Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Emploi, bourse, confiance : l'économie française accumule les bonnes nouvelles

Une bourse galvanisée, une industrie dynamique, des ménages très confiants et une baisse du chômage record : au fil des bons indices, l’économie française baigne en plein optimisme et le gouvernement commence même à évoquer le retour du plein emploi et de la croissance durable. Le recul de 3% du nombre des demandeurs d’emploi en septembre par rapport à août, «c’est un peu la cerise sur le gâteau», commentait un analyste. Car depuis quelques semaines, les bonnes nouvelles se succèdent, bien loin des inquiétudes du début de l’année sur le «trou d’air» provoqué par la crise internationale. La Bourse de Paris, dopée par les bons résultats de Wall Street et de l’économie américaine, mais aussi par le dynamisme de l’économie hexagonale, est en pleine forme. Elle n’a même pas cillé vendredi dernier à l’annonce de l’ouverture d’une procédure judiciaire contre le ministre de l’Économie, Dominique Strauss-Kahn, dans l’affaire du scandale politico-financier de la MNEF (mutuelle étudiante), dont l’habileté politique a beaucoup fait pour la réussite économique du gouvernement du Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Elle a clôturé sur un nouveau record historique, avec un indice CAC 40 en hausse de 2,95% à 4 888,62 points. Paris enregistre cette année la meilleure performance parmi les plus grandes places européennes : depuis janvier, l’indice CAC 40 a progressé d’environ 22% contre une hausse de l’ordre de 10% pour la Bourse allemande et de 5% pour la Bourse de Londres. La vitalité du CAC 40 «s’appuie sur un certain nombre d’éléments fondamentaux : la croissance des résultats des entreprises françaises et les indicateurs macroéconomiques qui montrent que l’économie tourne bien et que ça va s’accélérer l’année prochaine, sans dérapage de l’inflation», explique Roland Gagnon, spécialiste actions à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). La confiance est au plus haut. Le moral des ménages, rassurés par les bonnes nouvelles sur le front de l’emploi, est gonflé à bloc. Conséquence, la consommation reste dynamique : les dépenses des ménages en produits manufacturés se sont accrues de +1,8% au troisième trimestre. Les industriels ne sont pas en reste : leurs perspectives de production sont extrêmement favorables et leur perception du climat général des affaires s’est encore améliorée de manière très significative. Du coup, les économistes ont relevé leurs prévisions de croissance pour la France : la moyenne des pronostics s’établit désormais à 2,5% pour 1999 et 3% pour 2000, contre 2,3% et 2,7% il y a trois mois. Et le Fonds monétaire international, tout en égratignant le «manque d’ambition» du gouvernement en matière de baisse d’impôts et des déficits, salue «les remarquables résultats» de la politique économique française. Le gouvernement surfe sur cette vague : il parle désormais «d’une phase d’expansion qui peut durer» relativement longtemps.
Une bourse galvanisée, une industrie dynamique, des ménages très confiants et une baisse du chômage record : au fil des bons indices, l’économie française baigne en plein optimisme et le gouvernement commence même à évoquer le retour du plein emploi et de la croissance durable. Le recul de 3% du nombre des demandeurs d’emploi en septembre par rapport à août, «c’est un peu la cerise sur le gâteau», commentait un analyste. Car depuis quelques semaines, les bonnes nouvelles se succèdent, bien loin des inquiétudes du début de l’année sur le «trou d’air» provoqué par la crise internationale. La Bourse de Paris, dopée par les bons résultats de Wall Street et de l’économie américaine, mais aussi par le dynamisme de l’économie hexagonale, est en pleine forme. Elle n’a même pas cillé vendredi dernier à...