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Actualités - Reportages

(Supplément)Monnaie plastique Le Liban à l'heure de la carte de crédit

Il n’y a pas de doute, la carte de paiement a réussi sa percée sur le marché libanais. Carte de débit immédiat, carte de débit différé ou carte de crédit... la différence demeure floue pour la plupart des détenteurs de monnaie plastique. Mais il n’empêche qu’ils sont de plus en plus nombreux à porter une carte dans leur portefeuille. Rapide survol du marché. Elle a été bien longtemps marginalisée, mais a finalement été reconnue comme digne remplaçante des billets et des pièces. La carte plastique s’est enfin imposée au Liban comme moyen de paiement, peut-être au détriment du chèque, souvent bien moins sécurisant pour les parties, il faut l’avouer. Selon la Banque centrale, environ 195 mille cartes de paiement ont été vendues par les banques de la place à des résidents. Ce nombre a doublé entre début 98 et mars 99, tandis que les cartes détenues par des non-résidents ont augmenté d’environ 118%. Il s’agit souvent de ressortissants syriens qui disposent de dépôts dans les banques libanaises et qui désirent généralement détenir une carte pour leurs voyages à l’étranger. Quant aux paiements par carte des résidents auprès des marchands, ils ont augmenté de 37% environ entre 1997 et 1998. La faiblesse relative des paiements par carte relève, d’un côté de la crise économique que traverse le pays depuis 1998, et d’un autre côté de la réticence des marchands à accepter les cartes étant donné les commissions relativement élevées qui leur sont imposées sur ces recettes. Pour intégrer la carte dans les habitudes de paiement des Libanais, bon nombre de banques émettrices de la place ont adopté des stratégies marketing agressives, offrant des cartes gratuites à leurs clients, multipliant les avantages pour les détenteurs de cartes, offrant des réductions pour la détention de plusieurs cartes, créant des systèmes de points, etc. L’approche réservée aux marchands pour qu’ils s’associent avec l’un des six centres d’autorisation des paiements qui existent au Liban est moins agressive. Le marketing de la carte plastique au Liban repose en effet sur la clientèle détentrice des cartes : l’augmentation du nombre de cartes en circulation est par elle-même une méthode persuasive pour le commerçant ou tout autre vendeur ne disposant pas encore d’un terminal. Les DAB en voie d’expansion Pour les personnes qui travaillent et n’ont que très rarement le temps de passer à leur banque, les distributeurs sont une véritable aubaine. 24 heures sur 24, ils permettent essentiellement les retraits et même parfois, selon les banques, de conférer votre compte. Le nombre de DAB est en croissance continue et il existe aujourd’hui plus de 300 machines sur l’ensemble du territoire. Une expansion importante de ce nombre est toutefois attendue, étant donné l’autorisation récente de la BDL qui permet aux banques d’installer des DAB même en dehors de leurs agences. Nous aurons donc bientôt l’occasion d’effectuer des retraits en plein centres commerciaux ou simplement à un coin de rue. Qu’est-ce que ça coûte? Il existe des cartes qui vous procurent un nombre limité de services (locales, retraits DAB uniquement, pas de possibilités de dépassement, etc) et qui sont donc normalement moins chères que d’autres. Leur prix commence à $10. Plusieurs banques offrent d’ailleurs, à tous leurs clients, des cartes de retrait des distributeurs et/ou des cartes de débit immédiat. Dans d’autres cas, comme par exemple celui des cartes internationales, les banques vous font payer le prestige de la carte qui peut se présenter en couleur argentée, dorée et même platinée, les métaux les plus chers étant associés aux comptes les plus fournis. Le prix des cartes régulières, quel que soit le type de paiement qu’elles impliquent, varie aux environs de $75. Les cartes «gold» sont vendues à environ $150, tandis que les «platinum» varient autour de $500. Évolution du nombre de cartes de paiement et de distributeurs automatiques Nb de cartes Nombre de Nombre Nb de terminaux (débit ou crédit) distributeurs de points (électroniques Résidents non-résidents de vente et manuels) Fin 97 96 811 1 051 183 6 531 15 783 Fin 1er trimestre 98 116 385 1 047 192 6 697 13 264 Fin 2e trimestre 98 130 791 1 165 214 6 781 13 535 Fin 3e trimestre 98 147 150 1 310 259 6 957 14 002 Fin 4e trimestre 98 182 638 2 129 282 7 164 16 528 Fin 1er trimestre 99 194 772 2 294 310 7 337 17 041 Source: BDL, bulletins trimestriels
Il n’y a pas de doute, la carte de paiement a réussi sa percée sur le marché libanais. Carte de débit immédiat, carte de débit différé ou carte de crédit... la différence demeure floue pour la plupart des détenteurs de monnaie plastique. Mais il n’empêche qu’ils sont de plus en plus nombreux à porter une carte dans leur portefeuille. Rapide survol du marché. Elle a été bien longtemps marginalisée, mais a finalement été reconnue comme digne remplaçante des billets et des pièces. La carte plastique s’est enfin imposée au Liban comme moyen de paiement, peut-être au détriment du chèque, souvent bien moins sécurisant pour les parties, il faut l’avouer. Selon la Banque centrale, environ 195 mille cartes de paiement ont été vendues par les banques de la place à des résidents. Ce nombre a doublé entre...