Environnement L'entrée d'un dépotoire du Akkar barrée par la population(photo)
le 28 août 1999 à 00h00
Une fois de plus, devant la lenteur administrative et l’indifférence des responsables, la population civile a recours à l’action directe. L’entrée du dépotoir de Daoussé (Akkar) a été barré hier par la population du village avec de grandes pierres, afin de l’interdire aux camions déchargeant des ordures ménagères collectées dans la région par une société de ramassage locale. La population proteste, d’abord, contre les fumées âcres qui empestent l’air du village et qui s’élèvent des ordures qui brûlent à petit feu depuis une semaine. Elle entend également protéger la propreté d’un ravin où passe un cours d’eau, dans lequel les immondices s’entassent. Le moukhtar de Daoussé Bachi Chreikh a affirmé que l’opposition de la population à l’emplacement du dépotoir n’est pas nouvelle, et qu’un mémoire a été transmis au caïmacam en juillet dernier demandant la fermeture du dépotoir. À l’appui de leur demande, les habitants invoquent des raisons de santé publique comme les émanations nauséabondes poussées par le vent vers les maisons du village, la prolifération des insectes, sans parler du voile de fumée noire qui s’étire dans le ciel du village jour et nuit. Il y a lieu de préciser qu’une fois par semaine, le feu est mis aux ordures déposées et que celles-ci continuent à brûler plusieurs jours durant. Le moukhtar du village a ajouté que la population a été trompée, la route en terre conduisant au dépotoir ayant été présentée comme étant une route agricole. Notons que le ramassage des ordures est effectué par une compagnie locale en accord avec les municipalités de la région. Il intéresse une quarantaine de villages, ce qui représente plusieurs tonnes d’ordures par mois. Les seules méthodes de traitement des ordures sont l’enterrement et l’incinération, dans un site à ciel ouvert dont le sol n’a reçu aucune préparation. Mais le mohafez du Nord a quand même donné l’autorisation nécessaire à l’utilisation du site comme dépotoir. Alerté par la compagnie de ramassage, le caïmacam du Akkar Antoine Moukheiber s’est rendu sur place accompagné du commandant de la gendarmerie de Halba Mounzer Ayoubi. La population, qui avait déjà appelé le député Wagih Baarini à la rescousse, a dû céder la voie aux camions en échange de la promesse qu’un nouveau site pour un dépotoir régional sera trouvé. Entre-temps, un bulldozer a été chargé d’enfouir les immondices fumantes qui empestent l’air du village .
Une fois de plus, devant la lenteur administrative et l’indifférence des responsables, la population civile a recours à l’action directe. L’entrée du dépotoir de Daoussé (Akkar) a été barré hier par la population du village avec de grandes pierres, afin de l’interdire aux camions déchargeant des ordures ménagères collectées dans la région par une société de ramassage locale. La population proteste, d’abord, contre les fumées âcres qui empestent l’air du village et qui s’élèvent des ordures qui brûlent à petit feu depuis une semaine. Elle entend également protéger la propreté d’un ravin où passe un cours d’eau, dans lequel les immondices s’entassent. Le moukhtar de Daoussé Bachi Chreikh a affirmé que l’opposition de la population à l’emplacement du dépotoir n’est pas nouvelle, et...
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