Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'avenir du minimalisme Les chemins de la mode(photos)

Après les grandes réformes de ces dernières 99 années de l’histoire du costume, la mode devient minimaliste pour saluer le nouveau millénaire. Telle une épouse volage ayant fait les quatre cents coups, elle se met en zen pour accueillir son nouveau maître. En offrande, elle n’apporte que de nouveaux matériaux: du néoprène, de l’élasthanne, du polyuréthane et du détournement des styles. Rien n’est sacré et aucun chef-d’œuvre n’est intouchable. À condition de rester minimaliste. En accueillant l’an 2000, elle supprime tout indice de féminité. Rigueur ascétique, haute technique dans la coupe et matière naturelle et précieuse ou alors de très haute technicité. Le luxe ne se porte que camouflé. La fourrure en doublure, le vison travaillé «lapin» et le «croco» à doses homéopathiques. Si les bijoux sont imposants, c’est pour imiter les faux. Mot d’ordre: fonctionnalisme. L’exubérance passée n’est plus de mise. Une nouvelle journée de jeunes créateurs a déjà préparé le terrain pour les grandes orientations de l’avenir. Cette nuée internationale compte des talents latino-américains, asiatiques, belges, français aussi! C’est-à-dire, combien la réforme des uns et coutumes de l’ancienne oligarchie, pure et dure, s’annonce imprévue et radicale. Une étude sur les tendances vestimentaires des grandes mégalopoles (Paris, Hong Kong, Londres, Mexico, San Francisco), à la demande des professionnels de textiles, a démontré que la tendance générale n’est pas délirante d’optimisme et ceci de Hong Kong à Brasilia et de Shanghaï à Londres. Plus de la moitié (55%) des personnages contactés craignent des évolutions sociales, économiques, politiques peu prometteuses. Violence, stress, insécurité, écart entre riches et pauvres se répercutent fatalement sur la mode. Mais trêve de sinistrose... chaque période de l’existence de l’humanité incite les mêmes craintes face à l’inconnu qu’est l’avenir. Giorgio Armani, bien plus pragmatique, prévoit que le sportswear aura une place prépondérante et les silhouettes vont se décontracter davantage. Pour Calvin Klein, la technologie va entraîner fatalement des changements et des réformes. L’authenticité, l’individualité ne peuvent être que des atouts. Le sens de l’aisance et du confort devient de plus en plus important, prévoit-il. Le styliste autrichien Helmut Lang, promoteur du minimalisme et chef de file de ce mouvement, estime que le vêtement est redevenu très important et il le sera de plus en plus. Il traduit la première impression, celle qui compte. Pour Christian Lacroix, ce début de millénaire poussera à retrouver des racines, des repères, à imposer plus de douceur et de romantisme. Mais il ne pense pas que de grands changements surviendront dans un avenir proche. Pour lui, l’influence viendra de la rue et non pas des stylistes.
Après les grandes réformes de ces dernières 99 années de l’histoire du costume, la mode devient minimaliste pour saluer le nouveau millénaire. Telle une épouse volage ayant fait les quatre cents coups, elle se met en zen pour accueillir son nouveau maître. En offrande, elle n’apporte que de nouveaux matériaux: du néoprène, de l’élasthanne, du polyuréthane et du détournement des styles. Rien n’est sacré et aucun chef-d’œuvre n’est intouchable. À condition de rester minimaliste. En accueillant l’an 2000, elle supprime tout indice de féminité. Rigueur ascétique, haute technique dans la coupe et matière naturelle et précieuse ou alors de très haute technicité. Le luxe ne se porte que camouflé. La fourrure en doublure, le vison travaillé «lapin» et le «croco» à doses homéopathiques. Si les bijoux...