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Actualités - Chronologie

Malgré la guerre, la Tchétchénie ne craint pas une pénurie de pétrole

Malgré les bombardements russes et la guerre qui s’étend chaque jour en Tchétchénie, cette petite république du Caucase ne craint pas d’être privée de pétrole, grâce aux ressources locales et à la débrouillardise de la population. Acheter de l’essence ou du diesel ne présente guère de difficulté aujourd’hui en Tchétchénie grâce à quelque 2 000 petites raffineries qui travaillent dans des conditions artisanales mais assurent un approvisionnement largement suffisant. Les bombardements russes contre la république indépendantiste, qui ont commencé le 5 septembre, ont détruit de 60 à 70 % de l’infrastructure pétrolière et des raffineries locales, selon des chiffres officiels. Régulièrement touchés par les frappes aériennes et les tirs de l’artillerie russe, des puits de pétrole brûlent, dégageant d’horribles nuages de fumées toxiques, sans que les autorités soient en mesure de faire quoi que ce soit, faute d’argent et de moyens techniques appropriés. En outre, les réserves d’essence venant de Russie sont en train de s’épuiser et tout nouvel arrivage est bloqué depuis le début de l’opération terrestre russe contre la Tchétchénie le 1er octobre. C’est pourquoi les petites raffineries privées travaillent désormais exclusivement avec les gisements locaux. Ces raffineries sont souvent installées à la sortie des villages, en plein champ : un réservoir d’une capacité de plusieurs dizaines de tonnes, sous lequel passe une conduite de gaz qui chauffe le pétrole, et des tuyaux par lesquels s’échappent les vapeurs. Le résultat final est une essence ou du diesel de qualité assez médiocre, avec un degré d’octane loin de correspondre aux normes. Le carburant est vendu un peu partout : aux carrefours et sur les bords des routes, dans des bocaux en verre, ou dans les stations d’essence. Le prix va de trois à cinq roubles, soit au plus 20 cents. À Grozny même, des centaines de personnes exploitent des puits qui, en creusant à 25 mètres de profondeur, donnent directement un mélange d’essence, de kérosène et de phénol. Des poches de produits pétroliers se sont formées dans le sous-sol à la suite des rejets et fuites des raffineries qui opèrent là depuis le début du siècle, selon le président de la compagnie pétrolière Tchénenko, Timour Gaïsaoumov. Là non plus, la qualité des produits obtenus n’est pas fameuse, mais les habitants de Grozny qui extraient jusqu’à 60 tonnes de produits pétroliers par jour voient là une véritable aubaine.
Malgré les bombardements russes et la guerre qui s’étend chaque jour en Tchétchénie, cette petite république du Caucase ne craint pas d’être privée de pétrole, grâce aux ressources locales et à la débrouillardise de la population. Acheter de l’essence ou du diesel ne présente guère de difficulté aujourd’hui en Tchétchénie grâce à quelque 2 000 petites raffineries qui travaillent dans des conditions artisanales mais assurent un approvisionnement largement suffisant. Les bombardements russes contre la république indépendantiste, qui ont commencé le 5 septembre, ont détruit de 60 à 70 % de l’infrastructure pétrolière et des raffineries locales, selon des chiffres officiels. Régulièrement touchés par les frappes aériennes et les tirs de l’artillerie russe, des puits de pétrole brûlent, dégageant...