Timor-Oriental Washington lance un avertissement aux milices pro-indonésiennes
le 03 novembre 1999 à 00h00
Les États-Unis ont averti hier les milices pro-indonésiennes qu’ils ne toléreront aucun acte de violence à l’encontre des réfugiés est-timorais encore présents dans la province indonésienne du Timor-Occidental. L’ambassadeur américain en Indonésie Robert Gelbard a déclaré à son arrivée à Dili, ville principale du Timor-Oriental, qu’il avait clairement averti les dirigeants de ces milices à l’occasion d’une rencontre avec eux lundi au Timor-Occidental. «J’ai rencontré des dirigeants (de milices) hier soir. J’ai été parfaitement clair sur le fait que la force et la violence sont des choses qui ne peuvent pas être utilisées», a déclaré M. Gelbard, ajoutant que les milices opéraient à découvert dans les camps de réfugiés qu’il a visités. «Je leur ai dit que la communauté internationale, à commencer par les États-Unis, utiliserait tous les moyens contre eux s’ils avaient recours à la violence», a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails sur les moyens envisagés. Des éléments de l’armée indonésienne (TNI) sont toujours impliqués dans les activités de ces milices, a-t-il assuré. L’ambassadeur américain a indiqué qu’il évoquerait ce «très délicat sujet» avec le gouvernement indonésien. Les autorités indonésiennes ont de leur côté annoncé hier qu’elles allaient mettre en place une zone tampon entre les deux Timor afin de prévenir tout incident, a indiqué hier l’agence officielle Antara. Selon l’agence, le ministre de la Défense Juwono Sudarsono pense ainsi empêcher les «malentendus» entre la force internationale au Timor-Oriental (Interfet) et les troupes indonésiennes. Le 10 octobre, un policier indonésien avait été tué lors d’un échange de tirs entre soldats australiens de l’Interfet et forces indonésiennes à Motaain sur la frontière entre les deux Timor. Le Haut-Commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR) avait demandé lundi à la vice-présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri de les aider à avoir accès aux camps de réfugiés encore sous contrôle des milices au Timor-Occidental. Le HCR est en charge du rapatriement des dizaines de milliers d’Est-Timorais qui avaient fui volontairement ou non, les violences perpétrées par les milices pro-indonésiennes au Timor-Oriental. «Ce qui est absolument essentiel maintenant, c’est de lever tous les obstacles devant les réfugiés afin qu’ils puissent rentrer chez eux quand ils le veulent», a indiqué à ce propos l’ambassadeur américain. M. Gelbard va rencontrer des responsables de l’Administration provisoire de l’Onu au Timor-Oriental (Untaet), le commandant de l’Interfet, le général australien Peter Cosgrove et le leader indépendantiste Xanana Gusmao lors de son séjour à Dili.
Les États-Unis ont averti hier les milices pro-indonésiennes qu’ils ne toléreront aucun acte de violence à l’encontre des réfugiés est-timorais encore présents dans la province indonésienne du Timor-Occidental. L’ambassadeur américain en Indonésie Robert Gelbard a déclaré à son arrivée à Dili, ville principale du Timor-Oriental, qu’il avait clairement averti les dirigeants de ces milices à l’occasion d’une rencontre avec eux lundi au Timor-Occidental. «J’ai rencontré des dirigeants (de milices) hier soir. J’ai été parfaitement clair sur le fait que la force et la violence sont des choses qui ne peuvent pas être utilisées», a déclaré M. Gelbard, ajoutant que les milices opéraient à découvert dans les camps de réfugiés qu’il a visités. «Je leur ai dit que la communauté internationale, à...
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