Percée russe dans l'ouest, les réfugiés tchétchènes sombrent dans le désespoir(photo)
le 03 novembre 1999 à 00h00
Des milliers de civils fuyant les combats étaient toujours bloqués hier à la frontière avec l’Ingouchie, alors que l’armée russe a avancé dans l’ouest de la Tchétchénie. Les forces russes ont avancé dans l’ouest de la république du Caucase, près d’Assinovskaïa, occupant de nouvelles positions à une trentaine de km à l’ouest de Grozny, après d’intenses bombardements ces derniers jours. Les Tchétchènes, qui ont opposé une résistance inattendue, disposaient de mortiers et de lance-grenades, et les combats ont fait de nombreux morts et blessés du côté russe, a indiqué un officier des forces fédérales. Les forces russes concentrent désormais leurs frappes sur les villes voisines de Samachki et Ourous-Martan, bombardées hier, de même que les localités voisines de Novi-Charoï et Chaami-Iourt. Les bombardements aériens et tirs d’artillerie se sont aussi poursuivis pendant une partie de la journée sur les faubourgs ouest de Grozny et ont touché également une ville au sud de la capitale, Alkhan-Ala, faisant deux morts et cinq blessés. Les positions russes les plus proches de Grozny se trouvent à 4 km du quartier Staropromyslovski. À Moscou, l’Association des mères de soldats a demandé que les jeunes appelés ne partent pas au front, citant le chiffre de plus de 300 militaires et policiers morts en Tchétchénie depuis le début de l’opération le 1er octobre, mais jugeant les pertes réelles de «3 à 4 fois plus élevées» en raison de nombreux décès de blessés à l’hôpital. Un véritable chaos continuait de régner au poste Kavkaz, à la frontière tchétchéno-ingouche, où des milliers de personnes attendaient de pouvoir se réfugier en Ingouchie. La plupart s’apprêtaient à passer une nouvelle nuit à bord de leur véhicule, dans le froid. Selon le porte-parole du président ingouche Rouslan Aouchev, 273 personnes seulement ont été autorisées hier à passer la frontière dans le sens Tchétchénie-Ingouchie. Cette situation dramatique, s’ajoutant à celle de quelque 195 000 femmes, enfants et vieillards qui ont fui la Tchétchénie depuis les premiers bombardements, le 5 septembre, a provoqué la colère du président Aouchev dont la république accueille la quasi-totalité des réfugiés. Rouslan Aouchev a dénoncé les «actions illégales» des militaires russes qui contrôlent sa frontière avec la Tchétchénie, annonçant qu’il allait saisir la justice. Après avoir fermé pendant une semaine cette frontière, les Russes l’ont entrouverte lundi. De son côté, le commandant Khattab, l’un des chefs de guerre islamistes en Tchétchénie, a appelé le monde musulman à venir immédiatement à l’aide des combattants tchétchènes dans leur «guerre sainte» contre la Russie «infidèle», dans une interview à une télévision turque.
Des milliers de civils fuyant les combats étaient toujours bloqués hier à la frontière avec l’Ingouchie, alors que l’armée russe a avancé dans l’ouest de la Tchétchénie. Les forces russes ont avancé dans l’ouest de la république du Caucase, près d’Assinovskaïa, occupant de nouvelles positions à une trentaine de km à l’ouest de Grozny, après d’intenses bombardements ces derniers jours. Les Tchétchènes, qui ont opposé une résistance inattendue, disposaient de mortiers et de lance-grenades, et les combats ont fait de nombreux morts et blessés du côté russe, a indiqué un officier des forces fédérales. Les forces russes concentrent désormais leurs frappes sur les villes voisines de Samachki et Ourous-Martan, bombardées hier, de même que les localités voisines de Novi-Charoï et Chaami-Iourt. Les...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.