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Actualités - Chronologie

Les films à la télé Conflits familiaux, faits de guerre et légende(photos)

Ils sont frères, mais tout les sépare dans «The Indian Runner». Par contre, dans «Turk 182!», l’un mène un combat pour venir à l’aide de l’autre. Dans «Patton» nous revivrons les grands moments de la Seconde Guerre mondiale alors que dans «The Final Countdown», la science-fiction aidant, on essaie d’imaginer ce qui serait arrivé si le porte-avions nucléaire Nimitz s’était trouvé dans le Pacifique au moment de l’attaque de Pearl Harbour. Une légende éternelle, celle de «Faust», est modernisée par Brian De Palma dans «Phantom of the Paradise», sous forme d’un cauchemar psychédélique. Et un bon film d’aventures «100 Rifles» fera la joie des «aficionados!». À Plattsmouth, Nebaska, deux frères se retrouvent: l’aîné est devenu shérif, le plus jeune, de retour du Vietnam, est un révolté. Voici le résumé de The Indian Runner de Sean Penn. De Sean Penn, chien fou d’Hollywood à la réputation de rebelle, on attendait un film en accord avec l’image sans nuances diffusée dans les médias. Surprise. Aucun caprice de star dans le premier long métrage écrit et réalisé par lui. Doublement inspiré d’une légende indienne et d’une chanson de Bruce Springsteen, The Indian Runner prend la forme d’un western urbain sur l’incommunicabilité entre des êtres à la fois proches et antagonistes. La dualité profonde qui anime le jeune réalisateur se projette sur les deux personnages principaux. Le père de famille sacrifiant ses rêves à une vie paisible dominée par les valeurs traditionnelles et le marginal enragé brûlant son existence au nom d’un idéal utopique. Il y a mis toutes ses contradictions avec une sincérité attachante, pratiquant ainsi une sorte d’exorcisme bouleversant. Film noir maîtrisant le mélange des genres, il est porté par un éventail de comédiens parfaitement dirigés. Malgré une tendance au manichéisme, cette ballade émotionnelle au cœur des mythes américains révèle le talent prometteur de son auteur. Diffusion lundi à 20h30 sur LBCI Nous voilà plongés en pleine révolution mexicaine avec 100 Rifles de Tom Gries dans lequel un policier américain poursuit un hors-la-loi qui a volé six mille dollars dans une banque de Phoenix, afin d’acheter 100 fusils destinés aux Indiens Yaquis, en révolte contre le général mexicain Verdugo. C’est un véritable film d’aventures qu’a signé ici Tom Gries. Le décor nous est familier: c’est celui de Viva Villa!, de Viva Zapata! ou de Bandido, celui d’un Mexique enfiévré, en proie aux révolutions et aux coups de main militaires. L’originalité des 100 Rifles est celle de ses personnages: Lyedecker est un shérif adjoint noir, le général Verdugo a comme conseiller technique un Allemand sanglé dans un uniforme impeccable, et qui réussira, à la fin, à s’éloigner tranquillement, comme si rien ne s’était passé. L’Américain Grimes, constructeur entreprenant, symbolise sans doute l’ITT, et Verdugo roule dans une splendide De Dion-Bouton jaune, dont la beauté jure avec l’aridité des paysages. Les scènes d’action, notamment la bataille finale, possèdent un punch authentique et Tom Gries a eu l’intelligence de ne pas toujours prendre son sujet trop au sérieux. À ce titre, le moment où Raquel Welch détourne l’attention d’un train entier, bourré de soldats, en prenant une douche sous un château d’eau, est assez savoureux. Diffusion lundi à minuit sur LBCI C’est un bien curieux film que Final Countdown de Don Taylor. Commandé par le capitaine Yelland, le porte-avions nucléaire Nimitz, le plus puissant bâtiment de la flotte américaine, effectue en 1980 une mission de routine dans le Pacifique lorsqu’il se trouve pris dans une mystérieuse tempête dont la cause semble inexpliquée. Les photos aériennes prises de la base voisine de Pearl Harbour montrent celle-ci telle qu’elle se présentait avant l’attaque de l’aviation japonaise en décembre 1941. L’incroyable vérité apparaît peu à peu aux officiers du Nimitz: ce dernier n’est plus en 1980 mais en 1941, à un moment où l’Amérique ignore encore que le Japon a décidé de lui déclarer la guerre... Le thème du film est passionnant: peut-on influer rétroactivement sur le passé à partir du moment où on connaît l’avenir? Qu’adviendra-t-il si le Nimitz équipé de l’armement le plus sophistiqué et soudain transporté dans le temps quelques heures avant l’attaque de Pearl Harbour fait face à l’aviation japonaise? Est-il possible de modifier le cours de l’Histoire en inversant brutalement le résultat d’un fait dont on connaît la conclusion? Plus d’une fois, les scénaristes hollywoodiens se sont penchés sur cette hypothèse, brillamment développée par Ray Bradbury et le film a l’avantage de sortir des sentiers battus en mélangeant avec habileté le domaine du cinéma fantastique avec celui du film de guerre. Diffusion mardi à 21h00 sur le Canal 9 C’est une page d’histoire que Franklin Schaffner met en scène dans Patton. Entre 1943 et 1945. Le portrait du général Patton. Ses victoires en Tunisie, en Sicile et en France. Son franc-parler, ses heurts avec ses supérieurs et sa disgrâce. Devant un immense drapeau américain, le général Patton, en costume d’apparat et la poitrine constellée de décoration, tient