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Actualités - Chronologie

Les voisins s'accusent mutuellement de vouloir démembrer le royaume

Les voisins de la Jordanie s’accusent mutuellement de vouloir profiter de la disparition du roi Hussein pour tenter de démembrer le royaume hachémite. Israël accuse la Syrie de vouloir déstabiliser son voisin. Damas dément toute velléité en ce sens et accuse Israël de chercher en fait à dissimuler ses visées sur le royaume hachémite. L’Irak assure qu’Israël, la Syrie et l’Arabie séoudite veulent démembrer la Jordanie. L’Arabie séoudite s’inquiète des relations jordano-syriennes. À Damas, le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk al-Chareh a qualifié samedi de «propos erronés et insensés» les déclarations selon lesquelles la Syrie représenterait une menace pour la Jordanie. À Bagdad, le quotidien Babel, dirigé par Oudaï, fils aîné du président Saddam Hussein, a promis dimanche, pour la deuxième journée consécutive, que l’Irak «resterait le principal soutien de la Jordanie, sans aucune contrepartie». Damas et Bagdad, qui entretiennent des relations tendues avec leur voisin, avaient jusque-là observé un mutisme complet sur la situation dans le royaume depuis que le roi Hussein a désigné le 25 janvier son fils aîné Abdallah prince héritier après avoir brutalement écarté son frère cadet Hassan, héritier en titre depuis 34 ans. Ce silence avait alimenté les craintes des responsables israéliens qui, depuis l’annonce du changement dans la succession du roi Hussein, ont multiplié les déclarations alarmistes sur les dangers encourus par la Jordanie après la mort du souverain. «La Syrie et d’autres vont tenter d’exploiter la situation (en Jordanie) pour porter atteinte à l’unité de la Jordanie», avait affirmé M. David Bar-Illan, porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Les médias israéliens avaient relevé «l’influence notable» dont disposerait le parti panarabiste Baas au pouvoir en Syrie et en Irak dans les camps de réfugiés palestiniens de Jordanie. Un démembrement du royaume hachémite «n’est pas dans (les intentions) des dirigeants syriens qui n’y ont aucun intérêt, il serait dans l’intérêt d’Israël», a déclaré M. Chareh à des journalistes. «Lorsque Israël évoque l’éventualité d’une ingérence syrienne, il s’agit en fait d’une ingérence (israélienne) dans les affaires intérieures de la Jordanie», a ajouté le chef de la diplomatie syrienne, justifiant le silence syrien sur la nomination du prince Abdallah par le fait qu’il s’agit d’une «affaire intérieure jordanienne». Le journal Babel, qui s’était très rapidement félicité de la décision du roi Hussein, la qualifiant «d’intelligente», a assuré la Jordanie de son soutien en la mettant en garde à la fois contre Israël et contre la Syrie au nord et l’Arabie séoudite au sud. Évoquant «un plan israélien de partition de la Jordanie» pour en faire «une patrie de rechange pour les Palestiniens», le journal a ajouté que le royaume avait «des frontières communes avec l’entité sioniste et deux pays qui ont des visées sur lui : la Syrie au nord, en conflit idéologique avec lui, et l’Arabie séoudite au sud, dont les convoitises sont doublées d’un conflit tribal traditionnel». L’Arabie séoudite, qui avait accueilli chaleureusement le choix du prince Abdallah, a conseillé au régent de se rapprocher rapidement de Damas. «Les Arabes espèrent que le prince Abdallah continuera à contribuer à réaliser la solidarité arabe (...) et donnera la priorités aux dossiers brûlants, en premier lieu les relations jordano-syriennes», a souligné dimanche le journal Okaz. «Il est nécessaire qu’il agisse rapidement pour trouver des axes de rapprochement afin de consolider la sécurité et la stabilité des deux pays face aux dangers extérieurs», a poursuivi Okaz.
Les voisins de la Jordanie s’accusent mutuellement de vouloir profiter de la disparition du roi Hussein pour tenter de démembrer le royaume hachémite. Israël accuse la Syrie de vouloir déstabiliser son voisin. Damas dément toute velléité en ce sens et accuse Israël de chercher en fait à dissimuler ses visées sur le royaume hachémite. L’Irak assure qu’Israël, la Syrie et l’Arabie séoudite veulent démembrer la Jordanie. L’Arabie séoudite s’inquiète des relations jordano-syriennes. À Damas, le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk al-Chareh a qualifié samedi de «propos erronés et insensés» les déclarations selon lesquelles la Syrie représenterait une menace pour la Jordanie. À Bagdad, le quotidien Babel, dirigé par Oudaï, fils aîné du président Saddam Hussein, a promis dimanche, pour la...