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Actualités - Chronologie

Web-culture - http//www.europart.ch L'hommage numérique d'Europ'Art aux artistes libanais (photos)

Présence remarquée du Liban à la huitième édition d’Europ’Art. Et pour cause : ce Salon international de l’art qui se tient à Genève depuis 1991 a rendu , cette année, un hommage au pays du Cèdre. De quoi bomber le torse ? Bien sûr. D’autant plus que, l’exposition terminée, le site Internet reste ouvert et accessible à tous les amoureux ou curieux de l’art. À consulter, à l’adresse : Http://www.europart.ch Voilà un site coloré, documenté et contenant des informations exhaustives concernant cette manifestation. Des liens nous mènent vers : la liste des exposants, des extraits de presse et du catalogue ainsi que des informations concernant le comité de patronage et les organisateurs. Sur la page d’accueil, on nous informe que «cette édition s’est achevée dans une grande satisfaction, puisque 90 % des 69 exposants présents cette année, venus de 20 pays, ont considéré comme “positifs” les contacts et le courant d’affaires constatés sur place». «Un bon tiers a déclaré avoir en vue des projets d’exposition avec leurs confrères (y compris des galeristes venus visiter la foire) ou des artistes découverts à Europ’Art». Hôte d’honneur, le Liban, avec son exposition consacrée à « 40 ans d’art contemporain libanais» et présentée dans le catalogue d’Europ’Art par le grand poète libanais Salah Stétié, a rencontré un vif succès, au point que l’on envisage de donner une suite à cette exposition dans deux ans. Ces résultats, ajoutés aux nouvelles demandes de participation reçues durant la foire, placent Europ’Art 2000 sous les meilleurs auspices, et cela d’autant plus que la neuvième édition (3 - 7 mai 2000) profitera de son entrée dans le XXI e siècle pour donner corps à de nouveaux projets, notamment pour la sculpture, la vidéo et Internet. Un rendez-vous donc à ne pas manquer à l’occasion du passage au nouveau millénaire ! Dans la page Web qui reproduit le texte de Salah Stétié, président de la section libanaise de l’Association internationale des critiques d’art (AICA) on peut lire, sous le titre «Liban : le défi pictural». «M. Salah Stétié rappelle que Patrick Barrer en association avec la grande galerie de Beyrouth Janine Rubeiz, actuellement dirigée avec la même compétence par la fille de Janine, Nadine Majdalani Begdache, ont imaginé de présenter à Genève, dans le cadre de la manifestation internationale Europ’Art, une sélection de la création plastique libanaise liée à la modernité sous toutes ses formes. «Il y a là, depuis les pères fondateurs de cette modernité (cela se passe, pour l’essentiel, dans les années cinquante avec des peintres comme Chafic Abboud, Aaref Rayess, Élie Kanaan, Paul Guiragossian, Farid Aouad, Jean Khalifé, Saïd Akl, Rafic Charaf, et aussi, depuis les “mères” fondatrices, Yvette Achkar, Helen Khal, ou – également sculpteuse – Salwa Raouda Chouchair) oui, il y a là – avec ce merveilleux naïf que j’ai découvert en 1956 ou 1957 et que j’ai exposé à la fameuse galerie Charpentier de Paris : Khalil Zgeïb – un panorama amplement déployé de tout ce que le Liban, à travers ses principaux formulateurs, a créé de signes et de songes. Il faut ajouter à ces pionniers Amine el-Bacha et Halim Jurdak. Tous ces artistes voisinent, certes, par on ne sait quel goût partagé pour le dialogue avec la lumière, en quoi ils reprennent en toute innocence la leçon de leurs aînés, ceux qui, les premiers au Liban, s’étaient mis un jour devant une toile ou une feuille de papier vierges : les Onsi, les Doueïhy, les Cyr – et autres. Bien au contraire, le contact avec l’aventure des autres et de l’ailleurs, on dirait qu’il les pousse à vouloir mieux accéder à leur expression identitaire, à renouveler, selon les techniques en usage, leur patrimoine propre : la lumière, l’abstraction, l’icône, l’écriture, l’ornement, l’image populaire à fleur de peau, le signe en tant que signe et sans autre référent que lui-même, le sens et le goût de la matière allégée et tout en à-plats, tout cela fait partie du patrimoine que j’évoque». «M. Stétié estime que les derniers venus, nés pour la plupart dans les années quarante, s’inscrivent naturellement dans le même processus : ils accueillent, ils choisissent, ils réfutent, ils refusent. Certes, ils paraissent moins soucieux que leurs aînés immédiats de se confronter avec l’Occident, de se distinguer de lui…Je suis heureux de saluer ici les noms de Husseïn Madi, de Hassan Jouni, d’Ibrahim Marzouk, de Mohamad al-Rawas, de Lamia Joreige, de Mahmoud Zibaoui, de Chaouki Chamoun, de Jamil Molaeb, de Fadi Barrage, de Hannibal Srouji et de Joseph Harb. Je salue plus particulièrement deux artistes Assadour Bezdikian et Chawki Choukini. Par tous ceux-là que j’ai nommés, et par d’autres qui ne figurent pas au catalogue de cette manifestation, on peut affirmer que l’art libanais est en plein essor et qu’il a l’avenir devant lui, un avenir plein de nouveaux problèmes à résoudre. Heureusement pour lui, pour sa vitalité». M. Stétié conclut que «toute exposition collective est un pari. Celui-ci valait la peine d’être tenu». Dans le catalogue, Ghassan Tuéni souligne d’autre part que l’on peut «difficilement comprendre la peinture libanaise contemporaine, plus particulièrement des écoles dites abstraites, hors du contexte historique où elles se sont développées : les années de guerre et le traumatisme de la violence. Non pas que ce soit la violence ou la guerre que les peintres ont voulu représenter; bien au contraire, certains critiques ont été jusqu’à déceler dans cette peinture une expression de révolte. Mais les univers fracassés de certains, les contrastes violents, les lignes déformées… autant d’expressions d’états d’âme ou d’esprit». M. Tuéni poursuit : «Mais justice doit être rendue à la grande école de l’abstrait d’avant la guerre, les peintres des années cinquante et soixante». Europ’Art 2000 : la neuvième édition d’Europ’Art aura lieu du 3 mai au 7 mai 2000 au palais des Expositions de Genève (Palexpo).
Présence remarquée du Liban à la huitième édition d’Europ’Art. Et pour cause : ce Salon international de l’art qui se tient à Genève depuis 1991 a rendu , cette année, un hommage au pays du Cèdre. De quoi bomber le torse ? Bien sûr. D’autant plus que, l’exposition terminée, le site Internet reste ouvert et accessible à tous les amoureux ou curieux de l’art. À consulter, à l’adresse : Http://www.europart.ch Voilà un site coloré, documenté et contenant des informations exhaustives concernant cette manifestation. Des liens nous mènent vers : la liste des exposants, des extraits de presse et du catalogue ainsi que des informations concernant le comité de patronage et les organisateurs. Sur la page d’accueil, on nous informe que «cette édition s’est achevée dans une grande satisfaction, puisque 90 % des...