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Actualités - Chronologie

La Banque mondiale veut encourager l'investissement privé dans le continent noir

La Banque mondiale va s’associer au secteur privé lundi pour tenter d’encourager l’investissement privé en Afrique face à la diminution de l’aide publique au développement. La banque va héberger à Paris une conférence d’une journée intitulée “Partenaires du secteur privé pour l’Afrique”, en collaboration avec le Centre français du commerce extérieur et l’organisation patronale française Medef. Plus de 100 entreprises européennes devraient être représentées à cette première réunion de mobilisation du secteur privé. Un certain nombre de responsables de la Banque mondiale, dont Jean-Louis Sarbib, vice-président pour l’Afrique, expliqueront de quelle manière la BM peut aider à accroître les investissements en Afrique. L’augmentation de l’investissement privé et l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale sont devenues prioritaires pour la Banque mondiale dans la mesure où les États bailleurs de fonds sont de plus réticents à ouvrir les cordons de la bourse. «Structurellement, l’investissement en Afrique est très difficile» en raison de la multitude de petits pays entretenant de faibles relations commerciales entre eux, estime Gilles Garcia, un porte-parole de la BM à Paris. «C’est un continent qui part avec un handicap». L’Afrique en est au stade où se trouvait l’Asie il y a 20 ou 30 ans. Toutefois «il y a des opportunités». «Il faut être sélectif... il faut choisir son pays, il faut choisir son secteur». Avec l’aide de la Banque mondiale, «on réduit les risques», dit-il. Le bras armé de la banque dans le secteur privé est la Société financière internationale (SFI), principale source d’investissement étranger direct en Afrique, et son Agence multilatérale de garantie des investissements offre des garanties contre le risque politique. Les flux de capitaux privés à long terme vers l’Afrique ont doublé en 1997 passant à 8 milliards de dollars contre 4 mds en 1996, mais ne représentent toujours qu’une faible part des 256 milliards de dollars de flux totaux vers les pays en développement, selon les chiffres de la BM. «L’Afrique doit attirer plus d’investissements, pas seulement des étrangers mais des Africains eux-mêmes», selon la banque. «Quelque 37 % des avoirs africains sont détenus dans d’autres régions», a indiqué la banque dans son rapport annuel 1998. L’investissement étranger direct en Afrique est tombé à 4,8 milliards de dollars l’an dernier contre 5,2 milliards en 1997, dont la moitié attirés par les privatisations, en raison de la défiance des investisseurs étrangers à l’égard des pays émergents. Selon la banque, les pays qui veulent attirer l’investissement privé doivent suivre de bonnes politiques économiques. «Les investisseurs restent préoccupés par la stabilité économique et sociale, en dépit d’une perception plus favorable de l’Afrique qu’il y a quelques années», selon un document préparé pour la réunion.
La Banque mondiale va s’associer au secteur privé lundi pour tenter d’encourager l’investissement privé en Afrique face à la diminution de l’aide publique au développement. La banque va héberger à Paris une conférence d’une journée intitulée “Partenaires du secteur privé pour l’Afrique”, en collaboration avec le Centre français du commerce extérieur et l’organisation patronale française Medef. Plus de 100 entreprises européennes devraient être représentées à cette première réunion de mobilisation du secteur privé. Un certain nombre de responsables de la Banque mondiale, dont Jean-Louis Sarbib, vice-président pour l’Afrique, expliqueront de quelle manière la BM peut aider à accroître les investissements en Afrique. L’augmentation de l’investissement privé et l’intégration de l’Afrique...