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Actualités - Reportages

Médecine - Rentrée scolaire, changement de saison Ces vitamines indispensables aux enfants(photo)

La rentrée scolaire rend les enfants en bas âge particulièrement vulnérables à un large éventail de maladies et de maux plus ou moins graves. Et pour cause : après plus de trois mois de vacances passées en plein air et dans une atmosphère ensoleillée (donc saine), les élèves sont à nouveau contraints, dès le début du mois d’octobre, de rester cantonner dans des salles fermées. Les enfants sont, de plus, en contact étroit avec de larges groupes de camarades, ce qui accroît les risques de contamination. Il s’ensuit que l’élève contracte rapidement, dès la rentrée scolaire, toutes sortes de maladies et d’affections : grippes, otites, rhumes (voir «L’Orient-Le Jour» du jeudi 7 octobre). Ce traditionnel problème qui se pose aux enfants (et aux parents) à chaque rentrée scolaire est souvent accentué par le changement de saison, du fait des premiers froids de l’automne. Pour faire face à l’inévitable apparition des maladies et affections propres à la rentrée scolaire et à l’avènement d’une saison nouvelle, le recours aux vitamines fondamentales est parfois salutaire, sans compter qu’il est indispensable au développement équilibré de l’enfant. D’où l’utilité d’un rappel succinct et rapide de l’éventail des vitamines de base indispensables à la bonne santé physique et morale de l’enfant. Nous préciserons, en passant, dans quels aliments ces vitamines se trouvent le plus fréquemment. La vitamine A Elle assure une croissance normale et un bon développement de l’organisme. Elle est nécessaire pour une peau saine et une bonne vision. La vitamine A peut être trouvée sous deux formes : – La vitamine A active, ou rétinol, d’origine uniquement animale, présente en grandes quantités dans le foie d’animaux, le lait, le jaune d’œuf. – Les caroténoïdes, ou provitamines A (molécules qui, une fois à l’intérieur de l’organisme humain, sera convertie en vitamine A active ). Elle existe dans le règne végétal : les légumes et les fruits colorés (carottes, tomates, épinards, melons, mangues, abricots …), consommés frais, en sont les sources principales. Les nutritionnistes recommandent de consommer ces végétaux crus plutôt que cuits, car la cuisson détruit une bonne partie de la précieuse vitamine. Mieux encore, les caroténoïdes présentent un avantage sur la vitamine A d’origine animale : celui de ne pas être accompagné de cholestérol, inévitablement ingéré avec le rétinol, d’origine animale. De plus, il n’y a aucun risque d’hypervitaminose A dans la surconsommation des végétaux recelant cette vitamine. On recommande un apport d’environ 6 à 7 mg par jour, ce qui correspond à environ 150 g de carottes ou d’épinards, 200 à 400 g de mangue, melon, abricot. Une carence en vitamine A entraînerait, entre autres, des troubles visuels, une vision crépusculaire basse et des problèmes dermatologiques. La vitamine C Dénommée aussi acide ascorbique, sa carence entraîne le scorbut, une maladie disparue de nos jours et qui frappait les marins qui restaient de longs mois au large, privés de végétaux frais. Elle a de particulier d’être instockable dans l’organisme, d’où la nécessité d’apports fréquents, voire journaliers, par l’alimentation : les légumes et les fruits frais, tels que le choux, le poivron, les navets, les tomates, les pommes de terre, les fraises et les agrumes ainsi que les fruits tropicaux (mangue, goyave, ananas, papaye) sont de bonnes sources de vitamine C. Objet de nombreuses études, on lui a trouvé, comme pour la vitamine A, des propriétés antioxydantes, et des effets anticancérigènes. De plus, l’activité immunostimulante de cette vitamine a été depuis longtemps largement démontrée. La vitamine C est nécessaire pour de multiples fonctions vitales, entre autres pour la formation des dents et des os, et pour le travail musculaire. Le Dr Linus Pauling (prix Nobel 1954) propose de traiter par des mégadoses de vitamine C les rhumes et autres maladies. Mais aucune étude sérieuse n’est