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Actualités - Chronologie

Le centre-ville, en état de siège, accueille le président Clinton(photo)

Des centaines de policiers en armes ont investi Oslo lundi à l’occasion de la première visite en Norvège d’un président américain en exercice, Bill Clinton, venu donner un coup de pouce aux acteurs du processus de paix au Proche-Orient réunis dans la capitale norvégienne les 1er et 2 novembre. Au grand dam des commerçants locaux, les principales artères du centre-ville ont été interdites à la circulation. Les passants, condamnés au rôle de badauds derrière des barrières bien gardées, ont fait place aux camions de mise en fourrière, aux équipes cinéphiles et aux agents des services de sécurité américains. Une unité d’intervention d’urgence a été spécialement mise en alerte à l’hôpital d’Ulleval, d’ordinaire débordé par les demandes de soins, mais une porte-parole de la police d’Oslo a indiqué n’avoir eu aucun incident à déplorer. Les quelque 500 000 habitants de la cité scandinave, normalement habitués à plus de quiétude, sont depuis dimanche soir bercés par le bourdonnement des hélicoptères de sécurité et les va-et-vient incessants de grandes limousines noires. «C’est à la fois impressionnant et un peu ennuyant. C’est trop d’attention pour une seule personne», résument d’un commun accord Per-Christian Bergersen et Jorgen Eggli, 24 et 22 ans, créateurs de sites Internet à Oslo. Seule anicroche dans cette mécanique bien réglée, une cinquantaine de militants des organisations de droits de l’homme, Amnesty International et Save the children ont déroulé – avec l’accord de la police – une banderole devant le roi Harald de Norvège et son hôte pour protester contre les exécutions de mineurs aux États-Unis. «Avec l’Iran, le Nigeria, le Pakistan et l’Arabie séoudite, les États-Unis sont le seul pays au monde à tolérer cette pratique», a déclaré Patricia Kaataa, coordinatrice de campagne de la branche norvégienne d’Amnesty. «Un comble pour un État qui se pose en garant de l’ordre moral», a-t-elle ajouté. Le programme de la visite s’est cependant déroulé comme prévu, si ce n’est pour la décision du président américain, après avoir reçu les honneurs officiels et passé en revue la garde royale en grande tenue, d’aller saluer les centaines de Norvégiens attroupés autour du palais royal, bouleversant ainsi quelque peu l’emploi du temps du sommet. Quelques rires ont fusé dans le centre de presse lorsque Bill Clinton s’est attardé à échanger quelques mots avec une jeune professeur dont les traits n’étaient pas sans rappeler ceux de Monica Lewinsky. M. Clinton s’est ensuite entretenu avec le roi Harald et le Premier ministre Kjell Magne Bondevik avant de participer, aux côtés des dirigeants israélien Ehud Barak et palestinien Yasser Arafat, à un sommet à la mémoire du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, assassiné il y a quatre ans.
Des centaines de policiers en armes ont investi Oslo lundi à l’occasion de la première visite en Norvège d’un président américain en exercice, Bill Clinton, venu donner un coup de pouce aux acteurs du processus de paix au Proche-Orient réunis dans la capitale norvégienne les 1er et 2 novembre. Au grand dam des commerçants locaux, les principales artères du centre-ville ont été interdites à la circulation. Les passants, condamnés au rôle de badauds derrière des barrières bien gardées, ont fait place aux camions de mise en fourrière, aux équipes cinéphiles et aux agents des services de sécurité américains. Une unité d’intervention d’urgence a été spécialement mise en alerte à l’hôpital d’Ulleval, d’ordinaire débordé par les demandes de soins, mais une porte-parole de la police d’Oslo a...