Conserver son tonus, sa forme, sa tête, son indépendance... Existe-t-il un vœu plus légitime? Malgré les années qui s’enfuient, tout le monde à partir d’un certain âge s’aperçoit qu’il s’agit d’un capital qui s’amenuise. Pourtant les moyens existent, permettant de continuer à croquer la vie à belles dents tout en prenant de l’âge. On a longtemps cru, il est vrai, que le vieillissement s’accompagnait fatalement d’une diminution des grandes fonctions de l’organisme telles que le débit cardiaque ou la fonction rénale. Or des études récentes montrent que si l’on exclut les sujets âgés malades, d’une population donnée, cette corrélation n’est plus de mise. Ce n’est donc pas l’âge en lui-même qui est en cause mais la maladie. Or beaucoup d’affections associées au vieillissement peuvent de nos jours être évitées, au moins en partie. Apprendre à bien vieillir Selon le Dr Renée Sabag-Lanoë, gérontologue et coauteur d’un ouvrage sur l’âge et la santé, il est très important à partir d’un certain âge de se renseigner sur les moyens disponibles permettant de préserver au mieux sa santé. Les règles sont certes archiconnues: pratiquer une activité physique, se faire suivre par son médecin, se nourrir de façon saine et équilibrée. Mais depuis peu arrivent sur le marché des remèdes contre l’usure et des traitements qui permettent de s’opposer à l’âge avec des moyens précis. Leur efficacité est relative, et le manque de recul incite à la prudence. C’est le cas pour la DHEA, l’hormone de croissance, ou la mélatonine. En revanche, les traitements substitutifs hormonaux apportent un plus que les générations précédentes n’ont pas connu. En fait, la qualité du vieillissement se cultive comme la forme ou l’apparence. Au jour le jour, en essayant de mettre toutes les chances de son côté. L’inégalité génétique Il existe toutefois un fait dont il faut absolument tenir compte: l’inégalité génétique. Certaines personnes vieillissent plus mal et plus vite que d’autres. Les plus mal loties connaissent des problèmes, des marques d’usure, d’accidents de santé plus précocement ou plus gravement que d’autres. Mais rien n’empêche qu’on agisse sur ce qui est de son propre ressort. Pour cela, il faut avoir accès à une information adéquate. Il a été prouvé que les populations informées sont celles qui se portent le mieux car elles savent mieux se prendre en charge. Le niveau socioéconomique joue un rôle assurément prépondérant. Les riches, éduqués, avertis et soignés ne s’usent pas de la même manière que les crève-la-faim dans leurs taudis. Mais là, c’est toute une autre histoire...
Conserver son tonus, sa forme, sa tête, son indépendance... Existe-t-il un vœu plus légitime? Malgré les années qui s’enfuient, tout le monde à partir d’un certain âge s’aperçoit qu’il s’agit d’un capital qui s’amenuise. Pourtant les moyens existent, permettant de continuer à croquer la vie à belles dents tout en prenant de l’âge. On a longtemps cru, il est vrai, que le vieillissement s’accompagnait fatalement d’une diminution des grandes fonctions de l’organisme telles que le débit cardiaque ou la fonction rénale. Or des études récentes montrent que si l’on exclut les sujets âgés malades, d’une population donnée, cette corrélation n’est plus de mise. Ce n’est donc pas l’âge en lui-même qui est en cause mais la maladie. Or beaucoup d’affections associées au vieillissement peuvent...
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