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Actualités - Chronologie

Ski - Mondiaux de Vail Slalom dames : Koznick, dernier espoir américain(photo)

À l’avant-dernière journée des Mondiaux de Vail (Colorado), Kristina Koznick représentera samedi le dernier espoir de médaille pour les hôtes américains, à l’occasion d’un slalom dames où les Autrichiennes auront une fois encore leur mot à dire. À 23 ans, Koznick est prête à assumer cette responsabilité qui repose sur ses jeunes épaules. «C’est super d’être le meilleur espoir de l’équipe US», affirme la skieuse du Minnesota qui, depuis son plus jeune âge et à la demande de son père, a écrit les objectifs de sa vie : «Épouser Joe Montana (ancienne star du foot américain), posséder une Porsche et gagner une médaille olympique». Rien de tout cela n’est encore arrivé, même si elle se voit «sur un podium olympique toutes les nuits». En attendant, elle est tout de même entrée au palmarès du Cirque Blanc avec cinq podiums dont deux victoires, la dernière cette saison à Semmering (Autriche), et peut logiquement prétendre à une consécration mondiale. D’autant que la puissante Kristina (1,69 m pour 70 kg) est prête à tout pour parvenir à ses fins et faire enfin flotter la bannière étoilée dans le ciel du Colorado : bondir sur la pente, bousculer les piquets et se jeter sur la ligne d’arrivée. Jeunes étoiles Même le froid qui s’est installé sur Vail ne peut faire peur à Koznick, elle qui, un jour de décembre 1995, avait couru avec des orteils gelés au point de risquer l’amputation... Seule la qualité de l’adversité peut avoir raison d’elle. Celle des slalomeuses autrichiennes que sont Sabine Egger, leader de la Coupe du monde de la discipline, Ingrid Salvenmoser et Anita Wachter, médaillée de bronze du géant, de l’Allemande Hilde Gerg, championne olympique, et la Suédoise Pernilla Wiberg, déjà couronnée en 1993 et en combiné la semaine dernière. Ou celle de jeunes étoiles comme elle que sont la Norvégienne Andrine Flemmen, sur la lancée de l’argent conquis en géant, la Suédoise Anja Paersson, la Suissesse Karin Roten et la Croate Janica Kostelic. Masnada : «Pour le plaisir» Invitée de dernière minute, Florence Masnada, médaillée de bronze du combiné, disputera pour le plaisir mais toujours aussi motivée le slalom dames des championnats du monde de ski alpin, samedi à Vail (Colorado). «Il s’agissait en fait d’un pari avec Gilles Brenier (responsable du ski féminin) : si j’obtenais un bon résultat en combiné, je disputais le slalom», a indiqué Masnada qui a épaté tout le monde dans la partie technique du combiné en faisant presque jeu égal avec une spécialiste telle la Suédoise Pernilla Wiberg. «Si on m’assure un résultat identique, je signe des deux mains mais je sais que les conditions seront différentes cette fois. Les meilleures slalomeuses seront là et je partirai avec un dossard beaucoup plus élevé, a expliqué la Dauphinoise. Mais je m’élancerai sans complexe et surtout très motivée». Après deux jours de repos, consécutifs à sa médaille de bronze du combiné, Flo a rechaussé ses skis courts qui ont fait couler beaucoup d’encre («Je n’ai que ceux-là») pour travailler entre les piquets. Sérieusement mais sans trop forcer «pour conserver l’envie et le punch» de lutter avec les Egger, Gerg, Wiberg, Flemmen... et l’Américaine Kristina Koznick qui est sa favorite. Jean-Luc Crétier compte les minutes un an après sa médaille d’or à Nagano Une chose est sûre : à 31 ans, elle disputera sa dernière course d’un tel sommet. Après quatre Mondiaux et trois JO marqués de deux médailles de bronze (combiné en 1992 et descente en 1998), elle terminera la saison en cours avant de raccrocher ses spatules. «C’est bien de finir sur un slalom, ça montre que j’aime tout dans le ski», insiste Masnada qui souhaite «s’éclater jusqu’au bout». Et après? «Je ne veux pas encore y penser pour conserver toute mon énergie sur la compétition, assure-t-elle. Je