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Actualités - Chronologie

Egypte Attentat contre Moubarak : les enquêteurs penchent pour un acte isolé

Les enquêteurs égyptiens poursuivaient hier leurs investigations sur l’attaque contre le président Hosni Moubarak à Port-Saïd et penchaient de plus en plus pour un acte individuel isolé. Le chef d’État égyptien a été légèrement blessé à la main lundi par un individu muni d’une arme blanche, El Sayed Hussein Soliman, 40 ans, qualifié de «déséquilibré» par les enquêteurs. Sa femme, ses deux frères et sa sœur ainsi que ses voisins et ses amis ont déjà été interrogés par les enquêteurs du Parquet de la Cour de sûreté de l’État. Selon le quotidien Al-Ahram, «ses frères et sa sœur ont affirmé aux enquêteurs qu’ils les frappaient sans aucune raison et qu’il souffrait de troubles psychologiques». L’agresseur, qui a été tué sur le coup par les gardes de M. Moubarak, aurait affirmé à l’un de ses amis qu’il voulait «mourir en martyr». Mais les enquêteurs estiment que même s’il était influencé par des idées religieuses extrémistes, il n’avait pas de lien avec les organisations intégristes armées et il a agi seul, selon une source judiciaire. Dès lundi, le ministère de l’Intérieur avait écarté tout lien avec une organisation islamiste. Le principal avocat de la Jamaa islamiya, Me Mountasser al-Zayyat, a confirmé hier la thèse d’un acte isolé. «Ce qui s’est passé à Port-Saïd est un acte individuel, isolé, qui n’a rien à faire avec les organisations islamistes», a-t-il déclaré. La Jamaa islamiya, la plus importante organisation islamiste armée en Égypte, est responsable notamment de la tentative d’assassinat du président Moubarak en 1995 à Addis Abeba et de l’attentat de Louxor qui avait coûté la vie à 58 touristes et 4 Égyptiens. Elle a annoncé en mars un arrêt total de la violence. Bien que la piste intégriste semble écartée, l’attaque contre M. Moubarak a mis au grand jour des défaillances de la sécurité qui ont fait l’objet de sévères critiques de la presse hier. «Comment l’agresseur a-t-il pu passer à travers toutes les barrières de sécurité pour arriver jusqu’à la voiture du président Moubarak et atteindre son bras avec son couteau après lui avoir déchiré la veste et la chemise», se demande dans un éditorial à la une le rédacteur en chef du quotidien gouvernemental al-Goumhouriya. Selon al-Goumhouriya, M. Moubarak «a dû changer sa veste, sa chemise et sa cravate avant de prononcer son discours immédiatement après l’attaque». «Comment est-ce possible qu’un individu puisse s’infiltrer si facilement jusqu’au convoi présidentiel. Où étaient les services de sécurité ?», ajoute l’éditorialiste qui se déclare d’autant plus étonné que l’assaillant était connu comme «un homme de main et avait déjà agressé le gouverneur de Port-Saïd ainsi que ses deux prédécesseurs». Le ministre égyptien de l’Intérieur, Habib al-Adly, a sanctionné hier les trois principaux chefs de la police de Port-Saïd (nord). Le chef de la sécurité de Port-Saïd, Hassan Guébril, le chef des services de la Sûreté de l’État de la ville, Abdallah Nasr, et le chef des services criminels, Mohammad Chalaan, ont été mutés et doivent faire l’objet d’une enquête interne, a affirmé une source officielle du ministère de l’Intérieur. Le général al-Adly avait été nommé à la tête de ce ministère le 18 novembre 1997, au lendemain de l’attentat de Louxor, après des critiques sévères et publiques du président Moubarak à l’encontre de l’ancien ministre de l’Intérieur, le général Hassan al-Alfi.
Les enquêteurs égyptiens poursuivaient hier leurs investigations sur l’attaque contre le président Hosni Moubarak à Port-Saïd et penchaient de plus en plus pour un acte individuel isolé. Le chef d’État égyptien a été légèrement blessé à la main lundi par un individu muni d’une arme blanche, El Sayed Hussein Soliman, 40 ans, qualifié de «déséquilibré» par les enquêteurs. Sa femme, ses deux frères et sa sœur ainsi que ses voisins et ses amis ont déjà été interrogés par les enquêteurs du Parquet de la Cour de sûreté de l’État. Selon le quotidien Al-Ahram, «ses frères et sa sœur ont affirmé aux enquêteurs qu’ils les frappaient sans aucune raison et qu’il souffrait de troubles psychologiques». L’agresseur, qui a été tué sur le coup par les gardes de M. Moubarak, aurait affirmé à l’un...