Khadija Allia : l'ignorance, une insulte au cerveau humain
le 15 février 1999 à 00h00
Pour Khadija Allia, polytechnicienne, professeur en génie chimique et directrice des enseignements au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en Algérie, «la science s’épanouit et ses applications aussi. Dans nos pays, dit-elle, la culture scientifique est très pauvre. C’est une question d’environnement. Une insulte au cerveau humain. Nous avons besoin de meilleurs moyens d’information et de communication pour faire circuler la connaissance, la simplifier et la mettre à la portée des citoyens afin qu’ils puissent participer. Le contraire serait une insulte au cerveau. Développer une culture scientifique change également les mentalités». Contrairement à ce que d’autres pensent, «non, la science ne va pas trop vite, de l’avis de cette scientifique assumée. Il y a une crise pour certaines sciences comme la physique et les mathématiques. Les USA ont d’ailleurs adopté une stratégie pour apprendre les maths. Et puis la biotechnologie existe depuis la nuit des temps, rien qu’à pendre le processus de fermentation avec une levure. Il est vrai qu’on va au plus fin de la biotechnologie, mais celle-là n’est que l’application des autres sciences». Khadija Allia est persuadée que la science doit continuer d’avancer, mais soutenue par une bonne réglementation. «Il est nécessaire que les juristes s’adaptent et créent de nouveaux concepts de manière à ce que personne ne dévie. Les questions et les problèmes sont là. C’est pourquoi nous sommes effrayés».
Pour Khadija Allia, polytechnicienne, professeur en génie chimique et directrice des enseignements au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en Algérie, «la science s’épanouit et ses applications aussi. Dans nos pays, dit-elle, la culture scientifique est très pauvre. C’est une question d’environnement. Une insulte au cerveau humain. Nous avons besoin de meilleurs moyens d’information et de communication pour faire circuler la connaissance, la simplifier et la mettre à la portée des citoyens afin qu’ils puissent participer. Le contraire serait une insulte au cerveau. Développer une culture scientifique change également les mentalités». Contrairement à ce que d’autres pensent, «non, la science ne va pas trop vite, de l’avis de cette scientifique assumée. Il y a une crise pour...
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