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Actualités - Biographies

Pervez Musharraf : un ancien commando à la carrière exemplaire(photo)

Le général Pervez Musharraf, qui a décrété l’état d’urgence et s’est attribué dans la nuit de jeudi à vendredi le pouvoir exécutif au Pakistan, deux jours après avoir renversé le Premier ministre Nawaz Sharif, assume désormais les pleins pouvoirs au Pakistan. Il avait renversé M. Sharif mardi soir, quelques heures après que ce dernier eut décidé de le limoger. Il avait été nommé chef de l’armée en octobre 1998 après une carrière exemplaire. Le général Musharraf, 58 ans, dont les différends avec M. Sharif – notamment sur les récents développements au Cachemire – ont alimenté les chroniques ces dernières semaines, a commencé sa carrière comme officier dans les forces spéciales (Special Service Group). Après sept ans dans les commandos, en 1964, il a servi dans l’artillerie avant de commander une brigade d’infanterie puis une division blindée d’artillerie. Il a aussi commandé une division d’infanterie. Le général Musharraf a participé à la guerre indo-pakistanaise de 1965 pendant laquelle il a gagné une solide réputation et quelques-unes des décorations les plus prestigieuses de son pays. Le général, qui est d’ailleurs un Mohadjir (un musulman ourdophone qui a quitté l’Inde lors de la partition de 1947 pour s’établir au Pakistan) est diplômé de la prestigieuse école et faculté de commandement de Quetta (Balouchistan, ouest du pays) et de l’école de guerre du Collège national de défense. Il a aussi suivi des cours dans des institutions militaires britanniques. Ce général portant fines lunettes et moustaches avait été nommé chef de l’armée de terre par Nawaz Sharif, en remplacement du général Jahangir Karamat, poussé par M. Sharif à la démission après avoir critiqué la politique du gouvernement et appelé à la création d’un Conseil national de sécurité qui aurait regroupé des civils et des militaires pour conduire les affaires du pays. Le général Musharraf cumulait ces fonctions, depuis avril dernier, avec celles, plus honorifiques, de chef de l’état-major interarmes. Il y a deux semaines, M. Sharif l’avait reconduit dans ces dernières fonctions en précisant qu’en agissant ainsi, il entendait «couper court» aux rumeurs faisant état de dissensions entre eux et de changement dans la haute hiérarchie militaire. La capitale pakistanaise en effet bruissait de rumeurs ces dernières semaines, selon lesquelles les dissensions entre les deux hommes étaient arrivées à un point de rupture, notamment après le retrait, ordonné par Nawaz Sharif, des combattants qui luttaient contre l’armée indienne dans le nord du Cachemire, alors que les deux pays étaient au bord d’une nouvelle guerre. Depuis la première semaine de mai de cette année, en effet, des séparatistes musulmans ont combattu l’armée indienne à Kargil et Drass, dans le nord du Cachemire, pendant 10 semaines. Le crise a été réduite quand M. Sharif, sous la pression des États-Unis, a retiré les combattants, ce que l’armée, qui soutient les séparatistes, ne lui a sans doute pas pardonné.
Le général Pervez Musharraf, qui a décrété l’état d’urgence et s’est attribué dans la nuit de jeudi à vendredi le pouvoir exécutif au Pakistan, deux jours après avoir renversé le Premier ministre Nawaz Sharif, assume désormais les pleins pouvoirs au Pakistan. Il avait renversé M. Sharif mardi soir, quelques heures après que ce dernier eut décidé de le limoger. Il avait été nommé chef de l’armée en octobre 1998 après une carrière exemplaire. Le général Musharraf, 58 ans, dont les différends avec M. Sharif – notamment sur les récents développements au Cachemire – ont alimenté les chroniques ces dernières semaines, a commencé sa carrière comme officier dans les forces spéciales (Special Service Group). Après sept ans dans les commandos, en 1964, il a servi dans l’artillerie avant de commander...