Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Ski - Championnats du monde L'Autriche veut asseoir sa suprématie (photo)

L’Autriche aborde en position de force et de grandissime favorite la quinzaine des championnats du monde de ski alpin qui débute lundi à Vail. La Wunderteam pulvérise les records, monopolise les podiums de Coupe du monde depuis deux saisons, chez les hommes et les femmes, avec une maestria telle qu’elle s’annonce comme l’équipe à battre dans le Colorado. Elle cherchera à égaler voire à améliorer son record de 15 médailles établi en 1962 aux championnats du monde de Chamonix. La figure de proue, côté masculin, se nomme bien évidemment Hermann Maier. Le nouveau héros du ski alpin, depuis le départ à la retraite d’Alberto Tomba, a fait irruption aux Jeux d’hiver de Nagano, lors d’une chute mémorable dans la descente. Il s’est vengé ensuite en récoltant les médailles d’or du super-G et du slalom géant, avant de s’imposer au classement général de la Coupe du monde en mars. Paradoxalement, Herminator participera pour la première fois à des championnats du monde, puisqu’il n’avait pas été sélectionné en 1997 à Sestrières, d’où l’Autriche n’avait ramené qu’un piteux butin : une médaille d’or et trois de bronze. Maier, grand spécialiste du super-G, est aussi redoutable en géant où un autre débutant, le jeune prodige Benjamin Raich, espère bien lui ravir la vedette. Raich, 20 ans, s’est imposé trois fois cette saison en Coupe du monde dans les disciplines techniques. Mais l’équipe masculine dispose de bien d’autres talents capables d’exploser au bon moment : Christian Mayer, Stephan Eberharter, Hans Knauss pour n’en citer que quelques-uns. Pour autant, les Autrichiens seront-ils capables de résister à la pression inévitable qui les attend près de Denver, et que les autres nations, Norvège en tête, ne manqueront pas d’accentuer ? La Norvège à l’affût Les Norvégiens sont parmi les plus discrets du circuit, à l’exception de leur exubérant slalomeur Hans-Peter Buraas. Mais Lasse Kjus ou Kjetil Andre Aamodt sont forts d’une expérience incomparable dans les grands événements : ils collectionnent à eux deux 18 médailles olympiques ou mondiales raflées depuis 1990. «Kjus sera un rival dangereux», estime Maier. «Son expérience lui donnera un avantage dans la descente, mais pas dans les autres disciplines». Kjus est revenu à son meilleur niveau, a enlevé quatre descentes sur les six disputées cette saison et tient les commandes du classement général de la Coupe du monde devant Aamodt et Maier. «La Norvège ne peut être comparée à l’Autriche. Ce sont deux cultures très différentes. La force des Norvégiens réside dans leur apparente lenteur», déclare l’entraîneur allemand des Scandinaves, Martin Osswald. Les Autrichiens, note-t-il, ont un style plus agressif, prennent davantage de risques car ils sont nombreux à se disputer les premiers rangs au sein de l’équipe. «Notre préparation est beaucoup plus sereine», ajoute-t-il. Chez les femmes, la bataille s’annonce plus internationale même si c’est encore une Autrichienne, Alexandra Meissnitzer, qui focalisera l’attention. Leader de la Coupe du monde, elle s’est rassurée en s’imposant dans la dernière épreuve avant les Mondiaux, le géant de Cortina d’Ampezzo, un succès bienvenu après son échec dans les deux super-G et la descente de la station italienne. Kostner sous la menace En géant, mais aussi dans les disciplines de vitesse, Meissnitzer compte parmi les grandes favorites même si les deux Mondiaux auxquels elle a participé, en 1996 et 1997, n’ont guère été brillants. Face à elle, les prétendantes à la victoire sont nombreuses. On en compte dans les rangs autrichiens, à commencer par la championne du monde en titre du combiné Renate Goetschl, mais aussi du côté allemand, avec Hilde Gerg ou Martina Ertl, qui tenteront de faire oublier l’absence de la championne olympique de descente Katja Seizinger. Il ne faut pas non plus oublier la Française Régine Cavagnoud, qui a explosé sur le devant de la scène en remportant la descente et un des deux super-G de Cortina d’Ampezzo, ainsi que la Suissesse Corinne Rey-Bellet, victorieuse de la descente et du super-G de Sankt Anton. Toutes sont prêtes à succéder dès lundi, dans le super-G qui ouvrira les championnats du monde, à l’Italienne Isolde Kostner, doublement couronnée en Sierra Nevada puis à Sestrières. Kostner, trois fois deuxième en Coupe du monde cette saison, vendra chèrement sa peau tandis qu’on attend le retour de sa compatriote Deborah Compagnoni dans les épreuves techniques. La triple championne olympique, championne du monde de géant en 1996, s’est montrée très discrète cette saison, handicapée par des douleurs au dos. Mais elle a fait de Vail sa priorité de l’année. Le programme des championnats du monde Les championnats du monde de ski alpin débutent lundi à Vail et Beaver Creek, dans le Colorado. Situés à environ 160 km à l’ouest de Denver, ces deux villages comptent une population de 6 000 personnes qui grimpe à plus de 40 000 pendant la saison de ski. Vail est une station moderne, à la mode depuis les années 1960. C’est aussi une des plus prisées au monde : elle a attiré 1,6 million de skieurs la saison passée. Elle avait déjà accueilli les Mondiaux de ski alpin en 1989. Le tracé de la piste de descente, celle des «Oiseaux de proie» à Beaver Creek, a été dessiné par Bernhard Russi. Le Suisse, champion olympique de descente en 1972, avait déjà conçu le parcours de la descente des Jeux d’hiver de Nagano l’an passé. Le super-G et la descente de combiné auront également lieu à Beaver Creek tandis que les neuf autres épreuves seront disputées sur la piste internationale de Vail. La descente hommes est longue de 2 623 mètres, avec un dénivelé de 757 mètres. Le départ est situé à 3 483 mètres d’altitude. La descente féminine est longue de 2.591 mètres, avec un dénivelé de 667 mètres, avec un départ donné à 3 166 mètres. Le programme : 1er février - Super-G dames 2 février - Super-G messieurs 5 février - Descente du combiné dames - Slalom de combiné dames 6 février - Descente messieurs 7 février - Descente dames 8 février - Descente de combiné messieurs 9 février - Slalom de combiné messieurs 11 février - Géant dames 12 février - Géant messieurs 13 février - Slalom dames 14 février - Slalom messieurs.
L’Autriche aborde en position de force et de grandissime favorite la quinzaine des championnats du monde de ski alpin qui débute lundi à Vail. La Wunderteam pulvérise les records, monopolise les podiums de Coupe du monde depuis deux saisons, chez les hommes et les femmes, avec une maestria telle qu’elle s’annonce comme l’équipe à battre dans le Colorado. Elle cherchera à égaler voire à améliorer son record de 15 médailles établi en 1962 aux championnats du monde de Chamonix. La figure de proue, côté masculin, se nomme bien évidemment Hermann Maier. Le nouveau héros du ski alpin, depuis le départ à la retraite d’Alberto Tomba, a fait irruption aux Jeux d’hiver de Nagano, lors d’une chute mémorable dans la descente. Il s’est vengé ensuite en récoltant les médailles d’or du super-G et du slalom géant,...