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Actualités - Chronologie

Basket Ball - Coupe d'Asie Doumiaty et Mechantaf manquaient de jus (photo)

Quoi qu’en disent les innombrables affiches placardées partout au bord de routes, Walid Doumiaty et Élie Mechantaf manquaient de jus hier à Fukuoka face au Koweït. Malgré un match honnête et un avantage au score pendant 35 minutes, ils se sont fait déborder dans les ultimes moments de la rencontre. À l’arrivée, le Liban est éliminé de la course au titre. La septième place est ce que l’on peut desormais espérer de mieux. Maigre consolation pour une équipe qui nous avait promis le septième ciel. Autant la défaite face aux Séoudiens était logique et presque incontournable, autant celle concédée hier matin face au Koweït a eu des allures de profonde désillusion. Le Liban, qui croyait, parfois à raison, n’avoir pas de rivaux à sa taille dans les pays arabes (hormis peut-être l’Égypte), s’est cassé les dents sur une formation koweïtienne pas vraiment impressionnante, et qu’il aurait pu achever en deux temps trois mouvements. Pourtant le Liban n’avait pas si mal abordé la rencontre. Sûr de lui, il avait pris la mesure de l’adversaire d’entrée mais les ajustements défensifs tardaient à se mettre en place. Le trio habituel Doumiaty-Mechantaf-Hajj était titularisé aux côtés de Khatib et de…Kanso. Comme la plupart des adversaires du Liban, le Koweït connaissait bien les rouages du système libanais. Il savait pertinemment qu’en tenant étroitement en respect Mechantaf et Doumiaty, le jeu adverse se retrouverait paralysé et démuni d’initiative. Malheureusement, Mencceur avait oublié d’emporter dans ses bagages l’un des rares personnages du paysage du basket local à pouvoir débloquer ce genre de situation, à savoir Boulos Béchara. Étouffé et fatigué, un peu énervé aussi, Doumiaty n’a pas réussi à se dépêtrer du marquage des Koweïtiens, il a alterné le bon et le franchement moins bon, perdant des ballons faciles en quantité et à des moments clés. L’ennui, c’est que personne ne pouvait pallier aux insuffisances du Ballon d’or, et Hamouche, rentré pour tenter d’apporter quelque chose, sortira aussitôt la tête basse. Après dix minutes de jeu, aucune des deux formations n’avait réussi à s’aménager une marge de manœuvre mais on avait naïvement l’impression que le Liban pouvait à tout moment sortir un coup de rein qui clouerait le Koweït sur place. Deux minutes plus tard, la rentrée de Kozah et un panier à trois points de Doumiaty donneront un avantage de 26-22 aux Rouges, puis 33-28 après deux paniers de Yasser. Désepérément muet, Élie Mechantaf n’a pas jugé bon de marquer en première période mais il est vrai que ses passes décisives compensaient cette lacune en même temps que l’efficacité de Marc Kozah, très en verve hier. Il restait trois minutes et le Liban avait semblé avoir trouvé la formule magique et menait de 11 points 40-29, mais comme en fin de match, le Liban laissera échapper ce confortable écart pour regagner les vestiaires avec 5 points d’avance 45-40 et l’impression d’avoir raté une esquisse de knock-out. Roumayeh et surtout Moubarak profiteront ainsi du laxisme de la défense libanaise et d’une étrange absence au rebond pour se replacer dans le match. Ghazi Boustany, à trois points, redonnera de l’air aux siens. Un panier en guise de prémonition puisqu’il remettra ça en fin de match. Chammari, le numéro 13, ouvrira le bal des trois points en seconde période et, tour à tour, Doumiaty et Khatib ne parviendront pas à donner la réplique. Pourtant, à cet exercice, le Liban est loin d’être maladroit puisque les Rouges marqueront à 11 reprises de l’extérieur (contre 5 réussites face à l’Arabie séoudite). Cela ne s’avérera malheureusement pas suffisant à l’heure du bilan, surtout à cause d’un manque de combativité défensive et beaucoup d’indulgence au rebond. Eskedjian, si précieux dans ce genre de contexte, reste obstinément sur le banc. On ne saura jamais s’il était en froid avec Mencceur ou s’il souffrait d’une quelconque indisponibilité toujours est-il que de titulaire indiscutable lors des 4 premiers matches, Vicken, aura le rôle peu reluisant du remplaçant inutile et inutilisé. Sévèrement corrigés la veille par la Chine 91-54, les Koweïtiens avaient manifestement plus soif de revanche que les Libanais, pourtant eux aussi punis par les Séoudiens 92-69. Chammari, tout étonné de se retrouver si souvent seul, s’amusait à trois points. Le Liban menait quand même 54-51 à 14 minutes de la fin mais on pouvait déjà lire sur les mines déconfites un semblant de lassitude. Hamouche laissera un peu souffler Doumiaty, mais il errera, anonyme, sur le parquet avant que le titulaire ne reprenne son poste. Peut-être que Hamouche n’avait pas envie de fâcher son entraîneur du club Rosaire, Pat Stewart, improvisé sélectionneur du Koweït pour l’occasion. Peut-être aussi que Stewart ne savait que trop bien comment annihiler les efforts de son ex-protégé et il n’a pas manqué d’en aviser les Koweïtiens. On jouait depuis dix minutes dans cette seconde mi-temps et le Koweït avait déjà prévenu le Liban qu’il ne baisserait pas les bras. Sûrs d’eux, les Libanais ne prendront pas garde à l’avertissement, quand même bien ses adversaires étaient revenus à un point 65-64. Marc Kozah, l’un des rares à surnager, n’aura pas l’occasion de rester sur le parquet puisque ses fautes à répétition le ramèneront sur le banc. Sa cinquième faute était presque volontaire et témoigne de la mauvaise inspiration générale hier. En matière de mauvaise inspiration, Miloud Mencceur a décroché la palme. Au fur et à mesure que les instants cruciaux approchaient, le sélectionneur mutlipliait les approximations et devait probablement regretter certains choix effectués au Liban. Moubarak, héros d’un «matin», enflammait son banc qui n’en croyait pas ses yeux. Un impardonnable péché d’orgueil a jeté le Liban dans la fosse aux sarcasmes alors que les éloges tombaient de toutes part 48 heures auparavant. Par 86 points à 81, le valeureux et peu talentueux Koweït donnera au Liban une belle leçon d’humilité et l’enverra tout penaud au supplice chinois de ce matin.
Quoi qu’en disent les innombrables affiches placardées partout au bord de routes, Walid Doumiaty et Élie Mechantaf manquaient de jus hier à Fukuoka face au Koweït. Malgré un match honnête et un avantage au score pendant 35 minutes, ils se sont fait déborder dans les ultimes moments de la rencontre. À l’arrivée, le Liban est éliminé de la course au titre. La septième place est ce que l’on peut desormais espérer de mieux. Maigre consolation pour une équipe qui nous avait promis le septième ciel. Autant la défaite face aux Séoudiens était logique et presque incontournable, autant celle concédée hier matin face au Koweït a eu des allures de profonde désillusion. Le Liban, qui croyait, parfois à raison, n’avoir pas de rivaux à sa taille dans les pays arabes (hormis peut-être l’Égypte), s’est cassé les...