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Actualités - Reportages

Société - Peter Chélala redécouvre son pays natal Promotion-Liban sur Internet(photos)

Certains rêvent de refaire la carte du monde. Lui a choisi de faire connaître ce qui aurait pu être son monde à travers des cartes … postales. «Son» Liban, qu’il n’avait pas encore connu, était, à ses yeux, un pays du tiers-monde déchiré par une guerre civile. Les nouvelles diffusées à travers les médias étrangers concernant ce pays lui ont fait croire que le Liban était peuplé de «faiseurs» de guerre, que c’était une terre dépourvue de tout charme et de tout attrait. Tel, pourtant, ne fut pas son avis après l’avoir visité. Né aux États-Unis de parents libanais, Peter Chélala se donne pour mission de faire connaître le Liban… tel qu’il l’a vu. «J’ai longtemps cherché un moyen de faire parvenir aux Américains un message disant que le Liban n’est pas seulement un pays qui a souffert d’une terrible guerre civile ; mais qu’il est, et restera toujours, un pays riche de tradition et d’histoire», affirme le jeune Libano-Américain. C’est ainsi que Peter eut l’idée de créer des cartes de promotion du Liban. «Ces cartes, dit-il, devinrent alors une façon de faire partager notre fierté d’être d’ascendance libanaise». Avec une couverture attrayante et une explication au dos concernant le pays, «ces cartes, dit-il, nous mettent en contact avec le Liban et nous révèlent des côtés inconnus d’un pays merveilleux». Peter ne s’est pas contenté des cartes ; il a aussi ouvert un site sur Internet dans lequel il retrace l’histoire des familles libanaises, et sur lequel figure un jeu de trictrac… et bientôt des recettes de plats libanais. Pour encourager les Américains à visiter le Liban, «ce pays de rêve», Peter et son père ont par ailleurs consenti dans leur agence de voyages des promotions sur les billets d’avion à destination du Liban. Peter a 24 ans. Il est né au Connecticut et a fait ses études de communications au Collège de Lynchburg. Lors de sa première visite au Liban, en 1996, il avait débarqué avec un regard critique. Puis sont venues, coup sur coup, les bonnes surprises avec les visites touristiques aux Cèdres, à la vallée de la Qadicha, à la grotte de Jeita, à Baalbeck, Saida, Tyr, Jbeil, etc. La découverte, par exemple, que l’on pouvait nager et skier dans la même journée, qu’une trentaine de minutes séparaient la montagne de la mer. Le jeune homme a réalisé alors qu’il visitait un pays doté d’une nature superbe, qui n’a perdu aucun de ses charmes après une longue et douloureuse guerre. Les Libanais, par ailleurs, n’ont pas laissé Peter indifférent. Devant ce peuple, qui a survécu à dix-sept ans d’un conflit horrible qui est doté d’une soif de vivre à toute épreuve et d’un sens inné de l’hospitalité, Peter a perdu toutes ses réserves et s’est rallié inconditionnellement à la manière de vivre libanaise. Création d’un personnage libanais : Najib Pour ses cartes, Peter a créé un personnage qu’il a appelé Najib, nom du portier de l’immeuble de ses grands-parents. «Najib est un prénom neutre. Il peut être porté par un chrétien ou par un musulman. Seule compte l’appartenance libanaise», explique-t-il. Il compare le Liban à «Uncle Scrooge», le personnage de «A Christmas Carol» de Charles Dickens ; cet «oncle» orgueilleux et imbu de lui-même qui se transforme en un personnage attentionné et généreux. «Lebaneezer Scrooge» est le symbole du nouveau Liban qui renaît de ses cendres et qui invite tous les émigrés à retourner dans leur pays d’origine. Peter veut aussi faire entrer le Liban dans chaque foyer américain. Il est, pour cela, en train de préparer des paniers de cadeaux, des «gift-baskets», avec des spécialités libanaises. Les «gift-baskets» sont une mode très répandue aux États-Unis. Une des phases du projet de Peter prévoit l’édition de livres en couleurs pour enfants représentant des scènes libanaises dans lesquelles les très jeunes devront retrouver Najib parmi plusieurs baigneurs sur une plage. Ce n’est qu’un exercice parmi d’autres... Idée intelligente pour faire connaître le Liban aux petits Américains. En attendant d’autres innovations, il dit : «Je suis ouvert à toute suggestion qui rapprocherait les deux peuples». Si tous les enfants du monde pouvaient se donner la main… Cela vous rappelle-t-il un rêve de plusieurs décennies et qui ne demanderait, par-delà les mers et les océans, qu’à se concrétiser ?
Certains rêvent de refaire la carte du monde. Lui a choisi de faire connaître ce qui aurait pu être son monde à travers des cartes … postales. «Son» Liban, qu’il n’avait pas encore connu, était, à ses yeux, un pays du tiers-monde déchiré par une guerre civile. Les nouvelles diffusées à travers les médias étrangers concernant ce pays lui ont fait croire que le Liban était peuplé de «faiseurs» de guerre, que c’était une terre dépourvue de tout charme et de tout attrait. Tel, pourtant, ne fut pas son avis après l’avoir visité. Né aux États-Unis de parents libanais, Peter Chélala se donne pour mission de faire connaître le Liban… tel qu’il l’a vu. «J’ai longtemps cherché un moyen de faire parvenir aux Américains un message disant que le Liban n’est pas seulement un pays qui a souffert d’une...