Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Sommet d'Oslo - Rencontre tripartite Clinton-Arafat-Barak Des promesses d'embellie (photo)

Les dirigeants engagés dans le processus de paix au Proche-Orient ont rendu hommage hier à l’action menée par l’ancien Premier ministre israélien assassiné Yitzhak Rabin, mais les déclarations faites à Oslo montrent que les difficultés majeures demeurent. Présenté comme une rencontre destinée à donner une impulsion aux négociations sur le statut final des territoires palestiniens, le sommet d’Oslo s’est conclu hier après-midi par la rencontre la plus attendue de ces deux jours de discussions: un entretien à trois entre les principaux acteurs du processus, le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, le Premier ministre israélien Ehud Barak et le président américain Bill Clinton. À l’issue de cet entretien, le président américain s’est montré optimiste, estimant qu’un prochain sommet sur le Proche-Orient serait «possible quand des progrès auront été accomplis». Devant plusieurs centaines de personnalités réunies à l’hôtel de ville d’Oslo pour rendre un hommage solennel à la mémoire de Yitzhak Rabin assassiné il y a quatre ans, le président américain a déclaré que «les ennemis de la paix demeurent bien vivants et actifs» et il a invité Israël et les Palestiniens à les mettre rapidement hors d’état de nuire. Bill Clinton, qui présida la signature de l’accord d’Oslo entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, a renouvelé son engagement à favoriser la paix, mais il a mis en garde contre tout relâchement dans les efforts. «Nous avons une chance, une petite chance mais une chance, de faire la paix. Si nous la laissons passer nous en porterons tous la responsabilité», a-t-il dit. M. Arafat, après avoir rendu hommage au «courage» et à la force des convictions de Yitzhak Rabin, a lancé une mise en garde en demandant que les accords israélo-palestiniens déjà signés soient appliqués avec «exactitude, honnêteté et rapidité». Il a une nouvelle fois exprimé «sa grande préoccupation face aux effets destructeurs pour la paix que constitue la poursuite de la colonisation» dans les territoires palestiniens. La substance de l’accord d’Oslo de 1993, qui lança le processus de paix, «signifie qu’il faut respecter les droits de l’autre car la clef de la paix c’est la fin de l’occupation et de la colonisation», a-t-il dit. Ehud Barak s’est «engagé à achever le voyage de Yitzhak Rabin qui conduisait à la paix au Proche-Orient», en «assurant la sécurité d’Israël» et en concluant des accords de paix loyaux et honnêtes avec les pays voisins. La veuve du Premier ministre assassiné, Léah Rabin, a souligné que son mari était convaincu «que seule la paix pourrait assurer la sécurité de l’ensemble du Proche-Orient». «Il a eu le courage de prendre le chemin de la paix», a-t-elle dit. Ces engagements renouvelés des principaux acteurs du processus de paix se heurtent cependant aux points de vue opposés qu’ils défendent avec toujours autant de vigueur sur plusieurs questions fondamentales: le statut de Jérusalem, l’avenir des colonies juives dans les territoires, les frontières d’un futur État palestinien, le retour des réfugiés palestiniens. Tous ces points, sur lesquels aucune entente n’est encore prévisible, doivent faire l’objet d’un accord cadre d’ici la mi-février et être totalement réglés d’ici septembre, selon un calendrier ambitieux adopté par Israël et les Palestiniens.
Les dirigeants engagés dans le processus de paix au Proche-Orient ont rendu hommage hier à l’action menée par l’ancien Premier ministre israélien assassiné Yitzhak Rabin, mais les déclarations faites à Oslo montrent que les difficultés majeures demeurent. Présenté comme une rencontre destinée à donner une impulsion aux négociations sur le statut final des territoires palestiniens, le sommet d’Oslo s’est conclu hier après-midi par la rencontre la plus attendue de ces deux jours de discussions: un entretien à trois entre les principaux acteurs du processus, le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, le Premier ministre israélien Ehud Barak et le président américain Bill Clinton. À l’issue de cet entretien, le président américain s’est montré optimiste, estimant qu’un prochain sommet sur...