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Actualités - Chronologie

Les ex-détenus accueillis en héros(photos)

Par des chants, des rafales d’armes automatiques tirées en l’air et des youyous de joie, des centaines de Palestiniens ont accueilli «en héros» hier à Gaza des dizaines de prisonniers palestiniens et arabes qu’Israël venait de libérer. Parents, amis ou simples sympathisants de mouvements palestiniens ont laissé éclater leur joie à l’approche des autobus ramenant les ex-détenus qui, pour certains, étaient sous les verrous depuis vingt ans. Dès l’arrivée vers 08h30 locales de deux autobus transportant environ 80 ex-prisonniers au siège du Comité de liaison palestino-israélien à Nahal Oz, des youyous de joie ont fusé dans l’air mélangés à des coups de feu tirés par la foule défiant une interdiction de la police palestinienne. Brandissant des drapeaux palestiniens, la foule a débordé deux barrages de la police en scandant : «Nous vous libérerons tous», «Il faut libérer Jérusalem». Des cercles de chants et de danses folkloriques se sont spontanément formés devant le poste de contrôle israélien dans l’attente que les détenus descendent un par un des autobus israéliens et prennent place à bord de deux bus palestiniens que suivaient deux ambulances. La foule en liesse a bloqué le passage aux autobus, dégageant par leurs fenêtres ceux qu’elle attendait depuis si longtemps. «C’est un jour de joie et de bonheur pour les Arabes et les Palestiniens», a lancé le ministre palestinien chargé des prisonniers, Hicham Abdelrazek, à l’adresse de la foule, rassemblée à Nahal Oz, point de passage entre Israël et la bande de Gaza, où ont été remis quelque 80 des 151 prisonniers libérés. «Nous vous libérerons tous», «Il faut libérer Jérusalem», «Barak (le Premier ministre israélien Ehud Barak), Barak, les prisonniers n’abandonneront pas le combat», scandait la foule rassemblée à Nahal Oz. «Je suis heureux d’être sorti», a déclaré Ali al-Baiti, un Irakien, qui était en prison depuis 20 ans. «Les conditions de détention sont très mauvaises», a-t-il dit. Ali al-Baiti est l’un d’une quarantaine de ressortissants arabes libérés par Israël, qu’il avait arrêtés alors qu’ils combattaient dans les rangs de l’OLP. Six sont Égyptiens et cinq Jordaniens, les autres venant d’Irak, du Liban, de Libye, de Soudan et de Syrie, selon une source palestinienne. Une mère s’est évanouie en retrouvant son fils. Un autre prisonnier s’agenouille pour embrasser le sol de Palestine, alors qu’un de ses camarades prie. Plus loin, une jeune femme essuie ses larmes, et un couple séparé depuis des mois s’enlace. Cette joie n’est toutefois pas partagée par tous les ex-prisonniers. «Je ne suis pas heureux et j’éprouve même un sentiment de honte à l’idée d’avoir abandonné mes collègues derrière les barreaux», a dit amer Jamal al-Moukahhal, un ex-prisonnier jordanien. «La paix n’a pas de sens lorsque les partisans de la paix sont encore en prison», a déclaré à cette occasion le secrétaire à la présidence, Tayeb Abdelrahim, en référence à quelque 2 000 Palestiniens qui restent encore dans les prisons palestiniennes. M. Abdelrahim s’exprimait lors d’une réception organisée au siège des services de sécurité palestiniens en l’honneur des quelque 80 ex-détenus. Les autres ex-prisonniers ont été transportés vers quatre points de passage situés en Cisjordanie, dont 15 près d’Hébron (sud) et 28 à Ramallah (nord). Pour sa part, Choukry el-Fakhoury, 30 ans, membre d’une faction dissidente du Fateh de Yasser Arafat, purgeait une peine de prison à vie pour le meurtre de plusieurs «collaborateurs» palestiniens. À sa libération, il n’a accompli que cinq ans et demi de sa peine.
Par des chants, des rafales d’armes automatiques tirées en l’air et des youyous de joie, des centaines de Palestiniens ont accueilli «en héros» hier à Gaza des dizaines de prisonniers palestiniens et arabes qu’Israël venait de libérer. Parents, amis ou simples sympathisants de mouvements palestiniens ont laissé éclater leur joie à l’approche des autobus ramenant les ex-détenus qui, pour certains, étaient sous les verrous depuis vingt ans. Dès l’arrivée vers 08h30 locales de deux autobus transportant environ 80 ex-prisonniers au siège du Comité de liaison palestino-israélien à Nahal Oz, des youyous de joie ont fusé dans l’air mélangés à des coups de feu tirés par la foule défiant une interdiction de la police palestinienne. Brandissant des drapeaux palestiniens, la foule a débordé deux barrages de la...