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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : la livre toujours bien entourée

La livre libanaise est demeurée recherchée en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth, comme en témoignent les excès d’offres en dollar qui n’ont guère pu être placés en dehors de la Banque du Liban (BDL) en l’absence d’autres intérêts à l’achat. Mais après que la BDL eut maintenu en l’état ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, le billet vert a dû clôturer en moyenne et à titre indicatif à 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à céder pratiquement la monnaie américaine à la BDL au bas de cette fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Pour ce qui est du volume d’affaires de la journée d’hier, il n’aurait pas dépassé quelque neuf millions de dollars entièrement absorbés par la BDL à 1 502,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Le dollar sous 111 yens, immobile face à l’euro À l’étranger, le dollar s’est légèrement replié face au yen tout en se stabilisant contre l’euro en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux particulièrement calmes en raison de la fermeture de la place de Londres pour cause de jour férié. La devise américaine était repassée sous la barre de 111,00 yens, hier, malgré quelques craintes apparues sur les places asiatiques et européennes d’une intervention surprise de la Banque du Japon pour freiner la progression de sa monnaie. Certes, le yen est demeuré vigoureux face au billet vert et à l’euro, ces craintes restant d’autant plus ignorées aux États-Unis que le ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa, laissait entendre hier que le gouvernement nippon pourrait faire preuve de détachement concernant l’appréciation de la monnaie de l’Archipel, à l’approche de la prochaine réunion du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés), à la fin du mois de septembre. L’euro, face au dollar, n’a été toutefois plus aussi stable qu’au cours des dernières séances, alors que les opérateurs attendent la publication dans la semaine de statistiques qui donneront des indications sur l’économie américaine, à savoir l’indice de confiance des consommateurs et celui d’activité des directeurs d’achats des principaux groupes manufacturiers américains en août, prévus demain, et les commandes à l’industrie ainsi que de la productivité au deuxième trimestre, jeudi, puis les chiffres de l’emploi pour août, vendredi. Enfin, la livre sterling a oscillé autour des mêmes niveaux que ceux relevés vendredi dernier, dans des marchés particulièrement calmes, alors que Londres était fermée. En effet, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton mitigé comme suit : – 1,0455 pour un euro contre 1,0460, à la fin de la semaine dernière – 1,5890 pour un sterling contre 1,5880 – 1,8705 DM contre 1,8700 – 6,2725 FF contre 6,2715 – 1,5320 FS contre 1,5310 – 1 852,10 lires contre 1 851,15 – 110,65 yen contre 111,55. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a observé en ce début de semaine un statu quo grâce à la stabilisation de toutes les valeurs ayant fait l’objet de transactions, à savoir les actions A et B de Solidere, celles des banques Audi, Byblos et Beirut ainsi que les Ciments libanais. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 76,03 points de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 180,04 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle est restée très mince avec au total 29 449 actions d’une valeur globale de 253 430 dollars. Wall Street : accentuation de la baisse Sur les autres places, Wall Street a accéléré son recul, après un départ passagèrement bon, sous le coup de ventes bénéficiaires. La remontée du rendement de l’obligation du Trésor à 30 ans, principale référence, jusqu’à 6,00 % contre 5,97 % vendredi dernier, après les déclarations du président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a eu un impact négatif sur les titres des banques. Ce mouvement s’est propagé ensuite à l’ensemble de la cote dans la mesure où les obligations et les actions évoluent généralement à l’inverse de ce rendement. Le secteur des communications et de la haute technologie a été le principal perdant surtout après que AT&T eut indiqué qu’elle prévoyait de réaliser les mêmes résultats que ceux prévus par les analystes pour 1999 consécutivement à la baisse des prix des communications longue distance avec un avantage supplémentaire pour les abonnés qui choisiront AT&T pour leurs communications locales. Et c’est dans un climat très calme que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fléchi d’un plus haut à 11 123,09 points à un plus bas à 10 941,55 points, avant d’afficher en préclôture 10 946,50 points, en baisse de 143,67 points sur vendredi dernier. Recul des Bourses européennes, sauf Paris et Bruxelles Les Bourses européennes ont marqué le pas lundi, affectées par la poursuite de la baisse de Wall Street après l’annonce de ventes de maisons neuves proches de leurs records historiques. Paris est toutefois parvenue à rester en territoire positif, notamment grâce à l’annonce d’une mégafusion entre les groupes de distribution Carrefour et Promodès, qui a tiré l’ensemble du secteur. En clôture, les baisses atteignaient 0,52 % à