Neuf présidents d’Europe centrale et orientale réunis à Lviv (ouest de l’Ukraine) ont appelé les autorités yougoslaves à se plier aux conditions du G-8 et de l’Otan, soulignant ainsi l’isolement de Belgrade dans la région. «Nous appelons le gouvernement de Belgrade à accepter les conditions exigées par la communauté internationale et stipulées par le G-8 (les sept pays les plus industrialisés plus la Russie) comme précondition à une solution négociée au Kosovo», ont indiqué les chefs d’État dans un communiqué commun marquant la fin du sixième sommet des pays d’Europe centrale et orientale. L’Otan est prête à mettre fin à ses bombardements si Belgrade remplit certaines exigences, dont le retrait des forces serbes et le retour des réfugiés sous la surveillance d’une présence internationale. Le sommet de Lviv s’est ouvert vendredi, réunissant, autour du chef de l’État ukrainien, les présidents allemand Roman Herzog, autrichien Thomas Klestil, polonais Alexander Kwasniewski, tchèque Vaclav Havel, hongrois Arpad Goencz, roumain Emil Constantinescu, slovène Milan Kucan et bulgare Petar Stoïanov. Ces présidents ont en outre fermement condamné l’épuration ethnique en cours au Kosovo et appelé à organiser une conférence internationale à Vienne pour aider la Yougoslavie à se redresser après le conflit. «Nous présidents des pays d’Europe centrale condamnons la terreur systématique au Kosovo, les meurtres (...), viols et vols qui sont les armes de l’épuration ethnique», a lancé le président ukrainien Leonid Koutchma, hôte du sommet, sans oublier de demander à la communauté internationale de compenser les pays de la région ayant subi des pertes économiques liées au conflit yougoslave. Le président ukrainien a notamment affirmé que la guerre coûtait quotidiennement à son pays 1,2 million de dollars. Durant ces deux jours, les présidents des sept pays de l’ex-bloc de l’Est ont aussi plaidé auprès de l’Allemagne (présidente de l’UE jusqu’en juillet) et de l’Autriche (membre de la troïka) pour l’accélération de l’intégration européenne. Les événements tragiques dans les Balkans «démontrent» que le renforcement de la coopération entre les pays d’Europe est vital, a relevé M. Constantinescu. Ces sept pays sont aujourd’hui tous postulants à l’entrée dans l’Union européenne et tous, à l’exception de l’Ukraine, jouissent déjà du statut de membre associé. Mais ces derniers mois, leurs dirigeants n’ont pas caché leur mécontentement devant les atermoiements des responsables européens à fixer une date concernant l’adhésion à l’UE d’un premier groupe de pays, dont la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovénie. Le prochain sommet aura lieu l’an prochain en Hongrie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Neuf présidents d’Europe centrale et orientale réunis à Lviv (ouest de l’Ukraine) ont appelé les autorités yougoslaves à se plier aux conditions du G-8 et de l’Otan, soulignant ainsi l’isolement de Belgrade dans la région. «Nous appelons le gouvernement de Belgrade à accepter les conditions exigées par la communauté internationale et stipulées par le G-8 (les sept pays les plus industrialisés plus la Russie) comme précondition à une solution négociée au Kosovo», ont indiqué les chefs d’État dans un communiqué commun marquant la fin du sixième sommet des pays d’Europe centrale et orientale. L’Otan est prête à mettre fin à ses bombardements si Belgrade remplit certaines exigences, dont le retrait des forces serbes et le retour des réfugiés sous la surveillance d’une présence internationale. Le...