Environnement - Un paradis défiguré pour un film DiCaprio écolo(photo)
le 06 février 1999 à 00h00
Leonardo DiCaprio a défendu le tournage controversé en Thaïlande de son nouveau film, «The Beach», en récusant les accusations des autochtones et des écologistes selon lesquelles l’île de Phi Phi, un paradis des mers tropicales, a été défigurée pour les besoins de la production. «Je n’aurais jamais participé intentionnellement à un projet dont je puisse croire qu’il détruirait l’environnement, ou l’image de la Thaïlande», a réaffirmé le héros du «Titanic» dans un long communiqué publié vendredi. «De ce que je vois de mes propres yeux, tout est OK. Je n’ai rien vu qui ait été détruit ou endommagé», a-t-il insisté, en se présentant comme un «écologiste». La polémique continue de faire rage depuis des semaines en Thaïlande entre la 20th Century Fox et les défenseurs de la nature qui lui reprochent d’avoir irrémédiablement endommagé une plage de Phi Phi (sud du pays). Au cœur de la controverse, la décision du studio américain de planter sur ce site totalement vierge une centaine de cocotiers afin de donner un côté «paradis tropical» plus réaliste. Les écologistes thaïlandais se sont inquiétés de l’impact du «changement de décor» sur l’écosystème de l’île, un parc national. Le studio hollywoodien, qui a achevé le tournage à Phi Phi le week-end dernier, s’est engagé à restituer au site son état naturel et, a souligné DiCaprio, a pris un soin «méticuleux» pour nettoyer la plage qui fait partie d’un parc national protégé. La controverse n’est pas pour autant éteinte puisque des groupes écologistes et civiques locaux ont présenté au gouvernement américain une pétition contre la Fox, qu’ils accusent d’avoir acheté illicitement la permission de tourner dans un parc national. La pétition, remise à l’ambassade des États-Unis en Thaïlande, réclame l’ouverture immédiate d’une enquête en vertu de la législation américaine sur la corruption (Foreign Corrupt Practices Act). Selon les adversaires de la Fox, le géant hollywoodien a violé la loi américaine en promettant un paiement spécial de quatre millions de bahts (111 000 dollars) au Département thaïlandais des forêts afin de contourner la législation locale sur la protection de l’environnement. Ces allégations de corruption sont niées par la Fox. Deux tentatives des adversaires du film pour stopper le tournage, qui doit se poursuivre ailleurs en Thaïlande jusqu’en avril, ont échoué devant la justice thaïlandaise. Le scénario du film est tiré du best-seller d’un jeune romancier anglais, Alec Garland, «The Beach», une histoire de routards à la quête du paradis tropical idéal, une petite crique en Thaïlande. «Je pense que la sortie d’un tel film encouragera les jeunes à admirer la beauté de la Thaïlande et davantage de routards à venir ici», a estimé DiCaprio dans son communiqué.
Leonardo DiCaprio a défendu le tournage controversé en Thaïlande de son nouveau film, «The Beach», en récusant les accusations des autochtones et des écologistes selon lesquelles l’île de Phi Phi, un paradis des mers tropicales, a été défigurée pour les besoins de la production. «Je n’aurais jamais participé intentionnellement à un projet dont je puisse croire qu’il détruirait l’environnement, ou l’image de la Thaïlande», a réaffirmé le héros du «Titanic» dans un long communiqué publié vendredi. «De ce que je vois de mes propres yeux, tout est OK. Je n’ai rien vu qui ait été détruit ou endommagé», a-t-il insisté, en se présentant comme un «écologiste». La polémique continue de faire rage depuis des semaines en Thaïlande entre la 20th Century Fox et les défenseurs de la nature qui lui...
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