C’est afin de repeupler la faune au Liban et de rétablir un équilibre naturel en danger de disparition que l’interdiction de la chasse a été promulguée en janvier 1994 pour une période de 3 ans sous le gouvernement de Rafic Hariri. Elle a été prorogée selon l’arrêté ministériel numéro 37 du 23 décembre 1997, jusqu’à parution de nouveaux textes réglementant cette activité. Sollicité par les commerçants d’armes et de munitions en collaboration avec le conseil national de la chasse et l’association des amis de la chasse, le ministère de l’Environnement, dirigé à l’époque par Akram Chéhayeb, a soumis au Conseil des ministres le 23 décembre 1997 un projet de réglementation de la chasse au Liban, basé sur la loi de 1952. Le dossier a été alors présenté au Conseil d’État le 30 décembre 1997, mais des problèmes d’ordre juridique sont apparus, la réglementation devant être promulguée sous forme de loi, formalité plus longue et plus complexe qu’un arrêté. Aujourd’hui, 5 ans ont passé, la faune se porte déjà mieux et toujours pas d’arrêté ou de loi, ni de réglementation de la chasse à l’horizon. Les milieux officiels concernés ne semblent pas pressés de lever l’interdiction de la chasse malgré les nombreuses requêtes des commerçants et les lettres répétées du ministère de l’Environnement au secrétaire général du Conseil des ministres. Dans quel camp est la balle ? Au ministère de l’Environnement ou en Conseil des ministres ? Au ministère de l’Agriculture ou à celui de l’Intérieur ? Car si la chasse dépend à la fois des trois ministères, ceux-ci sont hermétiques concernant l’aboutissement du dossier en question. Au ministère de l’Environnement, on se contente de dire que le projet de réglementation de la chasse est en cours d’étude. S’il est vrai que les amis des animaux sont heureux de la décision du gouvernement précédent, la grogne s’élève chez les adeptes de la chasse, et ils sont nombreux au Liban. Deux clans bien distincts se sont ainsi formés et s’interpellent sans vraiment essayer de se comprendre : d’un côté les amoureux de la chasse, les commerçants d’armes et de munitions, ainsi que les fabricants d’équipements de chasse qui clament leur mécontentement et multiplient les appels à la levée de l’interdiction. De l’autre, un gouvernement intransigeant qui maintient l’interdiction de la chasse, appuyé par les ONG (organisations non-gouvernementales) protectrices des animaux et de l’environnement ainsi qu’une grande partie de la population préférant le gazouillis des oiseaux au bruit des armes à feu. On l’appellerait dialogue de sourds n’était un point commun non négligeable qui unit les protagonistes : à l’unanimité, ils réclament la réglementation de la chasse au Liban, des chasseurs invétérés aux écologistes les plus purs.
C’est afin de repeupler la faune au Liban et de rétablir un équilibre naturel en danger de disparition que l’interdiction de la chasse a été promulguée en janvier 1994 pour une période de 3 ans sous le gouvernement de Rafic Hariri. Elle a été prorogée selon l’arrêté ministériel numéro 37 du 23 décembre 1997, jusqu’à parution de nouveaux textes réglementant cette activité. Sollicité par les commerçants d’armes et de munitions en collaboration avec le conseil national de la chasse et l’association des amis de la chasse, le ministère de l’Environnement, dirigé à l’époque par Akram Chéhayeb, a soumis au Conseil des ministres le 23 décembre 1997 un projet de réglementation de la chasse au Liban, basé sur la loi de 1952. Le dossier a été alors présenté au Conseil d’État le 30 décembre 1997,...
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