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Actualités - Communiques Et Declarations

Hawatmeh : oui, sous conditions, à un Etat israélien

Nayef Hawatmeh, dirigeant du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), a laissé entendre qu’il était prêt à reconnaître Israël une fois que l’État hébreu aurait conclu un accord de paix définitif avec le président palestinien Yasser Arafat. Il a cependant souligné qu’une reconnaissance serait prématurée avant que les discussions israélo-palestiniennes sur le statut final soient parvenues à une conclusion positive. «Si nous réglons tous les problèmes pour parvenir à un accord global de paix conformément aux résolutions des Nations unies (...) il y aura deux États dans la Palestine historique ; un État palestinien, dont les frontières sont celles du 4 juin 1967, et l’État israélien», a noté Hawatmeh. L’accord global de paix, a-t-il ajouté, implique l’autodétermination et le droit des réfugiés palestiniens à revenir dans leur patrie. «Mais pour l’instant, nous ne pouvons mettre la charrue avant les bœufs, il nous faut attendre», a dit M. Hawatmeh alors qu’il se préparait à rencontrer dans un hôtel d’Amman une délégation de trois députés arabes de la Knesset conduite par Mohammed Barakah, chef du Front démocratique pour la paix et l’égalité. Les discussions ont porté principalement sur le processus de paix et sur les affaires de la communauté arabe d’Israël, forte d’un million de personnes. M. Hawatmeh, qui s’était opposé avec vigueur à l’accord de paix israélo-palestinien d’Oslo, en 1993, a amorcé un changement de stratégie en serrant la main du président israélien Ezer Weizman lors des funérailles du roi Hussein de Jordanie, en février dernier. Et lorsque la Syrie a demandé aux groupes radicaux basés à Damas de se préparer à déposer les armes, Hawatmeh a rencontré Arafat au Caire, en août, après une brouille de six ans. Lors de cette rencontre, il a déclaré que le FDLP était prêt à participer aux négociations avec Israël sur le statut définitif, qui devraient reprendre dans les prochains mois. Une deuxième série de discussions de réconciliation devraient réunir Hawatmeh et Arafat à Amman au début du mois prochain. Le revirement de Hawatmeh lui a valu, à la demande d’Arafat, d’être autorisé par Israël à revenir dans les territoires sous administration palestinienne tandis que les États-Unis retiraient le FDLP de leur liste des «organisations terroristes». Cependant, Hawatmeh dit ne pas avoir l’intention de retourner en Cisjordanie ou à Gaza tant qu’Israël ne lui garantit pas la liberté de mouvements dans les territoires palestiniens et ne reconnaît pas le droit des réfugiés au retour.
Nayef Hawatmeh, dirigeant du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), a laissé entendre qu’il était prêt à reconnaître Israël une fois que l’État hébreu aurait conclu un accord de paix définitif avec le président palestinien Yasser Arafat. Il a cependant souligné qu’une reconnaissance serait prématurée avant que les discussions israélo-palestiniennes sur le statut final soient parvenues à une conclusion positive. «Si nous réglons tous les problèmes pour parvenir à un accord global de paix conformément aux résolutions des Nations unies (...) il y aura deux États dans la Palestine historique ; un État palestinien, dont les frontières sont celles du 4 juin 1967, et l’État israélien», a noté Hawatmeh. L’accord global de paix, a-t-il ajouté, implique l’autodétermination et le...