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Actualités - Chronologie

Poursuites civiles contre l'OM Vives réactions dans le monde du football

Le monde du football a vivement critiqué hier la décision, lundi, de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Nantes d’intenter directement devant la justice une action civile contre l’Olympique de Marseille et l’un de ses joueurs, Patrick Blondeau. Cette action vise à obtenir le remboursement des 300 000 F de frais engagés par la CPAM pour couvrir les dépenses d’hospitalisation et de soins de Yves Deroff, joueur du FC Nantes, blessé sur un tacle de Blondeau, lors de la rencontre Nantes-OM (0-1) le 29 mai dernier. Ce geste avait occasionné une double fracture tibia-péroné. Une autre CPAM, celle de Saint-Brieuc, a, pour sa part, indiqué mardi qu’elle allait tenter d’obtenir un règlement amiable avec le Paris SG sur le dédommagement des frais engagés après la blessure en 1997 du Guingampais d’alors Charles-Edouard Coridon par l’ex-Parisien Paul Le Guen. L’organisme des Côtes d’Armor devrait réclamer un montant similaire à celui demandé par la CPAM de Nantes à l’OM. Coridon avait souffert d’une fracture du péroné et d’une entorse à la cheville et avait été indisponible six mois. Soulignant que l’action en justice de la CPAM de Nantes n’est pas une première car il y a déjà eu «quelques rares cas», le directeur général de la Ligue nationale de football (LNF), Jacques Thébault, a fait part de sa vive désapprobation, «le football étant un sport de contact». Blessure inhérente au métier «Les clubs de football et la LNF payent déjà un taux de cotisation pour les accidents du travail sept fois supérieurs à la moyenne nationale. Ce taux élevé prend en compte le risque de l’accident qui est inhérent au sport de haut niveau», a-t-il affirmé. L’Union nationale des footballeurs professionnels est sur la même longueur d’onde. Son vice-président, René Charrier, a estimé que si la CPAM de Nantes remet en cause cette assurance avec son action en justice, il faudra «revoir le taux de cotisation à la baisse». Francis Collado, directeur administratif et financier du RC Lens, est allé plus loin. Il s’est demandé «si le football pourra maintenir ses contacts avec la sécurité sociale» et si, par conséquent, il ne va pas falloir que les clubs disposent d’assurances privées. Guy Roux, l’entraîneur d’Auxerre, s’en est pris, lui, au directeur de la CPAM de Nantes, Claude Frémont, croisé de la lutte contre les «abus» en tous genres, qui n’a pas compris que «les sanctions de la commission de discipline sont des sanctions sportives et non des sanctions pénales». Condamnation Le manager général de Montpellier, Michel Mézy, a dit craindre la décision du tribunal. Selon lui, la blessure a été faite dans le jeu et non dans une bagarre. Si l’OM et son joueur sont condamnés, «c’est la porte ouverte à tout car les blessures sont toujours le fait de quelqu’un», a-t-il analysé. «Si cela continue, on fera comme aux États-Unis où l’on fait des procès pour tout et pour rien», a ajouté Marcel Desailly alors que pour Lilian Laslandes, attaquant international de Bordeaux, «le tacle appuyé, un peu musclé, de Blondeau fait partie des risques du métier». Le fooball n’est pas le seul sport à devoir faire face à la justice. Deux clubs de rugby ont déjà été condamnés à rembourser les frais consécutifs à des blessures dans le jeu. Des joueurs de rugby ont eux aussi, à titre individuel, eu recours aux tribunaux après avoir été victimes de blessures. Le premier d’entre-eux, le talonneur du Racing, Armand Clerc, avait porté plainte contre Michel Palmier pour une «fourchette» dans l’oeil dans les années 70. Ce dernier avait été condamné. Mais c’était une violence gratuite. Un geste hors jeu !
Le monde du football a vivement critiqué hier la décision, lundi, de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Nantes d’intenter directement devant la justice une action civile contre l’Olympique de Marseille et l’un de ses joueurs, Patrick Blondeau. Cette action vise à obtenir le remboursement des 300 000 F de frais engagés par la CPAM pour couvrir les dépenses d’hospitalisation et de soins de Yves Deroff, joueur du FC Nantes, blessé sur un tacle de Blondeau, lors de la rencontre Nantes-OM (0-1) le 29 mai dernier. Ce geste avait occasionné une double fracture tibia-péroné. Une autre CPAM, celle de Saint-Brieuc, a, pour sa part, indiqué mardi qu’elle allait tenter d’obtenir un règlement amiable avec le Paris SG sur le dédommagement des frais engagés après la blessure en 1997 du Guingampais d’alors...