Madrid, 0,51 % à Francfort, 0,36 % à Milan et 0,18 % à Zurich. Amsterdam s’effritait d’à peine 0,09 % et seules Paris et Bruxelles étaient en progression, gagnant respectivement 0,32 et 0,05 %. La Bourse de Londres était fermée pour cause de jour férié en Grande-Bretagne. Les indices multipays Eurotop 300 paneuropéen et Eurostoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro reflétaient la tendance générale en perdant respectivement 0,15 et 0,41 %. Les titres de la distribution ont flambé Au chapitre des fusions, l’information du jour était l’alliance entre Carrefour et Promodès, proposée sous la forme d’un échange de six actions Carrefour par action Promodès. Cette offre représente une prime de 20,3 % par rapport au cours de clôture atteint vendredi par Promodès et valorise la société à 15,9 milliards d’euros. Dopée par l’information, Promodès a clôturé sur un gain de 18,43 % à 829 euros. Auprès avoir perdu jusqu’à 4,77 % en séance, Carrefour a clôturé sur un gain de 0,07 % à 140,4 euros. Le groupe issu de l’alliance Carrefour/Promodès supplantera Metro pour prendre la première place du secteur européen de la distribution. Un porte-parole de Metro – qui a clôturé sur un gain de 3,11 % à 53 euros – a déclaré que le groupe allemand observait de très près le projet de fusion annoncé à Paris. Celui-ci a également eu des conséquences, à Madrid, sur le cours de Continente, filiale de Promodès. À l’image de la société mère, le titre a fortement progressé et gagnait en clôture 12,29 % à 24,30 euros. Pryca, contrôlé par Carrefour, montait dans les mêmes proportions en prenant 12,13 % à 18,95 euros. Les analystes estiment que la fusion des deux groupes français entraînera très probablement celle des deux chaînes d’hypermarchés espagnoles, dont les cotations ont été brièvement suspendues en cours de journée à l’annonce du rapprochement convenu à Paris. L’autre foyer d’attention a été le secteur bancaire, avec l’épilogue de la bataille boursière entre la Société générale et la BNP. Cette dernière, à laquelle le CECEI a refusé de lever les titres Socgen qui lui avaient été apportés dans le cadre de son OPE, a terminé sur une perte modérée de 2,75 % à 74,05 euros, malgré l’échec de son projet de mariage à trois. La Société générale régressait quant à elle de 0,73 % à 189,6 euros. Michel Pébereau, président de la BNP, déclarait au quotidien financier Les Échos qu’il espérait maintenant renforcer la coopération de sa banque avec la banque allemande Dresdner Bank. Rolf Breuer, directeur général de Dresdner, a quant à lui déclaré que celle-ci n’envisageait pas de prendre une participation dans la Société générale. Le titre perdait en clôture 0,88 % à 45,10 euros. Les compagnies aériennes ont également été observées à la suite d’un article du Sunday Times selon lequel Air France, Virgin, Lufthansa et KLM envisageaient d’acquérir British Midland moyennant environ un milliard de livres sterling (1,6 milliard de dollars). Aucun de ses titres n’a toutefois progressé : Air France cédait en clôture 0,12 %, Lufthansa 0,86 % et KLM 1,33 %. Tokyo : clôture en forte hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 1,8 % lundi, à la suite d’une poussée des investissements dans des fonds liés aux principaux indices du marché. L’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a gagné 319,60 points à 17 918,97 points alors que l’indice élargi Topix terminait en hausse de 19,56 points à 1 497,94 points. Les échanges ont été modérés, 447 millions d’actions changeant de mains contre 487 millions vendredi. La forte tendance à l’achat traduit le retour de la confiance sur le marché de Tokyo après les prises de bénéfices de la semaine dernière, ont estimé les opérateurs. «Le marché de Tokyo est emmené par les hausses importantes sur les marchés à terme», a expliqué Masaaki Higashida de Nomura Securities. «Il est probable que les marchés à terme se soient affichés à la hausse grâce à l’augmentation des investissements dans les fonds liés aux principaux indices». La hausse s’est accélérée au cours de la session de l’après-midi, la Bourse étant stimulée par des chasses aux bonnes affaires consécutives aux fortes baisses de la semaine passée, selon les opérateurs. Ceux-ci s’attendent à une poursuite de la hausse pour le reste de la semaine, et estiment que le Nikkei pourrait repasser la barre des 18 000 points. «Le sentiment du marché n’est pas mauvais», a indiqué Masatoshi Sato de Kankaku Securities. «Je suis plutôt optimiste quant au scénario selon lequel le Nikkei atteindra les 18 000 points, moins temporairement au cours de la semaine».
La livre libanaise est demeurée recherchée en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth, comme en témoignent les excès d’offres en dollar qui n’ont guère pu être placés en dehors de la Banque du Liban (BDL) en l’absence d’autres intérêts à l’achat. Mais après que la BDL eut maintenu en l’état ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, le billet vert a dû clôturer en moyenne et à titre indicatif à 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à céder pratiquement la monnaie américaine à la BDL au bas de cette fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Pour ce qui est du volume d’affaires de la journée d’hier, il n’aurait pas dépassé quelque neuf millions de...