Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

A la tête de la municipalité, des prêtres de père en fils

Le couvent rend maints services sociaux aux habitants de la région toutes confessions confondues. Tout naturellement donc, la responsabilité des affaires municipales a été assumée par les religieux et la charge de président du conseil (fonction tenue actuellement par père Boulos Dahdah) est traditionnellement transmise de père en fils depuis 1965, date de la création de la municipalité. Cette situation particulière donne ainsi aux édiles la possibilité d’effectuer des travaux à long terme dans une continuité bénéfique à la région de Mar Chaaya-Mzakké. Parallèlement au conseil municipal, un conseil public est convoqué annuellement pour veiller à la bonne exécution des projets. Avant la guerre de 1975, ce centre de villégiature était quasiment déserté par ses habitants en hiver. Actuellement, il compte 1 000 âmes en hiver et 5 000 en été. En coordination avec le conseil public, des mesures ont été prises pour préserver le cachet de la localité : réhabilitation régulière de la route principale dont l’accès est interdit aux camions, constructions de dos-d’âne pour calmer les ardeurs des automobilistes, aménagement de larges trottoirs pour les joggeurs... De plus note père Dahdah, depuis 1973, toute nouvelle construction est supposée prévoir un parking pour les habitants de l’immeuble. À ce sujet, le président de la municipalité tire fierté du fait que les normes de construction sont respectées dans sa région. Père Dahdah accorde une grande importance aux problèmes environnementaux et déplore que l’État ne lui accorde pas l’aide nécessaire pour assurer le suivi écologique, en raison estime-t-il, des lenteurs administratives. Un autre problème qui irrite grandement le président de la municipalité, la défectuosité du réseau d’égouts. La détérioration des canalisations aboutit en effet, à la pollution des nappes phréatiques de la vallée. La situation est d’autant plus délicate qu’il ne faut pas espérer un nouveau réseau avant la construction de l’autoroute parallèle Roumieh-Baabdate, projet qui dort dans les tiroirs des administrations concernées. Pour ce qui est de la pénurie d’eau, conclut père Dahdah, le problème est dû au fait que la population de la région a nettement augmenté alors que le débit d’eau est resté inchangé.
Le couvent rend maints services sociaux aux habitants de la région toutes confessions confondues. Tout naturellement donc, la responsabilité des affaires municipales a été assumée par les religieux et la charge de président du conseil (fonction tenue actuellement par père Boulos Dahdah) est traditionnellement transmise de père en fils depuis 1965, date de la création de la municipalité. Cette situation particulière donne ainsi aux édiles la possibilité d’effectuer des travaux à long terme dans une continuité bénéfique à la région de Mar Chaaya-Mzakké. Parallèlement au conseil municipal, un conseil public est convoqué annuellement pour veiller à la bonne exécution des projets. Avant la guerre de 1975, ce centre de villégiature était quasiment déserté par ses habitants en hiver. Actuellement, il compte 1 000...