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Actualités - Chronologie

Rencontre Chirac-Bachar : Paris en contact avec tous les acteurs, souligne Védrine

Le chef de la diplomatie française Hubert Védrine a déclaré lundi que la rencontre du président Jacques Chirac et de Bachar el-Assad, fils du président syrien, témoignait de la volonté de Paris d’être en contact avec tous les responsables au Proche-Orient. Cette rencontre, qui a eu lieu dimanche à l’Élysée, traduit «la volonté de la France de bien connaître tous les dirigeants et leur entourage», a déclaré le ministre. «Nous ne sommes pas en contact qu’avec les présidents», a dit M. Védrine qui était interrogé par des journalistes sur la signification de cette visite. Soulignant qu’il ne fallait pas «singulariser le cas de la Syrie» et que cette visite était «envisagée depuis plusieurs mois», M. Védrine a également expliqué cette rencontre par la volonté des dirigeants français de connaître le mieux possible «la vision» de ceux qui entendent jouer un rôle dans la région. Le fils du président syrien, longuement reçu en tête-à-tête par le président français, n’a pas de responsabilités officielles mais il est en charge, à Damas, de divers dossiers, dont celui très sensible du Liban, pays où la Syrie joue un rôle prédominant et dont l’avenir est intimement lié aux négociations de paix israélo-syriennes. L’accueil à l’Élysée de Bachar el-Assad, qui a rang de colonel dans l’armée, constitue une première en Occident. Toutefois, le colonel Assad s’est déjà rendu dans plusieurs pays arabes cette année, preuve de la reconnaissance par les dirigeants des États de la région de son rôle grandissant dans les affaires de la Syrie, observe-t-on. À l’occasion de sa visite d’État en France en juillet 1998, le président Hafez el-Assad avait lui-même indiqué que la succession n’était pas inscrite dans les lois syriennes, tout en remarquant que son fils était actif et semblait aimé et respecté par les Syriens. Bachar al-Assad a lui-même affirmé il y a plusieurs mois qu’il était prêt à assumer un poste de responsabilité en Syrie s’il en était chargé. «Je ne suis pas à la recherche de fonctions mais si la direction ou les membres du parti (Baas au pouvoir) me confient un poste (de responsabilité au sein de l’État), je suis prêt» à l’assumer, avait-il dit à un journal arabe. À propos du volet syro-israélien, M. Védrine a enfin indiqué que «le redémarrage» des négociations syro-israéliennes, qui portent notamment sur le retrait israélien du plateau syrien du Golan, constituaient «la principale difficulté». Ces pourparlers sont interrompus depuis mars 1996. Le ministre français est attendu jeudi à Damas pour des entretiens avec les dirigeants syriens. Il a indiqué qu’il ne prévoyait pas une rencontre avec Bachar el-Assad.
Le chef de la diplomatie française Hubert Védrine a déclaré lundi que la rencontre du président Jacques Chirac et de Bachar el-Assad, fils du président syrien, témoignait de la volonté de Paris d’être en contact avec tous les responsables au Proche-Orient. Cette rencontre, qui a eu lieu dimanche à l’Élysée, traduit «la volonté de la France de bien connaître tous les dirigeants et leur entourage», a déclaré le ministre. «Nous ne sommes pas en contact qu’avec les présidents», a dit M. Védrine qui était interrogé par des journalistes sur la signification de cette visite. Soulignant qu’il ne fallait pas «singulariser le cas de la Syrie» et que cette visite était «envisagée depuis plusieurs mois», M. Védrine a également expliqué cette rencontre par la volonté des dirigeants français de connaître le...