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Actualités - Chronologie

Paléontologie - Derniers ancêtres de l'homme Nouveau primate du Miocène moyen

Des chercheurs américains, qui ont réexaminé un fossile d’hominoïde trouvé il y a quelques années au Kenya, proposent dans la revue Science, un nouveau classement des primates du Miocène moyen, période cruciale puisqu’elle fut celle où vécurent les primates considérés comme les derniers ancêtres communs de l’homme et des grands singes. Mis au jour en 1993 dans les monts Tugen, dans le centre-nord du Kenya, ce fossile vieux de 15 millions d’années a d’abord été classé en tant que kenyapithèque, primate qui avait en son temps fait beaucoup parler de lui puisque certaines de ses caractéristiques donnaient l’impression qu’il s’agissait d’un hominidé, directement apparenté à l’homme. Mais aujourd’hui, les kenyapithèques sont considérés comme les ancêtres aussi bien du gorille, du chimpanzé et de l’orang-outan que de l’homme. On en connaît deux espèces : «Kenyapithecus Wickeri», vieux de quelque 14 millions d’années, et «Kenyapithecus africanus», plus ancien, qui comprend également des fossiles dont l’identification ne fait pas l’unanimité chez les scientifiques. Un genre à part En se penchant sur le nouvel hominoïde, dont on a progressivement récupéré plusieurs fragments de squelette (mandibule inférieure avec les dents, incisives supérieures, fragments d’os de bras, clavicule, vertèbres, poignet...), Steve Ward, de l’Université de l’Ohio nord-est et de l’Université d’État de Kent, et ses collègues ont relevé des différences telles, au niveau de la denture notamment, qu’ils ont proposé de créer pour lui un genre à part. Ce genre (subdivision de la classification des êtres entre la famille et l’espèce), qui a reçu le nom d’«Équatorius» parce que le site de Kipsaramon se trouve sur l’Équateur, doit modifier les classifications actuelles et inclure, suggèrent les scientifiques américains, «tout le matériel auparavant attribué à Kenyapithecus africanus». Reste à savoir s’ils seront suivis par l’ensemble de la communauté des paléoanthropologues. Plusieurs autres équipes, japonaises et européennes notamment, travaillent en effet aussi sur le terrain et ont déjà dans leurs cartons des fossiles de cette même période non moins intéressants.
Des chercheurs américains, qui ont réexaminé un fossile d’hominoïde trouvé il y a quelques années au Kenya, proposent dans la revue Science, un nouveau classement des primates du Miocène moyen, période cruciale puisqu’elle fut celle où vécurent les primates considérés comme les derniers ancêtres communs de l’homme et des grands singes. Mis au jour en 1993 dans les monts Tugen, dans le centre-nord du Kenya, ce fossile vieux de 15 millions d’années a d’abord été classé en tant que kenyapithèque, primate qui avait en son temps fait beaucoup parler de lui puisque certaines de ses caractéristiques donnaient l’impression qu’il s’agissait d’un hominidé, directement apparenté à l’homme. Mais aujourd’hui, les kenyapithèques sont considérés comme les ancêtres aussi bien du gorille, du chimpanzé et...