venue étayer sa thèse. Les tocophérols ou vitamine E Troisième membre du trio antioxydant A, C, E et le plus puissant, on lui conférait dans le temps des propriétés fertilisantes. Mais on n’ajoute plus guère foi à cette renommée. Cette théorie tire son origine d’une étude qui a été menée sur des rats de laboratoire initialement stériles et auxquels on a administré de la vitamine E en grandes quantités (huile de germe de blé) : résultat, ils sont devenus fertiles. Malheureusement, cela n’est pas possible chez l’homme. Actuellement, il a été prouvé scientifiquement que cette molécule a la propriété salvatrice de piéger les radicaux libres et de réduire ainsi les dégâts dans nos cellules. Or l’accumulation de dégâts cellulaires serait l’une des causes clés du vieillissement, d’où l’enthousiasme des savants qui clament avoir trouvé le secret de la fontaine de Jouvence ou «l’élixir de vie». Et cela prouve que la théorie première n’était pas totalement dépourvue de véracité puisque longue vie et fertilité sont indissociables. Selon plusieurs études, le risque d’angine de poitrine serait 2 à 3 fois plus grand chez les personnes présentant une concentration sanguine très basse en vitamine E. Les tocophérols sont retrouvés principalement dans les huiles végétales, mais aussi dans certains végétaux verts, les œufs, poissons, noix, viandes, «soy beans», le germe de blé et les céréales complètes. De plus, cette vitamine est régénérée par l’action de sa comparse, la vitamine C. En présence de cette dernière, l’action de la vitamine E se trouve décuplée. Certains signes de la déficience en vitamine E : la fatigue, la paralysie oculaire partielle et des dommages neurologiques. La vitamine D ou cholécalciférol Cette substance a la particularité d’être en grande partie fabriquée dans le tissu adipeux (ou graisse) sous-cutané, à partir d’un dérivé du cholestérol, sous l’action des rayons ultraviolets solaires. La quantité de soleil et la durée d’exposition nécessaire pour la formation de la quantité voulue de vitamine D varient selon l’âge, la latitude géographique (plus on est proche de l’Équateur, plus l’intensité des rayons solaires augmente et plus court est le temps d’exposition nécessaire à la formation de cette quantité), et la pigmentation de la peau (les personnes ayant une peau claire ont moins besoin d’ensoleillement, alors que plus on est brun plus la quantité de rayons UV nécessaire est grande). Une bonne petite marche au soleil est aussi bonne pour le corps que pour l’esprit et le moral. Attention : il ne s’agit pas d’exagérer et d’exposer notre peau trop longtemps aux rayons solaires sous prétexte que cela nous enrichit en vitamine D, car cela peut entraîner des lésions qui mèneraient au cancer de la peau. Cette vitamine possède des propriétés multiples et elle agit de pair avec un minéral vital : le calcium. Disons, pour résumer ces propriétés, qu’elle est nécessaire à l’absorption du calcium dans l’intestin et pour la déposition calcique dans les os et les dents. Elle est donc inévitablement indispensable dans le traitement de l’ostéoporose, à côté du calcium. Au Liban, où une grande variété de produits laitiers est disponible (labné, laban, fromages …) et où le climat est ensoleillé, l’incidence de l’ostéoporose est de loin moindre par rapport à d’autres régions du globe comme les pays nordiques par exemple. On trouve cette vitamine dans les poissons gras (thon, etc.), huiles de foie de poissons, jaune d’œuf, foie de veau et de bœuf, produits laitiers. La vitamine K Nécessaire à la formation dans le foie de facteurs de coagulation, elle possède donc une action antihémorragique. Elle peut être fabriquée dans l’organisme par les bactéries (flore) de l’intestin. On la retrouve dans les aliments tels que le foie animal, les céréales, la luzerne et les légumes frais : épinards, choux, carottes. Pour l’adulte, des doses de 100 mg par jour environ sont requises, soit 30 à 60 g de choux ou d’épinards, ou 100 à 500 g de viande par exemple. La carence de cette vitamine est rare chez l’adulte et n’a lieu que dans les cas d’anomalie de l’absorption