trouverai quelque chose. Et puis, une femme peut toujours avoir un enfant. Mais je vous assure que rien n’est planifié!» Allongé sur le canapé de son petit appartement de Bourg-Saint-Maurice, une poche de glaçons sur le genou gauche, Jean-Luc Crétier ronge son frein, réduit à regarder par la petite lucarne les championnats du monde de ski alpin à Vail (Colorado). «Ca me fait mal de les regarder à la télé», lâche le champion olympique français, un an après sa fabuleuse descente d’Hakuba, aux JO de Nagano, le 13 février 1998. Les yeux de ce colosse de 1,85 m pour 93 kg se font humides. Puis le regard de Kabou brille de nouveau. «Le mental revient et je plie le genou à 120 degrés», assure-t-il, deux mois après sa terrible chute à Val Gardena (Italie), un mois après l’opération du ligament croisé et trois semaines de rééducation très intensive. Reprendra-t-il la compétition ? Lucide, le 4e médaillé d’or en descente de l’histoire du ski français ne veut pas se nourrir d’illusions. Après 12 années de compétition au plus haut niveau, il pèse minutieusement le pour et le contre à l’aube de ses 33 ans. «Je ne veux pas faire de la figuration. En tant que champion olympique, à 33 ans, tu n’as pas le droit d’être sur le circuit Coupe du monde pour faire 20e», martèle Jean-Luc. «Si je repars cet été, ce sera pour gagner». Il a déjà placé la barre très haut : «Récupération totale, entraînement à fond, aucune douleur et un moral intact». Douze ans de descente «Je mettrai tout à plat au mois de juin, mais il faudra que je sois à 100% si je rechausse», explique le champion savoyard, avant de mesurer ce pari à voix haute : «Il y a le physique, car pour la descente maintenant, on ne peut plus skier à 60-70% sans risque de blessure, mais aussi le psychologique». En clair, la peur. Pas pour lui. («En 12 ans de descente, tu connais les risques»), mais pour sa famille. «Mon épouse, Françoise, angoisse, mais elle me dit qu’elle lit l’envie de repartir dans mes yeux. Mais mon fils Pierre, qui a dix ans, a vu ma chute en direct à la télé. Les deux nuits qui ont suivi, il les a passées assis dans son lit à hurler...». «D’autre part, après un croisé, tout le monde te dit qu’il faut deux ans pour revenir au niveau d’avant la blessure. J’aurai alors 35 ans», analyse froidement ce douanier qui court sous les couleurs de son administration. «Et puis il y a le fait que cette médaille t’ouvre plein d’autres voies que tu as envie d’explorer». D’abord l’association Antenne Handicap qui permet aux handicapés de pouvoir skier. Il en est le parrain depuis quatre ans. Puis sa passion du pilotage. Il veut participer au printemps au rallye de Tunisie et vise le Dakar. Enfin le boulot de véritable ambassadeur de sa station : il veut notamment rendre La Plagne accessible aux handicapés et relier son domaine à celui des Arcs. Cet homme, apprécié pour sa gentillesse et sa générosité, compte les minutes avant la «grande» décision. «Cet été, mon fils, que je n’ai pu rejoindre que quatre jours en vacances, a eu des mots très durs : “Papa, je préfère que tu rendes ta médaille. Je veux retrouver le papa d’avant”», conclut-il.
À l’avant-dernière journée des Mondiaux de Vail (Colorado), Kristina Koznick représentera samedi le dernier espoir de médaille pour les hôtes américains, à l’occasion d’un slalom dames où les Autrichiennes auront une fois encore leur mot à dire. À 23 ans, Koznick est prête à assumer cette responsabilité qui repose sur ses jeunes épaules. «C’est super d’être le meilleur espoir de l’équipe US», affirme la skieuse du Minnesota qui, depuis son plus jeune âge et à la demande de son père, a écrit les objectifs de sa vie : «Épouser Joe Montana (ancienne star du foot américain), posséder une Porsche et gagner une médaille olympique». Rien de tout cela n’est encore arrivé, même si elle se voit «sur un podium olympique toutes les nuits». En attendant, elle est tout de même entrée au palmarès du...