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Actualités - Biographies

Noor, l'américaine qui a su gagner le coeur des Jordaniens

La reine Noor, américaine d’origine libanaise, a su gagner le cœur des Jordaniens, après avoir régné pendant 22 ans au côté de son époux le roi Hussein. Blonde, les yeux bleus et le sourire charmeur, la reine Noor a la tête sur les épaules. Volontaire, brillante, maniant avec aisance la conversation, elle a vu son influence augmenter ces dernières années. «Le roi en était très fier et il lui demandait conseil parfois sur certains dossiers non politiques», affirme un proche du souverain. Née Lisa Najeeb Halaby, le 23 août 1951, rien ne prédisposait cette étudiante en architecture de la prestigieuse université américaine de Princeton à devenir la souveraine du royaume hachémite de Jordanie. C’est un projet architectural qui la conduit en 1976 à Amman où elle travaille pour la compagnie aérienne nationale Royal Jordanian. Hussein, veuf de sa troisième épouse Alia Toukan, tuée dans un accident d’hélicoptère le 9 février 1977, rencontre Lisa Halaby début 1978. Le 15 juin de la même année, ils se marient au cours d’une cérémonie sobre dans les jardins du palais de la reine mère Zein al-Sharaf. Plutôt timide au début, la reine Noor a très vite grandi dans le cœur des Jordaniens au fil du temps. Sa popularité a semblé atteindre son apogée ces six derniers mois, au cours desquels elle s’est tenue sans cesse au côté du roi lors de son traitement anticancéreux. Les portraits de la reine avec son époux se sont multipliés aux devantures des magasins et dans les maisons des Jordaniens. Le monarque a encore tenu très récemment à lui rendre publiquement hommage. Noor «m’a apporté le bonheur et m’a entouré pendant ma maladie de l’amour le plus affectueux», a-t-il rappelé dans une de ses dernières lettres officielles, celle écrite à son frère Hassan pour l’écarter de la succession le 25 janvier dernier. Le roi a notamment écrit : «Elle, la Jordanienne qui appartient à ce pays de chaque fibre de son corps, défend et représente dignement les intérêts de ce pays. C’est une mère toute dévouée à sa famille. Nos âmes et nos esprits se sont encore rapprochés et elle n’a épargné aucun effort pour s’assurer que je recevais tous les soins. Comme moi, elle a connu beaucoup d’angoisses et subi de nombreux chocs, mais elle n’a jamais perdu sa foi en Dieu et a dissimulé ses larmes derrière des sourires». La reine Noor a manifesté un intérêt particulier pour les étudiants brillants, dont elle patronne l’éducation. En 1980, elle crée le Royal Endownment for Culture and Education qui offre des bourses et des programmes d’entraînement, et la Jubilee School, une école qui accueille 600 étudiants exceptionnels. En outre, elle crée en 1985 la Fondation Noor al-Hussein, qui centralise les projets artisanaux dans le pays. La reine est également active dans la lutte pour la prohibition des mines antipersonnel. Elle a patronné, en 1998 à Amman, une conférence internationale sur les dommages corporels causés par les mines. Parlant avec aisance l’arabe, l’anglais et le français, la reine est férue de photographie et de sports nautiques.
La reine Noor, américaine d’origine libanaise, a su gagner le cœur des Jordaniens, après avoir régné pendant 22 ans au côté de son époux le roi Hussein. Blonde, les yeux bleus et le sourire charmeur, la reine Noor a la tête sur les épaules. Volontaire, brillante, maniant avec aisance la conversation, elle a vu son influence augmenter ces dernières années. «Le roi en était très fier et il lui demandait conseil parfois sur certains dossiers non politiques», affirme un proche du souverain. Née Lisa Najeeb Halaby, le 23 août 1951, rien ne prédisposait cette étudiante en architecture de la prestigieuse université américaine de Princeton à devenir la souveraine du royaume hachémite de Jordanie. C’est un projet architectural qui la conduit en 1976 à Amman où elle travaille pour la compagnie aérienne nationale...