L’Australie s’est hissée dimanche en finale de la Coupe Davis, pour la première fois depuis six ans, en remportant les deux derniers simples face à la Russie. Les Australiens remportent la demi-finale par quatre points à un et rencontreront l’équipe de France en finale de la compétition, qui doit se dérouler à Nice ou à Bordeaux, les 3, 4 et 5 décembre prochain. Malgré une équipe atypique, composée à la dernière minute en raison du forfait de Mark Philipoussis et de Patrick Rafter sur blessure, l’Australie a fait plus que bonne figure, ne laissant aux Russes que le match de double, qu’ils ont remporté poussivement, en cinq sets et plus de trois heures de jeu samedi. Dimanche, le jeune Lleyton Hewitt a eu raison du numéro deux mondial Evguéni Kafelnikov en trois manches 6-4 7-5 6-2 à Brisbane. Kafel, qui avait étalé sa mauvaise humeur au grand jour vendredi, n’a pas changé d’attitude. Après avoir annoncé qu’il allait donner une leçon au 31e joueur mondial, qui n’est âgé que de 18 ans, le Russe a ironiquement déclaré après le match de dimanche qu’Hewitt «n’a pas eu un bon jeu mais un bon jour». Victoire facile pour Arthurs «Il n’a pas arrêté de râler toute la semaine», a répondu Hewitt. «Il avait dit à tout le monde qu’il allait me donner une leçon mais je pense que, s’il y a une leçon à retenir, c’est qu’il se taise», a-t-il ajouté. Hewitt a commencé par asséner quatre jeux secs au Russe avant qu’il réagisse dans le premier set. Jouant un peu mieux dans le début du second set, Kafelnikov menait 5 jeux à 2 avant de se faire rattraper par Hewitt qui a finalement remporté le set par 7 jeux à 5. Visiblement atteint, Kafelnikov a perdu son service d’entrée dans le troisième set puis dans le septième jeu, commettant sa 18e double faute du match et laissant filer le jeune Australien, porté par un public de 12 000 fans. De son côté, Wayne Arthurs, qui fait figure de vétéran avec ses 28 ans pour une première sélection en Coupe Davis, a imposé à Safin son jeu combinant service canon et volée. Il remporte le dernier match de la demi-finale en deux sets, 6-3 6-2. Arthurs, dont le père avait disputé une Coupe Davis pour le compte de l’Irlande, était quasiment inconnu avant le tournoi de Wimbledon cette année, où il avait été battu au quatrième tour par le numéro un actuel, Andre Agassi. L’Américain avait été tellement impressionné par son jeu qu’il avait fait campagne pour la sélection d’Arthurs dans l’équipe australienne. «Étant donné les joueurs qui étaient absents, c’est un effort fantastique que nous avons fourni et dont tout le monde devrait être fier», a déclaré le capitaine de l’équipe australienne. «Maintenant, en route pour France pour rapporter la Coupe». Samedi, la paire française Santoro-Delaître a rapporté le point de la victoire à l’équipe de Guy Forget, éliminant la Belgique. Les Français disputeront ainsi leur troisième finale de coupe Davis de la décennie, après 1991 et 1996. France : l’Australie en point de mire Guy Forget en rêvait, ses joueurs l’ont fait, qualifiant l’équipe de France de tennis pour la finale du centenaire de la Coupe Davis face à l’Australie. «Dans nos vies, la Coupe Davis a toujours beaucoup représenté. Alors que peut-on rêver de mieux qu’une finale chez nous contre une équipe prestigieuse comme l’Australie (qui a remporté le Saladier d’Argent à 26 reprises)», résume le capitaine. «Les Australiens ont marqué ce sport de leur empreinte et sont très attachés à la Coupe Davis, avec un véritable esprit d’équipe, ce qui est certainement le point commun entre eux et nous. Si on doit battre une équipe, autant qu’elle soit belle et prestigieuse». Forget est donc déjà tourné vers cette finale, la troisième disputée en huit ans. En tant que joueur, il avait remporté les deux premières, en 1991 et 1996. Il espère bien en faire autant cette année comme capitaine, poste qu’il n’occupe que depuis le début de la saison. Cela n’est pas sans rappeler la réussite de Yannick Noah, «grand frère» tennistique de Forget, qui pour sa première année de capitanat en 1991, avait amené ses joueurs à la victoire à Lyon, près de soixante ans après les Mousquetaires. Forget, dénominateur commun de cette aventure «par amour du jeu», a laissé passer l’euphorie de la qualification, un événement fêté dignement samedi soir dans une boîte de nuit paloise par l’ensemble