Les tifosi y croyaient. Lui aussi. La déception a donc été grande quand, la semaine passée, à l’issue d’une demi-journée d’essais, Michael Schumacher a annoncé qu’il renonçait. Qu’il ne serait pas au volant de la Ferrari numéro «3» cette fin de semaine à Monza pour le Grand Prix d’Italie de Formule 1. Ni quinze jours plus tard au Nurburgring pour le Grand Prix d’Europe. En Italie, chacun comptait sur le retour du pilote allemand, après sa double fracture de la jambe droite le 11 juillet à Silverstone, pour remettre la Scuderia sur les bons rails. Permettre à Ferrari et Eddie Irvine de retrouver le chemin de la victoire et des titres mondiaux, pilotes et constructeurs, à quatre courses du but. Nul mieux que Michael Schumacher pouvait semer le doute chez McLaren-Mercedes, aider les techniciens de l’équipe italienne à redonner aux F399 la vélocité soudainement perdue en Hongrie et en Belgique. C’était oublier que le champion allemand est un homme comme les autres. Que les séquelles d’une jambe fracturée ne s’effacent pas comme par enchantement, dans de trop courts délais. La douleur aura eu raison de l’empressement de Schumacher, du rêve caressé par les tifosi, ce week-end «orphelins» de celui qu’ils attendaient comme le messie. Inquiets À Monza, Eddie Irvine et Mika Salo devront se débrouiller seuls pour tenter d’entretenir l’espoir, réaliser l’exploit qui avait l’an passé embrasé le circuit milanais avec le succès de Michael Schumacher devant son coéquipier irlandais. Toutefois, la Scuderia sera sur ses terres. Et, contrairement à Mika Hakkinen, son rival, le pilote irlandais espère bien bénéficier à nouveau de quelques atouts non négligeables. Du soutien de son coéquipier, Mika Salo, d’abord. Du désir de David Coulthard, remis en selle à Spa-Francorchamps, de jouer également sa carte dans la course au titre, ensuite. En Belgique, Eddie Irvine s’est réjoui de la non-stratégie de McLaren-Mercedes, de l’absence de consigne d’équipe. En prenant des points à Hakkinen, l’Irlandais pense que Coulthard peut faire son jeu, celui de Ferrari. Au Grand Prix d’Italie, cependant, il faudra que les F399 aient retrouvé un meilleur niveau de performance. Avec les McLaren-Mercedes, les Jordan-Mugen Honda, Frentzen et Hill, la Williams-Supertec de Ralf Schumacher et, peut-être, la Stewart-Ford de Rubens Barrichello, le prochain remplaçant d’Irvine chez Ferrari et pourquoi pas les Benetton-Supertec, la concurrence s’annonce rude pour la Scuderia. Hier enthousiastes et plein d’espoir à la perspective de retrouver Michael Schumacher, les tifosi aujourd’hui sont inquiets.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les tifosi y croyaient. Lui aussi. La déception a donc été grande quand, la semaine passée, à l’issue d’une demi-journée d’essais, Michael Schumacher a annoncé qu’il renonçait. Qu’il ne serait pas au volant de la Ferrari numéro «3» cette fin de semaine à Monza pour le Grand Prix d’Italie de Formule 1. Ni quinze jours plus tard au Nurburgring pour le Grand Prix d’Europe. En Italie, chacun comptait sur le retour du pilote allemand, après sa double fracture de la jambe droite le 11 juillet à Silverstone, pour remettre la Scuderia sur les bons rails. Permettre à Ferrari et Eddie Irvine de retrouver le chemin de la victoire et des titres mondiaux, pilotes et constructeurs, à quatre courses du but. Nul mieux que Michael Schumacher pouvait semer le doute chez McLaren-Mercedes, aider les techniciens de l’équipe...