Auréolé par son succès à Melbourne, le Russe Evgueni Kafelnikov, tête de série N°2, a célébré ses retrouvailles avec le tournoi de tennis en salle de Marseille en dominant mercredi le Néerlandais Sjeng Schalken en deux sets, 6-3, 6-2. Nullement éprouvé par ses quinze jours aux antipodes, Kafelnikov, N°3 mondial, a rapidement pris la mesure de Schalken. Il lui a suffi d’un break au 8e jeu pour s’adjuger la première manche 6-3. Malgré d’inhabituelles fautes directes, le Russe, finaliste l’an passé, s’est emparé dès le début du second set du service du Néerlandais. Patron du court, il a ensuite dégagé une impression de force tranquille pour abréger le match sans puiser dans ses ressources. La troisième journée de cette épreuve de l’ATP Tour, dotée de 539 250 dollars, avait vu le bataillon de joueurs français en lice rencontrer des fortunes diverses. Après avoir bataillé trois sets au premier tour, Nicolas Escudé a encore eu besoin de trois manches et près de deux heures (0-6, 7-6 (7/2), 7-5) pour écarter le coriace Roumain Andrei Pavel, récent huitième de finaliste à Melbourne. Asphyxié en début de match, Escudé, tête de série N°6, a abandonné le premier set sur le score sans appel de 6-0. Au fil des minutes, l’ancien demi-finaliste des Internationaux d’Australie a refait surface, élevant singulièrement son niveau de jeu pour rétablir l’équilibre à une manche partout. Sur sa lancée, il a enlevé le dernier set 7 jeux à 5. En quarts de finale, Escude sera opposé au vainqueur du match Pioline-Medvedev, programmé jeudi. Le sourire illuminait également le visage du tricolore Arnaud Clément, sorti vainqueur en deux manches, 6-2, 6-3, du duel fratricide avec Julien Boutter. Le natif d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a déjà égalé sa performance de l’an passé où il s’était hissé en quart de finale de l’Open 13. En revanche, Lionel Roux, défait en deux sets, 7-5, 6-3, par l’Italien, Gianlucca Pozzi, et le jeune Cyril Saulnier, victime du géant suisse (2,01 m) Marc Rosset, lauréat de l’Open 13 en 1993 et 1994, en trois manches 6-2, 3-6, 6-1, faisaient grise mine. Kafelnikov: «J’avais un engagement moral avec Marseille» Le Russe Evgueni Kafelnikov a parlé mercredi «du respect d’un engagement moral avec les organisateurs» pour justifier sa présence au tournoi de tennis en salle de Marseille, trois jours après son succès aux Internationaux d’Australie à Melbourne. «Voici quelques semaines, j’avais demandé aux organisateurs de ce tournoi de bénéficier d’une invitation. J’avais un engagement moral avec eux et je suis un homme de parole», a expliqué Kafelnikov, N°3 mondial. «Je suis dans une dynamique de conquête. J’entends me positionner le plus haut possible dans la hiérarchie mondiale. L’an passé, j’avais atteint la finale à Marseille, j’ai donc des points à défendre», a ajouté Kafelnikov, qui rallié Marseille via Dubaï et Francfort en avion privé. S’il a reconnu avoir éprouvé «une certaine lassitude» face à Schalken, Kafelnikov s’est montré satisfait de sa performance et il espère «se sentir encore mieux au fil des matches». La Fédération internationale de tennis (Fit) a annoncé mercredi qu’elle allait faire appel de la décision rendue vendredi par la Haute Cour de justice de Londres lui interdisant de porter le cas du joueur de tchèque Petr Korda, contrôlé positif à la nandrolone en juillet à Wimbledon, devant le Tribunal arbitral du sport à Lausanne. La Haute Cour de justice de Londres a estimé vendredi que la Fit ne pouvait faire appel de son propre jugement. En décembre, la commission d’appel de la Fit, évoquant des «circonstances exceptionnelles», n’avait infligé à Korda que le retrait des points gagnés lors du tournoi britannique ainsi que son prix en argent, soit 94 529 dollars, mais aucune suspension. Devant le tollé provoqué chez les sportifs, la Fit a décidé de faire appel de cette sanction, jugée insuffisante par de nombreux joueurs, devant le Tribunal arbitral du sport. Korda, 31 ans, a alors engagé une action en justice devant la Haute Cour de justice de Londres, afin de faire invalider ce recours de la Fit et a obtenu satisfaction vendredi. «La FIT croit toujours que l’interprétation des “circonstances exceptionnelles” n’a pas été bonne et crée un précédent dangereux pour la lutte contre le dopage dans le tennis et dans d’autres sports», a expliqué mercredi dans un communiqué la fédération internationale pour justifier sa décision de faire appel devant la Cour d’appel de Londres. Les avocats de la Fit avaient rappelé vendredi que, selon les règles de la Fit, la fédération, ou tout joueur concerné, a un «droit indéfectible» à faire appel devant le TAS de Lausanne.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Auréolé par son succès à Melbourne, le Russe Evgueni Kafelnikov, tête de série N°2, a célébré ses retrouvailles avec le tournoi de tennis en salle de Marseille en dominant mercredi le Néerlandais Sjeng Schalken en deux sets, 6-3, 6-2. Nullement éprouvé par ses quinze jours aux antipodes, Kafelnikov, N°3 mondial, a rapidement pris la mesure de Schalken. Il lui a suffi d’un break au 8e jeu pour s’adjuger la première manche 6-3. Malgré d’inhabituelles fautes directes, le Russe, finaliste l’an passé, s’est emparé dès le début du second set du service du Néerlandais. Patron du court, il a ensuite dégagé une impression de force tranquille pour abréger le match sans puiser dans ses ressources. La troisième journée de cette épreuve de l’ATP Tour, dotée de 539 250 dollars, avait vu le bataillon de joueurs...