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Actualités - Chronologie

Une grande première médicale Transplantation du foie avec donneur vivant (photo)

La presse étrangère rapporte avec une profusion de détails une grande première médicale qui ouvre des horizons neufs dans le traitement du cancer du foie. Pour la première fois dans les annales scientifiques, une transplantation réussie du lobe hépatique droit, provenant d’une donneuse vivante, a été réalisée au bénéfice de son frère souffrant d’un cancer de foie très avancé. Jusqu’à présent, les donneurs étaient toujours des personnes décédées, ce qui imposait aux malades une bien longue attente. Ceci réduisait considérablement la réussite de la greffe, l’état du malade se détériorant dangereusement au cours de ce laps de temps, parfois très long, le nombre des dons d’organes étant partout dans le monde bien au-dessous de la demande. Les chirurgiens américains de l’Hôpital Mont Sinaï, de Manhattan, ont réussi à implanter chez un malade le lobe droit (représentant 60%) du foie de sa sœur (54 ans). Cet organe ayant l’exceptionnelle capacité de se reconstituer, autant la donneuse que le malade se trouveront porteur d’un foie normal dans un proche avenir. Ce résultat très positif, non seulement représente un nouvel espoir pour les malades qui attendent un organe disponible, mais aussi à leurs proches qui pourraient, sans risquer leur vie, offrir le fragment salvateur. Jusqu’à présent, une centaine de tentatives de dons d’organes entre individus vivants ont eu lieu aux États-Unis au cours de ces deux dernières années, dans différents centres médicaux, en réponse à la grande pénurie de dons, malgré les campagnes d’encouragement entreprises par diverses institutions et la presse. Les médecins ont souvent exprimé leur détresse face aux patients qui meurent faute d’organes disponibles et au calvaire de leurs proches. La transplantation d’organes provenant de donneurs vivants apporterait une solution à cette pénurie tragique. Mais jusqu’à présent, les difficultés techniques étaient de taille. Selon le Dr John Lake, directeur du département de transplantation hépatique auprès de l’Université de Minnesota, cette transplantation entre personnes vivantes est promue à dépasser la classique implantation d’organes prélevés chez des cadavres. Plusieurs centres de formation médicale, dont l’université de New York, de Los Angeles ainsi que celle de Minnesota, s’apprêtent à suivre l’exemple de New York en incluant dans leurs programmes l’enseignement de ce nouveau procédé chirurgical. Il est à signaler que jusqu’à présent la transplantation hépatique était confrontée à des problèmes majeurs. Durant l’année 1997, 1 125 patients sont morts en attendant un foie disponible. Ce manque devra s’aggraver dans les années à venir compte tenu du fait que les personnes infectées par le virus de l’hépatite C il y a des dizaines d’années peuvent développer aujourd’hui un cancer du foie et avoir besoin d’un foie de remplacement. Les chirurgiens, toutefois, relèvent que techniquement parlant ce genre de transplantation présente des difficultés majeures. Il s’agit d’une intervention excessivement difficile, le système de la circulation sanguine et celui de la vésicule biliaire devant être judicieusement divisés en deux, afin de permettre le fonctionnement hépatique normal ultérieur, autant chez le donneur que chez le receveur. Le foie du donneur étant amputé d’une bonne partie (60%) de sa totalité normale, il s’agit de lui préserver ses centres vitaux afin qu’il puisse par la suite se reconstituer en assurant une vie normale au donneur. Car, on l’aurait compris, il ne s’agit pas de sacrifier une vie pour assurer la poursuite normale d’une autre...
La presse étrangère rapporte avec une profusion de détails une grande première médicale qui ouvre des horizons neufs dans le traitement du cancer du foie. Pour la première fois dans les annales scientifiques, une transplantation réussie du lobe hépatique droit, provenant d’une donneuse vivante, a été réalisée au bénéfice de son frère souffrant d’un cancer de foie très avancé. Jusqu’à présent, les donneurs étaient toujours des personnes décédées, ce qui imposait aux malades une bien longue attente. Ceci réduisait considérablement la réussite de la greffe, l’état du malade se détériorant dangereusement au cours de ce laps de temps, parfois très long, le nombre des dons d’organes étant partout dans le monde bien au-dessous de la demande. Les chirurgiens américains de l’Hôpital Mont Sinaï, de...