Beaucoup d’humour avec un zeste d’insolence (principales caractéristiques des campagnes publicitaires) auront marqué la journée de vendredi dernier, à l’occasion de la remise des Pikasso d’or, d’argent et de bronze. Antonio Vincenti, qui préside aux destinées de la société Pikasso, est le principal artisan de cette manifestation – qui avait commencé par une réunion de travail à l’hôtel Gabriel, suivie d’un déjeuner au Rabelais – afin de couronner les lauréats des meilleures affiches. Parmi les 25 agences qui ont participé à ce concours: H & C Léo Burnett (pour Dairiday), Intermarkets (pour Klim) et Saatchi & Saatchi (pour LibanCell), se sont vu offrir respectivement les trois trophées. Pikasso, pionnier et maître de l’affiche au Liban, en est à sa sixième remise de prix. Les récompenses des trois meilleures affiches de 1998 ont été attribuées selon des critères universellement reconnus. Le jury est international, toujours présidé par le célèbre Alain Weill, accompagné de trois autres grands publicitaires français ou européens ainsi que du gagnant du Pikasso d’or de l’année précédente. C’est dans la Ville Lumière que se retrouvent ces éminents personnages. Que dire d’Alain Weill, un véritable ponte en la matière? Cet illustre personnage au CV qui ferait pâlir plus d’un, a un physique d’artiste – autrement dit, le physique de l’emploi – doublé d’un faux air trotskiste qu’il semble cultiver allègrement. Le tout assaisonné d’une allure bohème qui lui donne beaucoup de... piquant. Grand spécialiste du domaine publicitaire donc, Alain Weill est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, totalement épuisés, se plaît-il à préciser. Il est également le président – entre autres – du Cresta Awards et du Jury Epica. C’est en 1988 qu’il rencontre Antonio Vincenti et qu’il lui fait découvrir le métier. Les choses ont bien évolué depuis pour le jeune Libanais. Les plus grands noms du monde publicitaire libanais étaient présents à cette remise des trophées, dont Rose Antoine Chouéri, Farid Chéhab, Charlie Homsy, Béchara Mouzannar (qui twiste bien avec les mots), Ramzi Najjar (à l’humour caustique), Elie Khoury, Thilda Ghosn et bien d’autres encore. Les présidents et vice-présidents des grandes municipalités libanaises n’étaient pas oubliés puisque l’affichage d’Antonio Vincenti flirte avec l’environnement. N’est-ce pas l’avis de Halim Fayad, Sami Chaoul, Alfred Irani, Charbel Matar, Jean Asmar, le Dr Elie Boueiz, Ayoub Bark, tous présents ce jour-là? Cela, en attendant le prix Aéroport qui sera décerné l’année prochaine à la meilleure affiche qui se trouve à l’AIB, puisque Pikasso s’y est déjà implanté d’une manière exclusive.
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