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Actualités - Discours

L'Iran plaide pour un contrôle de l'arsenal israélien(photo)

L’Iran a demandé un «système de sécurité totale pour les installations nucléaires israéliennes» et plaidé pour un Proche-Orient «libre de toute arme nucléaire», hier lors de l’Assemblée générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). «Il faut envisager sérieusement d’instaurer un système de sécurité totale pour les installations nucléaires israéliennes», a déclaré M. Reza Aghazadeh, vice-président iranien. Il a également plaidé pour «un suivi rigoureux en faveur d’un Proche-Orient libre de toute arme nucléaire et l’assurance d’un accès impartial de tous les États membres (de l’AIEA) à la technologie nucléaire pacifique». Depuis 1981, le Conseil de sécurité des Nations unies demande à Israël de soumettre son programme et ses installations nucléaires au contrôle de l’AIEA. Selon des experts étrangers, Israël dispose d’au moins 200 ogives nucléaires et des vecteurs adéquats pour les transporter. Lors de l’ouverture de cette assemblée générale de l’AIEA lundi, son directeur général Mohamed el-Baradei avait jugé qu’«il y a clairement une vision globalement commune aux États de la région, selon laquelle un Proche-Orient sans armes nucléaires contribuerait à la stabilité et la sécurité de la région». «Il faut espérer que le climat politique qui prévaut dans la région permettra des progrès pour atteindre ces buts importants», selon lui. Le président iranien Mohammad Khatami, quant à lui, a déploré «l’injustice dont avaient été victimes les juifs» en Europe «sous le nazisme et le fascisme» tout en se demandant si c’était aux «musulmans palestiniens (d’en) payer le prix». «Est-ce aux musulmans palestiniens de payer le prix de l’injustice contre les juifs en Occident ?», s’est interrogé le président Khatami dans un discours au mausolée de l’imam Khomeyni, au sud de Téhéran. M. Khatami, qui prononçait un discours devant des membres et des dirigeants des communautés religieuses iraniennes, a critiqué «le nazisme et le fascisme en Occident», selon l’agence officielle Irna. «Depuis des siècles, chrétiens, musulmans et juifs vivent ensemble en Palestine et aujourd’hui aussi nous demandons que les Palestiniens, où qu’ils se trouvent, puissent coexister avec les communautés», a ajouté le chef de l’État. M. Khatami, qui intervenait à l’occasion des cérémonies du centenaire de la naissance de l’imam Rouhollah Moussavi-Khomeyni, fondateur de la République islamique, n’a pas fait allusion aux 13 juifs iraniens détenus et soupçonnés d’espionnage au profit d’Israël et qui risquent la peine de mort. Le président du Tribunal révolutionnaire islamique de Téhéran, juridiction d’exception en charge de l’affaire, M. Gholamhossein Rahbarpour, avait annoncé le 12 septembre qu’il existait des documents attestant de manière «irréfutable» des activités d’espionnage de 20 personnes dont les 13 juifs, arrêtées en février et mars derniers. En vertu d’une loi datant de 1996, l’espionnage au profit d’Israël et des États-Unis est passible de la peine de mort en Iran.
L’Iran a demandé un «système de sécurité totale pour les installations nucléaires israéliennes» et plaidé pour un Proche-Orient «libre de toute arme nucléaire», hier lors de l’Assemblée générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). «Il faut envisager sérieusement d’instaurer un système de sécurité totale pour les installations nucléaires israéliennes», a déclaré M. Reza Aghazadeh, vice-président iranien. Il a également plaidé pour «un suivi rigoureux en faveur d’un Proche-Orient libre de toute arme nucléaire et l’assurance d’un accès impartial de tous les États membres (de l’AIEA) à la technologie nucléaire pacifique». Depuis 1981, le Conseil de sécurité des Nations unies demande à Israël de soumettre son programme et ses installations nucléaires au contrôle...