un discours plein de verdeur sur l’armée et la nation. En 1943, il quitte le Maroc où il avait été nommé proconsul pour se rendre en Tunisie, afin de reprendre en main les troupes américaines, démoralisées après leur défaite contre les soldats de l’Afrika-Korps dans la passe de Kasserine. Il commence par restaurer la discipline avec une certaine brutalité, se heurte aux Anglais qui n’ont pas fourni la couverture aérienne suffisante, mais remporte sa première victoire à El Guta en médusant les troupes allemandes par sa stratégie originale. Puis viennent la conquête de la Sicile et sa rivalité avec le maréchal britannique Montgomery dont les méthodes prudentes l’horripilent. Au point que, désobéissant aux ordres du général Alexander, Patton décide d’arriver le premier à Palerme avant de se diriger vers Messine. C’est alors que l’une de ses colonnes se trouve bloquée sur un petit pont par la faute d’une charrette tirée par deux mules. Pris de colère, Patton abat les deux bêtes, permettant à ses troupes de poursuivre leur route et d’arriver à Messine avant Montgomery... Personnage singulier, extravagant, controversé, Patton a surtout été un remarquable chef de guerre qui a contribué à la libération de la France. Schaffner en trace un portrait saisissant avec l’aide de George C. Scott, magnifique de puissance. Des scènes de bataille à couper le souffle. Diffusion mardi à minuit sur LBCI Le personnage «mythique» du fantôme de l’Opéra, tel qu’imaginé par Gaston Leroux, associé au Faust de Goethe, se retrouve dans une version moderne, réalisée par Brian De Palma sous le titre de Phantom of the Paradise. Le compositeur Winslow Leach propose aux disques Death sa cantate pour un opéra inspiré de la légende de Faust. Swan, directeur de la firme, lui vole sa musique avec l’aide d’Arnold Phlibin, le fait impliquer dans un trafic de drogue et enfermer à Sing-Sing. La cantate, jouée au «Paradise», le palais du rock, sera un succès. En prison, Leach perd sa voix à la suite d’expériences médicales. Il s’évade. Il est défiguré en tentant de saboter une presse à disques dans l’usine de Swan. Il tombe dans le fleuve, on le croit mort. Winslow, portant un masque d’oiseau en acier, vient hanter le «Paradise». Il est amoureux d’une jeune chanteuse, Phoenix. Swan, qui a déjà vendu son âme au diable, décide de pactiser avec lui. Film flamboyant, film d’horreur, film musical, Phantom of Paradise est une réussite totale. Dans un climat dramatique et fantastique qui ne cesse de croître en intensité, Brian De Palma a réalisé la fusion du cinéma d’épouvante, de la légende de Faust, réactualisée, et de l’univers exhibitionniste du show-business (sévèrement critiqué). Ce super-spectacle aux images parfois démentielles (le chanteur électrocuté en scène, la représentation finale) est une réflexion sur ceux qui vendent leur âme à un certain spectacle, sur la technique moderne et ses dangers. Une grande fête barbare, délirante, dans les rugissements de la musique. Grand Prix du Festival international du film fantastique d’Avoriaz en 1975. Diffusion vendredi à minuit sur LBCI Avec Turk, 182!, Bob Clark a essayé de réussir une comédie à la Capra, c’est-à-dire un mélange de dénonciation sociale, de comédie et de drame. Jimmy, le héros incarné par Timothy Hutton, a un frère, Terry, pompier. Un jour que ce dernier est en congé, il assiste à un incendie au cours duquel une fillette est coincée dans un immeuble en flammes. Terry réussit à la sauver mais il est gravement blessé. Les services sociaux de la ville de NY refusent de lui venir en aide, sous prétexte qu’il n’était pas de service. Jimmy, indigné, se lance dans une vaste campagne de protestation, sous forme de graffitis qu’il dessine sur les murs de la ville... Cette comédie ne décolle jamais car Timothy Hutton n’a pas l’aisance nécessaire pour nous faire croire au personnage qu’il incarne. Diffusion dimanche à 17h00 sur LBCI Les choses ne vont pas pour le couple formé par Tim Conti et Teri Garr dans Miracles de Jim Kouf. Après leur divorce, Roger et sa femme Jean sont réunis accidentellement: ils sont pris en otages et embarqués à bord de l’avion d’un voleur de bijoux. L’avion s’écrase dans la jungle et le couple doit faire preuve d’imagination pour pouvoir s’en sortir. Le scénario de Miracles plagie, sans vergogne, celui de Romancing the Stone. Les acteurs font ce qu’ils peuvent mais l’ensemble donne une désagréable impression de déjà vu! Diffusion dimanche à minuit sur LBCI
Ils sont frères, mais tout les sépare dans «The Indian Runner». Par contre, dans «Turk 182!», l’un mène un combat pour venir à l’aide de l’autre. Dans «Patton» nous revivrons les grands moments de la Seconde Guerre mondiale alors que dans «The Final Countdown», la science-fiction aidant, on essaie d’imaginer ce qui serait arrivé si le porte-avions nucléaire Nimitz s’était trouvé dans le Pacifique au moment de l’attaque de Pearl Harbour. Une légende éternelle, celle de «Faust», est modernisée par Brian De Palma dans «Phantom of the Paradise», sous forme d’un cauchemar psychédélique. Et un bon film d’aventures «100 Rifles» fera la joie des «aficionados!». À Plattsmouth, Nebaska, deux frères se retrouvent: l’aîné est devenu shérif, le plus jeune, de retour du Vietnam, est un révolté....