des joueurs et du staff, avant de réunir dès dimanche matin l’équipe pour envisager l’avenir. «Il fallait rapidement faire le point sur cette campagne et aborder la finale. À commencer par le choix de la surface. Assez vite, nous sommes tombés d’accord sur la terre battue, la surface la moins favorable aux Australiens», explique le capitaine. «Nous, nous avons des joueurs polyvalents et si certains se sont inquiétés de la difficulté de passer du synthétique à la terre battue aussi rapidement, je leur ai fait comprendre que nos adversaires auraient autant de problèmes, si ce n’est plus». Un « événement historique » De grandes orientations ont d’ores et déjà été prises : d’abord, un stage de préparation d’un minimum d’une semaine avant de rejoindre le lieu de compétition, quatre jours avant le début de la rencontre. «Ce stage pourra être plus long et avoir lieu dans un endroit retiré si les joueurs le souhaitent. À partir de maintenant, le staff est entièrement à leur disposition», annonce Forget. Pour preuve, dès la semaine prochaine, l’un ou l’autre des kinésithérapeutes de l’équipe suivront les joueurs sur les tournois afin de veiller à leur condition physique. «Ce sont des moments rares dans une carrière, il faut les préparer au mieux pour arriver en finale lancés sur les rails à pleine vitesse. Mon expérience me permet de savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas», explique-t-il. «La Coupe Davis est quelque chose d’énorme, la finale du centenaire, qui sera aussi la dernière du siècle, un événement historique. Je dois aussi les préparer à cela, surtout les plus jeunes, qui sont à la fois émerveillés et inquiets. Mais ils doivent savoir ce que cela représente et se préparer à ce truc énorme». Quant aux futurs adversaires des Français, Guy Forget leur promet bien du plaisir. «Sur le papier, avec Rafter et Philippoussis – actuellement blessés mais qui devraient être rétablis pour l’événement –, ils sont peut-être favoris. Mais on les attend chez nous, devant notre public et ils ne s’imaginent pas encore ce qui va leur arriver». La Suède, tenante du titre, reléguée La Suède, tenante du titre, est reléguée du groupe mondial de la Coupe Davis de tennis après s’être inclinée face à l’Autriche 3 à 2, à l’issue du dernier simple disputé dimanche à Poertschach dans le cadre de la troisième journée de barrage. Markus Hipfl, vainqueur de Magnus Gustafsson en trois sets, 6-1, 6-2, 7-5, permet à l’Autriche de retrouver dans le groupe mondial qu’elle avait quitté en 1996. L’Autriche menait 2-0 à l’issue des deux premiers simples vendredi, avant de voir la Suède revenir à 2-1 après la victoire des Scandinaves en double samedi. Dimanche, le numéro un suédois Magnus Norman remettait les deux équipes à égalité en s’imposant en quatre manches, 6-7 (5/7), 6-1, 6-4, 6-2, devant Stefan Koubek, visiblement fatigué après son match marathon de vendredi où il avait battu à l’usure Magnus Gustafsson 6-4, 4-6, 6-4, 4-6, 10-8. Mais, malgré la pression d’un dernier match décisif, Hipfl, 21 ans, déjà vainqueur de Norman vendredi, n’a pas tremblé et a battu Gustafsson en trois sets et en 1 heure 59 minutes. Il s’agissait de la 6e victoire de Hipfl en simple dans le cadre de la Coupe Davis. Grosse déception en revanche pour les Suédois : mois d’un an après la victoire en finale contre l’Italie à Milan (4-1), la Suède, battue au premier tour par la Slovaquie (3-2), est reléguée dans le groupe 1 de la zone euro-africaine.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Australie s’est hissée dimanche en finale de la Coupe Davis, pour la première fois depuis six ans, en remportant les deux derniers simples face à la Russie. Les Australiens remportent la demi-finale par quatre points à un et rencontreront l’équipe de France en finale de la compétition, qui doit se dérouler à Nice ou à Bordeaux, les 3, 4 et 5 décembre prochain. Malgré une équipe atypique, composée à la dernière minute en raison du forfait de Mark Philipoussis et de Patrick Rafter sur blessure, l’Australie a fait plus que bonne figure, ne laissant aux Russes que le match de double, qu’ils ont remporté poussivement, en cinq sets et plus de trois heures de jeu samedi. Dimanche, le jeune Lleyton Hewitt a eu raison du numéro deux mondial Evguéni Kafelnikov en trois manches 6-4 7-5 6-2 à Brisbane. Kafel, qui...