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Actualités - Chronologie

Revue hebdomadaire des marchés Accalmie à Beyrouth

Le calme a régné cette semaine sur le marché des changes de Beyrouth dont l’évolution a été caractérisée par une certaine contraction de l’offre du dollar en rapport avec le manque d’intérêt manifesté par la demande particulière à se placer en cette monnaie en dehors des besoins commerciaux de la clientèle. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) continuait à être la plus déterminante de la tendance du marché. Celle-ci, toujours soucieuse de préserver la stabilité monétaire, a procédé régulièrement tous les jours de lundi à vendredi à l’achat du billet vert à 1 501,00 LL tout en le proposant, quoique théoriquement, à 1 514,00 LL. Cela étant, le dollar a dû se maintenir invariablement au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant toute cette période, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais eu égard à la réticence de la demande et à l’abondance relative de l’offre, il s’est pratiquement négocié dans les échanges interbancaires au bas de la fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle. En effet, les établissements de crédit de la place ont été amenés à céder le billet vert à la BDL à 1 501,00 LL, indique-t-on de sources cambistes. Mais il n’en demeure pas moins que l’activité du marché est demeurée restreinte avec un volume d’affaires sur la semaine ne dépassant pas quelque trente millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1 501,00 LL. Reprise du dollar avec Wall Street À l’étranger, le dollar a refait surface cette semaine sur les marchés des changes internationaux grâce à une reprise de Wall Street et à la publication de données économiques américaines moins inquiétantes que prévu. L’euro est quant à lui reparti à la baisse déçu par des indicateurs allemands sur le climat des affaires (IFO) et l’inflation, alors que la Banque centrale européenne (BCE) a opté pour un nouveau maintien des taux d’intérêt. La livre sterling a terminé la semaine également en baisse face au billet vert après être pourtant montée brièvement la veille à un nouveau plus haut depuis décembre 1998. Contrairement à ce que craignaient beaucoup d’investisseurs autour de la date anniversaire du krach de 1987, Wall Street n’a pas poursuivi sa dégringolade cette semaine et le dollar a pu reprendre son souffle. Les investisseurs, inquiétés par la forte hausse des prix à la production, révélée la semaine dernière, ont été rassurés cette semaine par ceux à la consommation qui ont correspondu exactement aux prévisions. L’inflation a augmenté de 0,4 % en septembre après une hausse de 0,3 % en août. De même, les opérateurs ont été agréablement surpris par la contraction du déficit commercial américain en août, annoncée mercredi. Selon certains économistes, cette première réduction depuis avril pourrait marquer un renversement de tendance et donne l’espoir d’une amélioration durable. À cet égard, il est à signaler que le déficit de la balance des biens et services des États-Unis a diminué de 3,2 % pour s’établir à 24,1 milliards de dollars comparativement à juillet. Ces indicateurs ont donc quelque peu apaisé les spéculations sur une nouvelle hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine (Fed) à l’occasion de la prochaine réunion de son comité de l’open market le 16 novembre. Par ailleurs, et contrairement aux prévisions des économistes, qui tablaient sur une nouvelle amélioration, le climat des affaires est resté inchangé au mois de septembre en Allemagne, le baromètre de l’institut de conjoncture munichois IFO publié mercredi s’élevant à 95,4 points, comme en août. De plus, selon des indices provisoires publiés hier, les prix à la consommation sont restés très sages en octobre dans cinq grands États régionaux allemands, ce qui a tendance à semer le doute quant à la possibilité d’une hausse prochaine des taux d’intérêt par la BCE qui a choisi cette semaine de laisser une nouvelle fois sa politique monétaire inchangée. Même sentiment au Royaume-Uni après l’annonce d’une progression plus faible que prévu des ventes de détail britannique le mois dernier, écartant tout prochain relèvement du loyer de l’argent en novembre. Cela étant, la perspective d’un statu quo monétaire aux États-Unis est donc de nature à soutenir Wall Street et par répercussion le dollar, contrairement au maintien en l’état des taux d’intérêt par la BCE ou la Banque d’Angleterre qui tend à affecter l’euro et le sterling. En effet, le billet vert est parvenu à achever cette semaine hier, à New York, sur un ton soutenu par rapport à la fin de la semaine précédente, et ce, comme suit : – 1,0668 pour un euro contre 1,0890, vendredi dernier – 1,6570 pour un sterling contre 1,6715 – 1,8335 DM contre 1,7960 – 6,1485 FF contre 6,0235 – 1,4995 FS contre 1,4585 – 1 814,95 lires contre 1 778,05 – 106,00 yens contre 105,40. Bourse de Beyrouth : nouvelle baisse