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Actualités - Chronologie

Patrimoine Un artisanat en voie de disparition(photos)

La fabrication manuelle de tapis est en voie de disparition au village de Aïdamoun, rapporte notre correspondant au Akkar Michel Hallak. La localité qui au fil des ans a perdu ses artisans était connue au Liban et ailleurs pour ses tapis, des pièces artisanales qui se vendaient et se conservaient comme des chefs-d’œuvre. C’était en hiver, une fois la saison des moissons terminée, que les femmes du village s’appliquaient à tisser des tapis en laine de couleur éclatante. Avec le temps, les métiers à tisser manuels, fabriqués à partir de troncs d’arbres, ont été remplacés par les machines. En 1980, par exemple, il n’y avait plus qu’un unique métier à tisser au village. L’artisanat du tapis a été introduit à Aïdamoun par les tribus turkmènes arrivées dans la région au XVIe siècle. Plus tard, à travers les mariages entre des personnes du Akkar et de la Békaa, ce sont les habitants de la localité de Fakha (situé à mi-chemin entre Baalbeck et Hermel) qui ont excellé dans l’artisanat du tapis. Naouf Haïdar, une ancienne tisserande, indique que «la fabrication d’un seul tapis prenait entre trois et quatre mois, à raison de six heures de travail par jour». C’était un métier exclusivement féminin. Moussa Haddad, président du conseil municipal de Aïdamoun, note pour sa part qu’il existe «des projets qui visent à redonner vie à cet artisanat, les secteurs public et privé s’y intéressent». «Une telle initiative ne préservera pas seulement l’artisanat, elle permettra aussi aux habitants de la localité de trouver du travail», poursuit-il. La municipalité tente actuellement de récupérer l’ancien matériel nécessaire à la préservation de cet artisanat. Durant les années soixante-dix, le ministère des Affaires sociales avait aménagé un centre à Tékrite pour la formation et la vente de tapis artisanaux. Cependant il a suspendu ses activités faute de pouvoir écouler la marchandise. Les activités de ce centre seront toutefois revues dans un proche avenir. Les femmes qui le fréquenteront apprendront plusieurs métiers artisanaux, mais pas la fabrication des tapis, spéciale à la région de Aïdamoun. Vendu à prix cher, ce produit est, en effet, devenu difficile à écouler. Une monitrice du centre de Tékrite devant des tapis fabriqués à la main. Des tapis qui ne trouvent pas d’acheteurs. (Photos Michel Hallak)
La fabrication manuelle de tapis est en voie de disparition au village de Aïdamoun, rapporte notre correspondant au Akkar Michel Hallak. La localité qui au fil des ans a perdu ses artisans était connue au Liban et ailleurs pour ses tapis, des pièces artisanales qui se vendaient et se conservaient comme des chefs-d’œuvre. C’était en hiver, une fois la saison des moissons terminée, que les femmes du village s’appliquaient à tisser des tapis en laine de couleur éclatante. Avec le temps, les métiers à tisser manuels, fabriqués à partir de troncs d’arbres, ont été remplacés par les machines. En 1980, par exemple, il n’y avait plus qu’un unique métier à tisser au village. L’artisanat du tapis a été introduit à Aïdamoun par les tribus turkmènes arrivées dans la région au XVIe siècle. Plus tard, à...