L’élite du judo, à un an des jeux Olympiques, sera au rendez-vous des Championnats du monde du 7 au 10 octobre à Birmingham où seront décernés les premiers quotas pour Sydney. Un total de 112 billets (non nominatifs mais pour le pays) seront distribués dans la cité anglaise, 56 pour chaque sexe et iront aux huit premiers et premières de chaque catégorie, à l’exception des catégories open qui ne sont pas olympiques. Les autres billets, 266, seront attribués par le biais de tournois de qualifications continentaux au cours du premier semestre 2000. À un an de Sydney, la hiérarchie mondiale demeure incertaine. C’est la première fois que les nouvelles catégories de poids instituées depuis le 1er janvier 1998 seront en vigueur dans un championnat du monde. Le Japon se pose toutefois encore en grand favori, avec comme tête de file la petite Ryoko Tamura, qui espère s’adjuger un quatrième titre consécutif. Avec elle les frères Nakamura, Kenzo champion du monde et olympique (73 kg) et Yukimasa, ex-champion du monde (65 kg) le poids lourd Shinichi Shinohara et la championne du monde en titre des mi-lourdes Noriko Anno viseront les titres. La France qui a deux reprises, aux Jeux d’Atlanta et au Mondial de Paris-Bercy, a terminé sur les talons du Japon, aura également de sérieux arguments. Elle alignera notamment ses trois championnes du monde Marie-Claire Restoux, qui visera un troisième titre consécutif, Séverine Vandenhende et Christine Cicot, son champion olympique Djamel Bouras, requalifié après quinze mois de suspension pour dopage et s’annonce très compétitive dans la quasi-totalité des catégories. Elle sera toutefois privée d’un de ses atouts majeurs après le forfait de dernière minute, sur blessure au dos, du triple champion du monde des poids lourds David Douillet, invaincu au plus haut niveau depuis 1993. Comme en 1997 où 22 pays s’étaient partagés les 64 médailles, la concurrence sera très large (86 pays engagés) mais la Corée du Sud, Cuba, la Belgique, les Pays-Bas et la Russie paraissent capable de tirer aussi leur épingle du jeu. Objectifs à la baisse pour les tricolores en l’absence de Douillet Privé pour la première fois depuis 1993 de sa rassurante locomotive David Douillet, le judo français a revu ses objectifs à la baisse pour les Championnats du monde qui se dérouleront du 7 au 10 octobre à Birmingham (Angleterre). Il n’est pas question de minimiser la valeur certaine de l’équipe de France, mais Douillet, bouté hors du tatami par une lombalgie tenace, avait pesé de tout son poids dans les résultats de l’équipe de France depuis six ans. À lui seul, il avait enlevé quatre des huit titres français. Aussi, le directeur technique national (DTN), Fabien Canu a réduit d’une unité, celle dévolue au plus grand judoka de la décennie, son pronostic en matière de médailles, quatre (contre cinq) dont une d’or. Il est, en revanche, resté à 7 unités en matière de quotas olympiques sur un maximum possible de 14. Le Mondial de Birmingham sera, en effet, la première étape de la qualification pour les jeux Olympiques de Sydney. La concurrence très relevée du fait de l’implication olympique de ce Mondial, l’utilisation pour la première fois à ce niveau des nouvelles catégories de poids et une hiérarchie encore incertaine incitent d’ailleurs les responsables français à la prudence. «À un an des Jeux, il n’est pas facile de faire des pronostics. Nous ne sommes pas dans un sport de mesure On ne sait pas grand-chose de nos adversaires. Cinq médailles, ce serait très bien. Nous ne referons pas Paris», a estimé Jean-Luc Rougé, ex-champion du monde, directeur de la Fédération. Restoux vise le triplé «Il ne faut surtout pas prendre le Mondial de Paris comme référence. C’est une performance exceptionnelle, dans un contexte exceptionnel à domicile», renchérit Fabien Canu, le DTN. Il y a deux ans dans le chaudron de Bercy, les tricolores avaient battu leurs records de médailles, avec neuf dont quatre titres (David Douillet, Marie-Claire Restoux, Séverine Vandenhende, Christine Cicot). Fait exceptionnel, sur les 16 judokas au départ, 14 s’étaient classés dans les cinq premiers. Le puissant Japon avait tremblé sur ses bases. «Il reste pour moi le pays numéro un et le devancer n’est pas à l’ordre du jour cette fois. On manque trop de repères pour savoir ce qu’on vaut réellement. Par exemple, deux de nos championnes du monde, Cicot et Vandenhende, relèvent de blessures», ajoute Canu. Toutefois, si l’on excepte les lourds où l’absence de Douillet se fera sentir, malgré les progrès de son remplaçant Jérôme Dreyfus et l’inexpérience des débutantes Amina Abdellatif (-70 kg) et Virginie Jaulin (T.C.), l’équipe de France, très expérimentée, qui pèse très lourd en terme de titres et de médailles et compte sept des neufs médaillés de 1997, apparaît forte dans pratiquement toutes ses lignes. Ses meilleurs atouts devraient être Stéphane Traineau, étonnant de jeunesse et d’enthousiasme à 33 ans, Djamel Bouras qui revient très fort après sa suspension pour dopage, les doubles champions d’Europe Larbi Benboudaoud et Sarah Nichilo et la tigresse Marie-Claire Restoux qui visera le triplé, sachant toujours se transcender dans les grandes occasions.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’élite du judo, à un an des jeux Olympiques, sera au rendez-vous des Championnats du monde du 7 au 10 octobre à Birmingham où seront décernés les premiers quotas pour Sydney. Un total de 112 billets (non nominatifs mais pour le pays) seront distribués dans la cité anglaise, 56 pour chaque sexe et iront aux huit premiers et premières de chaque catégorie, à l’exception des catégories open qui ne sont pas olympiques. Les autres billets, 266, seront attribués par le biais de tournois de qualifications continentaux au cours du premier semestre 2000. À un an de Sydney, la hiérarchie mondiale demeure incertaine. C’est la première fois que les nouvelles catégories de poids instituées depuis le 1er janvier 1998 seront en vigueur dans un championnat du monde. Le Japon se pose toutefois encore en grand favori, avec comme...