intestinale par exemple, ou suite à un traitement antibiotique prolongé couplé à une alimentation déséquilibrée. Le complexe B La vitamine B1 ou thiamine fut la première vitamine découverte. Elle joue un rôle-clé dans la production d’énergie par l’organisme à partir du glucose. La déficience poussée en thiamine cause le redoutable béribéri (devenu rarissime de nos jours ), expression sri lankaise signifiant «je ne peux pas, je ne peux pas». Il convient de savoir que cette maladie se traduit par une perte de mémoire, une faiblesse musculaire, une grande fatigue, une perte d’appétit et une atteinte cardio-vasculaire. À l’image du béribéri historique et lointain se substitue désormais celle de carences plus subtiles, à multiples facettes cliniques. De nos jours, une déficience en thiamine est associée entre autres à des troubles cardio-vasculaires et à des désordres nerveux. Cette vitamine est d’origine exclusivement exogène : elle doit être apportée par les aliments tels que les céréales complètes, le pain complet, le soja, la levure de bière. Le raffinage appauvrit les farines en thiamine. Les apports d’origine animale sont représentés par le foie, les reins, les œufs, le lait, les poissons. La congélation des aliments ne modifie pas leur teneur en vitamine B1 alors que la cuisson, au contraire, entraîne une déperdition importante de cette vitamine. Comme la vitamine C, elle n’est pas stockée dans l’organisme, les apports doivent donc être quotidiens. Les apports quotidiens recommandés par le comité mixte FAO/OMS sont normalement couverts par une alimentation variée et équilibrée. Il n’existe pas d’hypervitaminose B1. La vitamine B12 : elle provient exclusivement d’aliments d’origine animale : foie, reins, poissons, œufs, lait. Avis aux végétariens stricts : un supplément de vitamine B12 serait recommandé. Elle est nécessaire en quantités infimes à une bonne synthèse des protéines et au bon fonctionnement nerveux, ainsi qu’à la maturation des globules rouges. L’acide folique : indispensable à la formation des protéines et de l’hémoglobine, il est contenu dans la viande, les légumes verts, les légumineuses et les céréales complètes. Fragile, il est facilement détruit à la température ambiante et par la cuisson. Les carences sont rarissimes. Il peut être stocké dans le foie. Il n’est donc pas nécessaire de le consommer quotidiennement. Les autres vitamines B (B2, B3, B5, B6, B8) sont importantes pour la croissance et un bon fonctionnement nerveux. Les principales sources sont le foie, les céréales complètes ou enrichies, la viande, le pain, le thon et le saumon, les légumes et les bananes. En conclusion, il reste à dire que les vitamines ont une action synergique, et qu’un bon apport vitaminique général est nécessaire pour un développement équilibré de l’organisme. Les carences en vitamines sont devenues rares de nos jours. Cependant, subsistent les subcarences, aux symptômes beaucoup moins spectaculaires, mais toujours néfastes pour l’organisme. Le moyen le plus simple et le plus sûr de ne pas manquer de ces substances vitales demeure une alimentation équilibrée et variée, de loin préférable à une supplémentation pharmaceutique hasardeuse car une telle supplémentation à doses non nutritionnelles ne serait pas sans risque d’accidents.
La rentrée scolaire rend les enfants en bas âge particulièrement vulnérables à un large éventail de maladies et de maux plus ou moins graves. Et pour cause : après plus de trois mois de vacances passées en plein air et dans une atmosphère ensoleillée (donc saine), les élèves sont à nouveau contraints, dès le début du mois d’octobre, de rester cantonner dans des salles fermées. Les enfants sont, de plus, en contact étroit avec de larges groupes de camarades, ce qui accroît les risques de contamination. Il s’ensuit que l’élève contracte rapidement, dès la rentrée scolaire, toutes sortes de maladies et d’affections : grippes, otites, rhumes (voir «L’Orient-Le Jour» du jeudi 7 octobre). Ce traditionnel problème qui se pose aux enfants (et aux parents) à chaque rentrée scolaire est souvent accentué par...