À la Bourse de Beyrouth, la tendance de la cote libanaise s’est encore effritée cette semaine en l’absence toujours d’intérêt pour les placements en valeurs mobilières. De fait, la baisse des actions B de Solidere de 7 1/8 à 7,00 dollars et de celles de la Byblos Bank de 2 1/4 à 2 1/8 dollars, dans une proportion plus grande que la hausse des actions nominatives des Ciments blancs de 1 7/8 à 1 15/16 dollar et de Bou Khalil Markets de 1 1/2 à 1 3/4 dollars, a finalement déterminé la tendance dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,08 % à 74,74 points contre 74,80 points à la fin de la semaine dernière de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné aussi 0,46 % à 177,00 points contre 177,81 points pendant la même période. Ce mouvement s’est encore une fois déroulé dans des volumes d’affaires de plus en plus restreints ne dépassant pas au total sur la semaine quelque 127 184 actions d’une valeur globale de 481 237 dollars contre 249 330 actions d’une valeur globale de 683 495 dollars la semaine dernière. Reprise des grandes Bourses sous la conduite de Wall Street Sur les autres places boursières internationales, les investisseurs se sont réjouis par l’accord intervenu entre la Maison-Blanche et la majorité républicaine au Congrès américain sur la réforme de la législation bancaire aux États-Unis qui va supprimer les barrières entre banques, assureurs et maisons de titres. Ce développement n’a pas tardé à relancer des spéculations à la hausse des valeurs bancaires et d’assurances qui se sont envolées, entraînant dans leur sillage le restant de la cote américaine et faisant oublier aux opérateurs l’avertissement lancé mercredi soir par le patron d’IBM sur ses résultats pendant les deux prochains trimestres en raison des retards de commandes liées au bogue de l’an 2000. Ainsi, la mauvaise impression laissée par IBM sur l’ensemble du secteur de la haute technologie s’est estompée. Il en est de même du secteur du tabac qui a renoué avec la hausse après que les opérateurs eurent excessivement anticipé la décision de la Cour d’appel de Miami d’autoriser une action collective en justice des victimes du tabac qui pourrait coûter plus de 300 milliards de dollars aux fabricants de cigarettes à titre d’indemnisation aux consommateurs de tabac. De leur côté, les pétrolières ont été également en hausse dans le sillage des cours du brut sur les marchés mondiaux ainsi que les valeurs de la distribution et de la pharmacie. De fait, toutes les grandes valeurs américaines ont été finalement recherchées, tirant l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles de 10 019,71 points à la fin de la semaine dernière à 10 489,56 points en préclôture hier, marquant une hausse de 4,69 % d’une huitaine à l’autre. Dans ce contexte, les places européennes se sont nettement redressées aussi au cours d’une semaine irrégulière sous l’influence de Wall Street d’un côté et de nouvelles contradictoires sur l’orientation des taux d’intérêt dans la zone euro d’un autre côté. À cet égard, les investisseurs ont été sensibilisés par les propos attribués a des membres éminents de la BCE, tels que le chef économiste de cette banque Otmar Issing et du gouverneur de la Banque de France Jean-Claude Trichet, préparant l’opinion à une prochaine hausse des taux d’intérêt. Ces déclarations, qui avaient déprimé la tendance jusqu’au milieu de la semaine, devaient ensuite céder la place à d’autres données optimistes tels que les chiffres sur l’inflation en Allemagne qui sont venus exclure toute perspective de resserrement monétaire en Europe et renverser la tendance des grandes Bourses européennes. En effet, l’indice Footsie des 100 principales valeurs de la Bourse de Londres est parvenu à achever la semaine hier en hausse de 2,57 % à 6 058,90 points contre 5 907,30 points à la fin de la semaine dernière. Il en est de même de l’indice Extra Dax de la Bourse de Francfort qui a progressé de 3,69 % à 5 375,75 points contre 5 184,23 points et de l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris qui s’est adjugé en hausse de 3,39 % à 4 677,80 points contre 4 524,42 points pendant la même période.
Le calme a régné cette semaine sur le marché des changes de Beyrouth dont l’évolution a été caractérisée par une certaine contraction de l’offre du dollar en rapport avec le manque d’intérêt manifesté par la demande particulière à se placer en cette monnaie en dehors des besoins commerciaux de la clientèle. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) continuait à être la plus déterminante de la tendance du marché. Celle-ci, toujours soucieuse de préserver la stabilité monétaire, a procédé régulièrement tous les jours de lundi à vendredi à l’achat du billet vert à 1 501,00 LL tout en le proposant, quoique théoriquement, à 1 514,00 LL. Cela étant, le dollar a dû se maintenir invariablement au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant toute cette période, comme depuis le 9 septembre...