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Actualités - Biographies

Carlos Ghosn : l'homme des réformes radicales(photo)

Carlos Ghosn, directeur général de Nissan après sa reprise par Renault en mars dernier, est fidèle à sa méthode en appliquant à l’entreprise japonaise la même rigueur que celle appliquée depuis deux ans au constructeur automobile français. Brésilien de naissance et libanais d’origine, cet homme de 45 ans est surnommé le cost-killer depuis la fermeture de l’usine Renault à Vilvorde en Belgique en février 1997. Il a été débauché de chez Michelin en 1996 par le PDG du constructeur français, Louis Schweitzer, qui l’a placé en position de dauphin virtuel. Entré chez Michelin à 24 ans après avoir étudié dans deux grandes écoles françaises (Polytechnique et l’École des mines de Paris), il passe 18 ans chez le fabricant de pneus. Il y occupe successivement les fonctions de chef de fabrication, de directeur d’usine et de responsable du centre de recherche et de développement des gros pneus, situé près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). En 1985, François Michelin le nomme directeur général de Michelin Brésil, fonctions qu’il exercera pendant quatre ans avant de devenir, en février 1989, président de Michelin Amérique du Nord. Il sera alors chargé de fusionner les usines d’Uniroyal Goodrich avec celles de la firme française, exerçant tous ses talents de négociateur pour traiter avec les puissants syndicats américains et, mission de confiance, de veiller à la formation industrielle d’Édouard Michelin, le fils et successeur désigné de François Michelin. En février 1996, il devient directeur de la ligne de produits mondiale pneus tourisme et camionnette, mais quitte Michelin à l’automne de la même année pour devenir le bras droit, et possible successeur, de Louis Schweitzer chez Renault. Il est nommé directeur général adjoint du constructeur automobile français en décembre 1996 avec la responsabilité notamment des pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay). Il devient membre du comité exécutif de Renault. En pendant au caractère réservé de Louis Schweitzer, il apporte un électrochoc dans une entreprise qui a basculé dans le secteur privé il y a moins de trois ans (juillet 1996). Cet homme polyglotte, à l’intelligence aiguë et à l’énergie débordante va soutenir activement le président de la marque française dans deux gros chantiers: l’internationalisation de Renault et la réduction des coûts de fabrication. L’objectif de réduire de 457 euros en moyenne le prix de revient des voitures est atteint fin 1997, après la fermeture de l’usine belge de Vilvorde, et un nouveau plan d’économies de 3,05 milliards d’euros sur trois ans (1998-2000) est lancé. Après l’alliance avec Nissan, qui permet à Renault de prendre 36,8 % du capital du constructeur japonais, Carlos Ghosn est envoyé en mission à Tokyo puis nommé, en juin dernier, directeur général du groupe par l’assemblée générale des actionnaires. Cet homme marié, père de 4 enfants, n’est pas le dernier à faire la fête. Pour l’inauguration de l’usine de Curitiba au Brésil en décembre dernier, il était resté toute la nuit avec les dizaines de milliers de personnes venues écouter la vedette brésilienne Caetano Veloso.
Carlos Ghosn, directeur général de Nissan après sa reprise par Renault en mars dernier, est fidèle à sa méthode en appliquant à l’entreprise japonaise la même rigueur que celle appliquée depuis deux ans au constructeur automobile français. Brésilien de naissance et libanais d’origine, cet homme de 45 ans est surnommé le cost-killer depuis la fermeture de l’usine Renault à Vilvorde en Belgique en février 1997. Il a été débauché de chez Michelin en 1996 par le PDG du constructeur français, Louis Schweitzer, qui l’a placé en position de dauphin virtuel. Entré chez Michelin à 24 ans après avoir étudié dans deux grandes écoles françaises (Polytechnique et l’École des mines de Paris), il passe 18 ans chez le fabricant de pneus. Il y occupe successivement les fonctions de chef de fabrication, de directeur...