Personne ne proteste contre la perte d'une démocratie fantoche, estime Imran Khan(photo)
le 14 octobre 1999 à 00h00
«Pas un seul Pakistanais ne proteste» après le coup d’État militaire à Islamabad parce que le régime Sharif «n’avait de démocratique que le nom», a estimé hier à Londres le politicien d’opposition et ancien capitaine de l’équipe nationale de cricket Imran Khan. Le Premier ministre destitué Nawaz Sharif «essayait de diviser l’armée et de placer un homme à lui à sa tête. Il avait déjà plus ou moins détruit toutes les institutions du pays, jeté les journalistes en prison, muselé le Parlement, imposé l’état d’urgence dans l’une des quatre provinces du pays. La seule institution qui l’empêchait encore de devenir un dictateur à part entière était l’armée» a affirmé Imran Khan interrogé par la BBC-radio. «Le plus triste, c’est que tous les habitants du pays sont contents» du coup d’État militaire. «Personne ne proteste», a-t-il poursuivi. L’ancien capitaine de l’équipe nationale de cricket, le sport roi au Pakistan, a par ailleurs estimé que les risques d’escalade nucléaire avec l’Inde ont été réduits par le coup d’État militaire. «Il y a plus de stabilité dans le pays aujourd’hui et je pense que le pays restera plus stable», a déclaré le politicien de 47 ans.
«Pas un seul Pakistanais ne proteste» après le coup d’État militaire à Islamabad parce que le régime Sharif «n’avait de démocratique que le nom», a estimé hier à Londres le politicien d’opposition et ancien capitaine de l’équipe nationale de cricket Imran Khan. Le Premier ministre destitué Nawaz Sharif «essayait de diviser l’armée et de placer un homme à lui à sa tête. Il avait déjà plus ou moins détruit toutes les institutions du pays, jeté les journalistes en prison, muselé le Parlement, imposé l’état d’urgence dans l’une des quatre provinces du pays. La seule institution qui l’empêchait encore de devenir un dictateur à part entière était l’armée» a affirmé Imran Khan interrogé par la BBC-radio. «Le plus triste, c’est que tous les habitants du pays sont contents» du coup...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.