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Actualités - Chronologie

Timor-Oriental L'armée indonésienne va désarmer les milices anti-indépendantistes

L’armée indonésienne a affirmé hier qu’elle allait désarmer les milices anti-indépendantistes établies du côté indonésien de la frontière du Timor-Oriental, afin de protéger les habitants et les soldats de la force de paix, l’Interfet. Cette annonce intervient deux jours après un accrochage meurtrier à la frontière entre l’Interfet et la police indonésienne. Le ministre de la Défense et commandant en chef, le général Wiranto, a indiqué que l’armée ne laisserait pas le Timor-Occidental devenir une base pour les «activités ou la lutte» de ces milices, qu’il a appelées à déposer les armes. «Quand les milices favorables à l’intégration n’auront plus d’armes, nous espérons que le sentiment de peur parmi les réfugiés et la population disparaîtra de lui-même», a déclaré le général Wiranto. La région frontalière de Belu, au Timor-Occidental, est devenue une base pour ces milices qui ont fui le Timor-Oriental à l’arrivée de l’Interfet, conduite par l’Australie, dans ce territoire, le 20 septembre. Les chefs des milices, qui ont terrorisé la population après le vote du 30 août, largement favorable à l’indépendance, ont menacé l’Interfet et les réfugiés est-timorais au Timor-Occidental, dont le nombre est estimé à plus de 250 000 par les organisations humanitaires. Le désarmement des milices anti-indépendantistes – organisées, financées et équipées par l’armée indonésienne – a été exigé début septembre par le Conseil de sécurité de l’Onu. Cette exigence a été répétée depuis avec force notamment par le secrétaire américain à la Défense William Cohen. Le général Wiranto revenait d’une tournée en hélicoptère au Timor-Occidental, où il a inspecté un bataillon des forces de réserve stratégiques, fort de 650 hommes, venant d’être déployé dans le secteur frontalier. Un porte-parole de l’armée a aussi confirmé que les milices allaient être désarmées. «Nous allons les désarmer. S’ils veulent se battre, qu’ils retournent au Timor-Oriental. Mais s’ils veulent intégrer l’Indonésie, qu’ils deviennent de bons citoyens», a déclaré le général Sudrajat. Les milices ont, selon les journalistes qui ont pu se rendre sur place, organisé des camps d’entraînement juste à la frontière et leurs chefs ont affirmé avoir reçu le renfort de plusieurs milliers de soldats qui ont quitté leurs unités pour combattre à leurs côtés. Le général Wiranto a aussi déclaré que l’Interfet et l’armée indonésienne devaient coopérer en cas de patrouilles dans des zones sensibles, après un accrochage qui a tourné à l’incident diplomatique. Il y a deux jours, un policier indonésien a été tué par l’Interfet, selon Djakarta, à l’intérieur du territoire indonésien. L’Interfet a affirmé avoir répliqué à des tirs et nié s’être engagé en territoire indonésien. À Djakarta, une commision ad-hoc sur le Timor-Oriental de l’assemblée consultative du peuple a évoqué la possibilité d’un report de la ratification du vote du 30 août sur l’indépendance. Un de ses membres, Zainin, a expliqué que le vote serait repoussé après la formation d’un nouveau gouvernement à Djakarta, attendu ce mois-ci, et était aussi lié au retrait par le Portugal, ancienne puissance coloniale, d’une clause de sa Constitution revendiquant le territoire. En visite à Dili, le ministre français délégué à la Coopération, Charles Josselin, a qualifié «d’incroyable» le niveau des destructions dans la principale ville du Timor-Oriental. Enfin à Melbourne (Australie), le chef de l’opposition, Xanana Gusmao, qui devrait devenir le premier président du pays nouvellement indépendant, a promis que le Timor-Oriental serait une démocratie de style occidental.
L’armée indonésienne a affirmé hier qu’elle allait désarmer les milices anti-indépendantistes établies du côté indonésien de la frontière du Timor-Oriental, afin de protéger les habitants et les soldats de la force de paix, l’Interfet. Cette annonce intervient deux jours après un accrochage meurtrier à la frontière entre l’Interfet et la police indonésienne. Le ministre de la Défense et commandant en chef, le général Wiranto, a indiqué que l’armée ne laisserait pas le Timor-Occidental devenir une base pour les «activités ou la lutte» de ces milices, qu’il a appelées à déposer les armes. «Quand les milices favorables à l’intégration n’auront plus d’armes, nous espérons que le sentiment de peur parmi les réfugiés et la population disparaîtra de lui-même», a déclaré le général...