassé la main et le visage, d’autres l’ont pris dans leurs bras. Les responsables du bureau ont accueilli le président par des applaudissements et hurlé des slogans affirmant «Pour toujours, pour toujours, Hafez el-Assad», «Par notre âme et notre sang, nous nous sacrifions pour Assad». La dernière apparition publique de M. Assad en Syrie date de janvier 1998. Au son de chants patriotiques diffusés par haut-parleurs, les électeurs se pressaient dans les bureaux de vote décorés de guirlandes, de drapeaux syriens et de portraits du président Assad. Des bonbons et des caramels leur étaient offerts. Des voitures ornées de portraits du président syrien traversaient en cortège les quartiers de Damas, à grands coups d’avertisseurs. Des banderoles, des drapeaux aux couleurs syriennes et des portraits géants du président Assad couvraient les murs des bâtiments publics illuminés. «Dire oui avec le sang» Les électeurs étaient appelés à répondre à la question : «Êtes-vous pour le candidat du Conseil du peuple (Parlement) M. Hafez el-Assad au poste de président de la République ?». Dans un bureau de vote du centre de la capitale, Mohammad Hazimi, 40 ans, a coché «oui» par une goutte de sang. Il dit s’être percé le pouce d’un coup d’épingle pour «dire oui avec le sang, puisque le sang est ce qu’il y a de plus cher». «Je suis heureux de voir le président se présenter pour un cinquième mandat car il a prouvé au peuple qu’il était un homme d’État et un sage», a assuré cheikh Kaftaro, mufti de Syrie, après avoir voté. La fébrilité de cette journée électorale contrastait avec le calme ayant marqué les trois journées précédentes, décrétées deuil national à la mort du roi Hussein de Jordanie dimanche. En raison du décès du souverain hachémite, le référendum qui devait avoir lieu lundi a été reporté à mercredi. M. Assad a assisté aux obsèques du roi lundi à Amman, créant d’ailleurs une grande surprise en s’y rendant. En vertu de la Constitution, le commandement régional du parti Baas, au pouvoir en Syrie depuis 1963, avait présenté le 7 janvier au Conseil du peuple (Parlement) la candidature de M. Assad, dont le mandat actuel prend fin le 12 mars. Le Parlement avait approuvé cette candidature le 14 janvier. Les résultats du référendum doivent être annoncés aujourd’hui.
Des millions de Syriens se sont rendus mercredi aux urnes dans une ambiance de kermesse afin de reconduire le président Hafez el-Assad, candidat unique, pour un cinquième septennat. Fait exceptionnel, M. Assad, 69 ans, a pris un bain de foule à l’occasion du référendum. Le chef de l’État syrien, connu pour sa réserve, a été embrassé par des jeunes filles qui l’attendaient dans une école transformée en bureau de vote pour l’occasion à Mouhajérine, un vieux quartier de Damas. La télévision officielle syrienne a montré des jeunes filles, certaines en pleurs, se jetant à son cou. Certaines lui ont embrassé la main et le visage, d’autres l’ont pris dans leurs bras. Les responsables du bureau ont accueilli le président par des applaudissements et hurlé des slogans affirmant «Pour toujours, pour toujours, Hafez...